Geeraerdt condamné à 25 ans

Assises de Bruxelles La cour a suivi l’avocat général

Michel Geeraerdt, 53 ans, a été condamné, mardi, à vingt-cinq ans de réclusion pour un vol aggravé d’un meurtre sur la personne de Daniel Thomson Pacheco : un homme de 34 ans qu’il avait abattu d’une balle dans le crâne, le 15 décembre 2009, à Dilbeek.

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C’était un meurtre…

Assises de Bruxelles Michel Geeraerdt déclaré coupable

Hier, vers 21 h 30, les jurés de la cour d’assises de Bruxelles ont déclaré Michel Geeraerdt coupable d’un vol aggravé d’un meurtre sur la personne de Daniel Thomson Pacheco : un homme qu’il avait abattu d’une balle dans le crâne, le 15 décembre 2009, alors qu’il s’était introduit par effraction dans l’habitation de la victime, à Dilbeek. Michel Geeraerdt a toujours prétendu que c’était un accident : trébuchant dans l’escalier, il avait – involontairement, dit-il – pressé sur la détente du pistolet 7,65 qu’il étreignait dans sa main, tuant à bout portant Daniel Thomson Pacheco qui le précédait, une ou deux marches plus bas.

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« J’ai glissé, chef ! »

Justice Michel Geeraerdt aux assises de Bruxelles

C’est un meurtre, point final. Pour les avocats des parties civiles, Mes Philippe Forton et Frédéric Clément de Cléty, il n’est pas douteux que l’accusé, Michel Geeraerdt, a délibérément, résolument, froidement abattu Daniel Thomson Pacheco, le 15 décembre 2009, dans cette maison de Dilbeek où il venait de s’introduire par effraction.

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Un 7,65, ça ne part pas tout seul

Assises de Bruxelles La version de Michel Geeraerdt laisse les experts perplexes

C’était un accident, dit l’accusé. Un dramatique accident. Il s’était engouffré dans l’escalier de service de la villa, son 7,65 pointé sur Daniel Thomson Pacheco qui marchait devant. Il avait trébuché. Le coup était parti tout seul. A bout portant. La balle avait traversé la boîte crânienne de « Monsieur Daniel », avait ricoché sur un mur, percuté celui d’en face avant de retomber, enfin inerte, dans l’une des pantoufles de la victime. Les enquêteurs l’avaient retrouvée là, indécemment calfeutrée dans ce pitoyable écrin : la mule douillette de l’homme qu’elle venait de tuer.

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Le voleur de pioches avait rêvé de se refaire

Justice L’affaire Geeraerdt aux assises de Bruxelles

Michel Geeraerdt, c’était pas Arsène Lupin. Ni pour l’allure – une tête de voisin, un embonpoint de carabin –, ni pour l’ambition. Son truc à lui, c’était les cabanes de jardin. Des fric-frac miteux. « Pelles, bêches, pioches, brouettes, tondeuses…, énumère-t-il de tête. Du brol pour mes brocantes. » Il n’avait pas vraiment la vocation. Juste un sans-le-sou qui faisait bouillir la marmite à petit feu en revendant sur les marchés aux puces des pioches et des bêches chouravées.

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L’accusé avait choisi la villa de la victime pour tendre un piège à deux antiquaires

Justice Michel Geeraerdt répond de la mort d’un habitant de Dilbeek devant les assises de Bruxelles

Il connaissait la maison : il l’avait cambriolée quelques mois plus tôt – « Du brol pour ses brocantes ». La bicoque idéale pour un guet-apens : une grande villa isolée, dans une marqueterie de jardins. Pas de voisin proche – les voisins, c’est la plaie de ce métier. Alors, Michel Geeraerdt avait préparé son coup.

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