Un policier de la PJ, proche d’un accusé

Assises de Bruxelles Le meurtre de la policière de Beersel

Karin Gerard, la présidente de la cour d’assises de Bruxelles, devant laquelle comparaissent les trois accusés soupçonnés du meurtre de la jeune policière de Beersel, Kitty Van Nieuwenhuysen (23 ans), abattue en intervention le 4 novembre 2007, a exigé, lundi après-midi, qu’un policier de la police judiciaire de Charleroi vienne déposer séance tenante devant les jurés. En cause : une conversation tenue entre deux demi-frères de l’un des accusés, Norredine Cheikhni, M’hammed et Saïd, le soir du 20 janvier 2008, au lendemain de la mise au secret des trois accusés.

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La force des parents de Kitty

La jeune policière victime de sa passion

Le chagrin ne connaît pas de mode d’emploi. Les parents de Kitty Van Nieuwenhuyzen, la jeune policière de 23 ans abattue à Lot (Beersel) dans la nuit du 3 au 4 décembre 2007, ont sobrement exprimé, jeudi, devant certains jurés émus aux larmes, leur cheminement du deuil de leur enfant unique.

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L’ADN impitoyable pour les trois accusés

Des experts catégoriques

Les jurés de la cour d’assises de Bruxelles devant laquelle comparaissent depuis trois semaines les trois meurtriers présumés de la jeune policière Kitty Van Nieuwenhuysen, ne regarderont plus jamais comme avant les séries télévisées mettant en scène les « experts » de la police scientifique. Mercredi, le professeur Dieter Deforce leur a longuement expliqué toutes les précautions et les certitudes que les traces biologiques laissées par des suspects sur une scène de crime pouvaient renseigner. Son rapport est implacable. À coup sûr, les trois accusés se sont retrouvés, à un moment donné, dans la Volvo T5 volée à Thuin, sur les lieux du home-jacking de Lot fatal à Kitty. Et ces certitudes scientifiques établissent, à des degrés divers, que les empreintes génétiques des accusés retrouvées dans cette voiture n’auraient pu être les leurs qu’à raison d’une fourchette de 1 chance pour 5.000 et 1 chance pour 40 milliards ! Les accusés nient depuis leur arrestation avoir pénétré dans cette voiture, arguant que leur fréquentation des milieux des garagistes carolos aurait pu les mettre fortuitement en contact avec l’habitacle de cette Volvo volée. Mais leurs empreintes ont été retrouvées sur des outils de cambrioleurs retrouvés dans le coffre de la voiture, sur un des quatre gilets pare-balles contenus dans le coffre, sur des ceintures de sécurité.

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Femmes à la rescousse

L’amie de Kurum l’innocente

Aux assises de Bruxelles, où comparaissent les trois meurtriers présumés de la jeune policière Kitty Van Nieuwenhuysen, le fléau de la balance de la Justice penche d’heure en heure, une fois au profit des accusés – et leurs proclamations d’innocence – une autre fois à celui de l’accusation dont le dossier charpenté impressionne la salle d’audience.

Mardi matin, une nouvelle fois, le crâne éclaté de Kitty est apparu en plan serré sur l’écran géant. Les commentaires crus, mais scientifiques, des médecins légistes ont dit la violence des tueurs. Plus que le sang, la cervelle répandue, une seule image s’est imposée : celle du visage de Kitty sur la table d’autopsie, les yeux encore ouverts sur la mort qui venait de l’emporter.

