Licata condamné à 25 ans de réclusion

Il avait étranglé sa compagne et avait incinéré le corps

Effrayés par le sang-froid avec lequel il avait assassiné sa compagne, désarçonnés par son absence de regrets et de remords, les jurés de la cour d’assises (décentralisée à Verviers pour permettre la poursuite à Liège du procès Habran) ont suivi à la lettre le réquisitoire de l’avocat général et infligé 25 ans de réclusion à Francesco Licata.

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« Il y avait un deuxième homme »

Le procès de Francesco L. pour le meurtre de son épouse en mars 2003

La cour d’assises de Liège, décentralisée à Verviers, a entendu jeudi matin Remy Delfolie, le père de Pascale, tuée à Verviers par Francesco L., son compagnon, le 19 mars 2003. Pour lui, un deuxième homme était présent lors de l’homicide. « L’assassin se moque de nous depuis le début. Il est très fort pour commettre seul ces faits. Il y avait, pour moi, un deuxième homme. Ce qui me frappe, c’est le fait que Pascale n’a pas pu mieux se défendre. On ne saura jamais la vérité. »

 Yanicke, la sœur de la victime, a fait l’éloge de l’instinct maternel de sa sœur, instinct tant décrié par la famille de l’accusé. « Ses enfants, c’était la prunelle de ses yeux. Elle ne les battait pas. » Yanicke s’est aussi adressée, les yeux dans les yeux, à Francesco L. pour lui faire savoir le mal qu’il lui avait fait en jurant ses grands dieux qu’il n’y était pour rien dans la disparition de Pascale Delfolie. Rita, la troisième sœur, a insisté sur le dévouement de Pascale envers autrui.

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Petit meurtre en famille

La disparition de Pascale Delfolie jugée à Verviers

Aucun des témoins présentés aux jurés de la cour d’assises verviétoise n’avait semble-t-il perçu les démons qui habitaient Francesco L. : calme, mesuré, sympathique, il n’était donc pas de ceux qui éveillent la curiosité, encore moins la méfiance. Ce Disonnais de 49 ans est pourtant accusé d’avoir étranglé sa compagne en mars 2003 puis, avec la complicité de quelques membres de sa famille, d’avoir brûlé et enterré le corps sur le site industriel d’EIB.

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Les contradictions de l’accusé

Francesco L. aurait étranglé sa compagne, puis brûlé et enterré le corps sur le site d’EIB, à Verviers

Est-ce, comme il l’a prétendu, pour protéger ses enfants que Francesco L. a assassiné sa compagne, Pascale Delfolie, le 19 mars 2003 ?

 Pour éclairer les jurés, les aider à mieux définir la personnalité de l’accusé autant que celle de la victime, les témoins se sont succédé mardi à la cour d’assises de Verviers.

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Un corps dans le jardin

L’accusé nie la préméditation

D’emblée considéré comme suspect après la disparition de sa compagne en mars 2003, Francesco L. ne fut définitivement confondu par les enquêteurs que trois ans plus tard lorsqu’après de pénibles recherches, ils exhumèrent enfin d’un jardin les restes de Pascale Delfolie. C’est cette longue enquête, ces spectaculaires battues, ces témoignages contradictoires et ces rebondissements qui, lundi matin, ont été exposés aux jurés de la cour d’assises verviétoise.

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Etranglée puis enterrée au jardin

Assassinat de Pascal Delfolie

La Cour d’assises de Liège, décentralisée à Verviers, entamera lundi le procès de Francesco Licata, un Disonais de 49 ans, accusé d’avoir, le 19 mars 2003, assassiné Pascale Delfolie, sa compagne, âgée de 33 ans.

 Le 20 mars 2003, la police zone Vesdre est alertée de la disparition de Pascale Delfolie par Francesco Licata et André Poumay. Le premier est le compagnon de la disparue depuis 13 ans. De leur union sont nés deux enfants. Mais le couple bat de l’aile. Pascale Delfolie décrit son compagnon comme jaloux et brutal.

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