Neuf et sept ans de prison pour trois « Black Demolition »

Patrick fut le premier mort des bandes urbaines africaines.

Des peines proches du maximum légal : neuf et sept ans de prison pour les trois auteurs des coups et blessures qui n’ont laissé aucune chance à Patrick Okito Djunga. Un jeune homme de 26 ans, devenu tristement célèbre pour être la première victime de bandes urbaines africaines. Depuis ces faits de 2002, plus de dix autres jeunes sont morts suite à des rivalités entre bandes.

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Des coups plutôt qu’un meurtre

Verdict clément suite à la mort d’un jeune homme à Ixelles en 2002

Le choix était difficile, ténu. Il incombait aux jurés de la cour d’assises. Après deux heures de délibération, les neuf femmes et trois hommes du jury ont opté pour des « coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». La partie civile attendait une culpabilité pour meurtre. Le débat sur la peine se déroulera jeudi. Les accusés risquent dix ans de prison.

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Pas un meurtre, juste des coups

Réquisitoire clément pour la bande urbaine

Pour son dernier réquisitoire en cour d’assises, l’avocat général René Marchal a créé la surprise. Avant son départ à la pré-retraite, il a proposé aux douze jurés de ne pas retenir le meurtre à charge des trois accusés, mais bien des coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Tout ce que cela change, outre l’aspect symbolique pour les proches de la victime, c’est que la peine passerait d’un maximun de 30 ans à un maximum de 10 ans.

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« Nous avons des ennemis, oui »

Plus de huit ans après les faits, le procès d’assises de trois suspects d’un meurtre s’est ouvert lundi devant la cour d’assises de Bruxelles. Un procès tardif où deux accusés sur trois sont absents. L’un, Yannick Kalewuka, mineur au moment des faits, a été expulsé au Congo, en 2008 par l’Office des étrangers ; l’autre, Fiston Nyongabo, est en traitement psychiatrique à Bruxelles. Malgré leur renvoi devant la cour d’assises pour des faits gravissimes, et l’ordonnance de prise de corps (arrestation) qui les vise, ces deux-là n’ont même pas été signalés à rechercher.

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