Cinq ans de prison pour Pascal Rennuy

Pascal Rennuy retournera en prison : mercredi soir, la cour d’assises du Hainaut l’a condamné à cinq ans de réclusion pour avoir commandité l’assassinat de sa mère, Myriam Sappin, perpétré le 15 octobre 2005, à Montignies-sur-Sambre. La cour l’a condamné au maximum qu’il encourait dès lors que le jury avait estimé, la veille, que l’accusé bénéficiait de l’excuse légale de la provocation : l’enquête avait établi que Rennuy avait passé toute sa vie sous la coupe de cette mère oppressive. Ses avocats auraient souhaité qu’il quittât le procès libre : soit que la cour aurait prononcé une peine couverte par la détention préventive – après son arrestation, Rennuy avait séjourné une année en prison –, soit qu’elle lui aurait infligé une sanction assortie d’un sursis probatoire.

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Tous sont reconnus coupables

Mardi après-midi, Pascal Rennuy, Norbert Kinif, Jean-Marc Goethals et Fabrice Piedford ont été reconnus coupables, comme auteurs ou coauteurs, de l’assassinat de Myriam Sappin, une sexagénaire abattue d’une balle dans la nuque, le 15 octobre 2005, devant sa maison de Montignies-sur-Sambre.

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Rennuy réclame son acquittement

Lundi, ses avocats ont sollicité l’acquittement de Pascal Rennuy, accusé d’avoir commandité l’assassinat de sa mère, Myriam Sappin, abattue d’une balle dans la nuque devant sa propriété de Montignies-sur-Sambre le 15 octobre 2005. Pour Mes Hordies et Preumont, il n’est guère contestable que leur client a agi sous l’emprise d’une force irrésistible : celle des humiliations et des frustrations qu’il a subies, 37 années durant, des œuvres d’une mère oppressive qui le regardait comme « sa chose » et le traitait à l’avenant. Et les avocats de rappeler les termes de l’article 71 du Code pénal : il n’y a pas d’infraction quand le prévenu a été contraint par une force à laquelle il n’a pu résister.

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Assises : Rennuy plaidera la provocation

Vendredi, la défense de Pascal Rennuy a obtenu de la cour que la question subsidiaire de la provocation soit ajoutée à celles auxquelles les jurés auront à répondre.

Rennuy est le commanditaire présumé du meurtre de sa mère, Myriam Sappin, abattue dans la soirée du 15 octobre 2005, face à son domicile de Montignies-sur-Sambre. Ses avocats vont donc s’employer à démontrer que le crime peut bénéficier de l’excuse légale de provocation, puisqu’il aurait été ourdi dans le climat intolérable qu’avaient créé les outrances de la victime. Si le jury devait retenir cet argument, Rennuy serait assuré de recouvrer rapidement la liberté : un meurtre excusé par la provocation est passible d’une peine maximale de 5 ans.

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« Elle l’absorbait, elle était toujours là »

Pascal Rennuy, dit un voisin, on ne le voyait jamais qu’en salopette. Avec sa mère sur le dos. Des proches ont évoqué « la relation fusionnelle » que mère et fils entretenaient depuis toujours. « Cet état fusionnel n’était que le fait de sa mère qui, littéralement, l’absorbait, corrige Dominique P., qui partageait la vie de l’accusé au moment des faits. Pascal, lui, subissait cette relation. Il ne se plaignait pas, mais je percevais sa tristesse, son désarroi : il était désemparé. »

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Piedfort s’était vanté du coup

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Assises du Hainaut Le meurtre de Myriam Sappin à Montignies-sur-Sambre

La lumière qui tombe du plafond fait comme une flaque sur sa tête de cuir. Fabrice Piedfort porte sur son visage taillé à la serpe tout le synopsis de sa vie de chien.

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« J’ai jamais osé dire non à ma mère »

Assises du Hainaut L’accusé Pascal Rennuy a pris la parole

Pascal Rennuy avait d’abord tiqué : 7.000 euros, c’était pas donné. Puis ils s’étaient à nouveau disputés, sa mère et lui. Alors, il avait accepté quand Jean-Marc Goethals l’avait relancé. C’était OK : Goethals et un autre – Rennuy apprendrait plus tard qu’il s’agissait de Fabrice Piedfort – le débarrasseraient de sa mère. A jamais.

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Deux balles pour couper le cordon ombilical

Justice Le meurtre de Myriam Sappin, à Montignies-sur-Sambre, évoqué dès ce lundi devant les assises du Hainaut

Myriam Sappin avait été tuée dans la soirée du 15 octobre 2005 : une balle tirée à bout portant par une arme de type « riot gun », calibre 12, l’avait abattue dans l’allée qui menait à la porte de son domicile, 140, rue du Moulin, à Montignies-sur-Sambre. Et sa mort était longtemps demeurée un mystère. Qui – et pourquoi ? – avait bien pu vouloir la mort de cette institutrice retraitée ?

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