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Le tueur de Kitty a mitraillé le combi

C’est une maigre consolation pour les parents de la jeune policière de Beersel, abattue à Lot dans la nuit du 3 au 4 décembre 2007 : Kitty Van Nieuwenhuysen n’a pas vu venir la mort. Pas plus que le porteur de ce fusil d’assaut AK 47 qui arrosa d’une pluie de balles de guerre (au moins vingt) le combi VW dont elle était la passagère. Sur l’écran géant de la cour d’assises de Bruxelles apparaît la porte du fourgon percée de dix balles. Cinq autres ont percuté la porte coulissante arrière. Les vitres sont explosées par des projectiles qui se sont perdus au loin. Le gyrophare bleu, lui aussi, a été touché. Un déluge de feu. Il a duré quelques secondes. Le combi de Kitty a été cueilli par le tireur à 5 mètres de distance. L’AK 47 s’est acharné sur sa cible, touchant Kitty à trois reprises au moins, avant que le combi s’échoue contre un poteau de signalisation. Kitty, à ce moment-là, est déjà morte. Son collègue Peter Van Stalle est blessé. Il est 2 h 42…

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Les accusés avaient déjà braqué ensemble

Les enquêteurs cernent la personnalité des accusés qui répondent du meurtre de Kitty

Les enquêteurs ont terminé leur exposé des faits, mercredi, devant la cour d’assises de Bruxelles, qui instruit le meurtre, pour faciliter le vol, de la policière Kitty van Nieuwenhuysen. La journée était essentiellement consacrée à l’enquête de personnalité des accusés.

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Procès Kitty :l’ombre deMarc Dutroux

Les enquêteurs chargés de l’élucidation du meurtre de l’inspecteur de police Kitty Van Nieuwenhuysen se sont intéressés à Marc Dutroux. Les trois accusés se voient reprocher, outre ce meurtre, un violent braquage commis à Roux en novembre 1997 au domicile d’un couple qui avait fait effectuer des travaux en 1993 par Marc Dutroux. lire la suite

Cheveux gênants pour les accusés

L’ADN démontre qu’ils étaient dans la Volvo volée

Dès l’identification des trois suspects du meurtre de la jeune policière Kitty Van Nieuwenhuysen, 23 ans, abattue dans la nuit du 3 au 4 décembre à l’issue d’un home-jacking à Lot (Beersel), la police judiciaire avait placé sous écoute téléphonique les numéros habituellement utilisés par Nourredine Cheikhni, Galip Kurum et Iassir Hassan. Les trois, selon l’accusation, avaient pris la précaution de se réfugier au Maroc ou en Turquie, dans les jours qui suivirent le meurtre. L’une des conversations passées entre Galip Kurum et son amie montre que l’accusé, alors en Turquie, s’inquiétait du dépôt à son domicile d’une convocation de la police, le 10 décembre. Il s’inquiétait auprès de sa compagne de l’identité de ces policiers, de savoir s’ils étaient en uniforme ou en civil.

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Kitty : à Lot, ça sentait la poudre des armes et l’essence

Six jours pour entendre les juges et les enquêteurs

Le long défilé des juges d’instruction et des enquêteurs chargés d’élucider le meurtre de la jeune inspectrice de police Kitty Van Nieuwenhusyen a débuté devant la Cour d’assises de Bruxelles.

Durant six audiences (jusqu’au lundi 14 mars), ils expliqueront le cheminement de leurs investigations relatives à cette « affaire d’une gravité exceptionnelle. » lire la suite

La nuit d’enfer des rescapés de Lot

Le récit des victimes du raid criminel imputé aux accusés

Les victimes survivantes des meurtriers présumés de la jeune policière Kitty Van Nieuwenhuysen ne se remettront sans doute jamais de ces quelques minutes de violence fulgurante qui leur furent infligées dans la nuit du 3 au 4 décembre 2007, à Lot (Beersel).

Ismail Sacoor est toujours soumis à des antidépresseurs, les seuls médicaments susceptibles d’atténuer les douleurs neurologiques causées par les trois balles qui lui transpercèrent deux fois la cuisse gauche, une fois la fosse iliaque, perforant l’intestin à trois endroits ainsi que la vessie. Il porte, sur son visage émacié, le témoignage de ces douleurs. Sa canne lui rappelle chaque jour cette nuit d’enfer vécue dans sa maison de Lot, assaillie par ces truands qui voulaient lui voler sa voiture. lire la suite