Perpétuité applaudie pour Ronald Janssen

Perpétuité ! » A l’annonce de la peine retenue par la cour et les jurés des assises du Limbourg, le public, massé dans la salle-vidéo, n’a pu retenir ses applaudissements, transformant en cet instant l’enceinte de justice en salle de spectacle. Aucune circonstance atténuante n’a été retenue au bénéfice du tueur en série, reconnu coupable, la veille, des assassinats d’Annick Van Uytsel, de Shana Appeltans et de Kevin Paulus.

lire la suite

Janssen reconnu coupable

La peine de perpétuité requise aujourd’hui

Oui, oui, oui et encore oui, à neuf reprises. Le jury de la cour d’assises du Limbourg, siégeant à Tongres, n’a eu besoin que de moins de trois heures pour déclarer coupable le tueur en série Ronald Janssen des assassinats d’Annick Van Uytsel (19 ans), de Shana Appeltans (18 ans) et de Kevin Paulus (22 ans) au terme de quatre semaines de débats. Les jurés n’ont pas cru à la thèse de « l’accident » soulevée par la défense de l’accusé pour expliquer le décès d’Annick. Ils n’ont pas cru non plus en ses dénégations : « Je n’ai pas violé Shana ! » Janssen a bel et bien tué avec préméditation les trois jeunes gens. Il a violé les deux jeunes femmes. Il a torturé ses victimes : Shana, ont-ils reconnu, avait dû ressentir cette cruauté lorsque, dans la voiture de Kevin, elle a reçu dans le visage les projections de sang de son ami, abattu par Janssen.

lire la suite

Le « dernier bulletin » du tueur en série

L'avocat général Patrick Boyen © Belga

Janssen persiste à nier

Ronald Janssen, le tueur en série qui répond depuis le 23 septembre devant les assises du Limbourg de l’assassinat d’Annick Van Uytsel, de Shana Appeltans et Kevin Paulus ne serait pas, aux yeux de son avocat Me Miskovic, le « Mephistopheles, le Lucifer, le tueur en série, le psychopathe, la personnification du Mal » décrit par les experts, les témoins, les enquêteurs et les avocats des parties civiles au cours des 17 journées de ce procès. Annick Van Uytsel ? « Il n’est pas question d’enlèvement pour elle ! », soutient Me Miskovic. La jeune fille qui revenait d’une fête en mai 2007 avait été embarquée à bord de la camionnette de Ronald Janssen, l’enseignant insomniaque. Elle avait été tuée à coups de marteau, empaquetée dans une toile et jetée dans le canal Albert, deux parpaings de 14 kilos aux pieds. « Nous savons (qu’en partant de la fête), Annick allait peut-être dormir ailleurs. Selon la tante d’une amie, Annick connaissait Janssen. Elle était fatiguée et éméchée. Elle a suivi Janssen de son plein gré. Que s’est-il passé à son domicile ? Une dispute ? Nous ne le savons pas, mais son décès est accidentel ! » Le tueur n’avait avancé cette version « soft » de la mort d’Annick qu’au

lire la suite

Le tueur en série continue à percevoir son salaire

Assises du Limbourg Ronald Janssen était populaire parmi ses élèves et suscitait le doute parmi ses collègues

Le long défilé des témoins de moralité s’est poursuivi vendredi devant les assises du Limbourg, siégeant à Tongres, devant lesquelles comparaît depuis trois semaines Ronald Janssen, le tueur en série qui répond des meurtres d’Annick Van Uytsel, de Shana Appeltans et de Kevin Paulus. Les jurés ont appris avec étonnement que Ronald Janssen continuait, malgré son incarcération en janvier 2010, à percevoir un salaire mensuel de 1.650 euros. L’école Saint-Martin l’avait licencié au lendemain de son arrestation. Mais cette décision avait été frappée d’appel. Son préavis légal a donc été validé et court jusqu’au 22 octobre, soit au terme probable de son procès qui l’enverra sans nul doute en prison pour le reste de ses jours.

lire la suite

Janssen, « un loup déguisé en agneau »

Ronald Janssen, l'homme parfait aurait vu son monde s'effondrer après son échec amoureux, estiment les psys. © Belga

La parole aux psychiatres

Dix jours après l’ouverture de son procès devant les assises à Tongres, le tueur en série Ronald Janssen demeure un mystère pour ceux qui entendent, de sa bouche, le récit des meurtres d’Annick Van Uytsel et de ses jeunes voisins Kevin Paulus et Shana Appeltans. Le tueur n’en démord pas : Annick Van Uytsel l’aurait suivi volontairement ; il l’aurait tuée à coups de marteau au terme d’une dispute. Cette version fantasque a été démentie par les médecins légistes qui ont certifié que la jeune fille, qui rentrait à vélo chez elle, avait bien été violemment agrippée par les bras ; qu’elle était immobilisée au moment où le marteau lui fracassait le crâne. Janssen persiste aussi à prétendre qu’il n’aurait pas violé Shana Appeltans, après avoir abattu froidement son ami, Kevin Paulus. La jeune fille, le visage couvert de sang après que Janssen eut abattu Kevin, fut contrainte de se déshabiller, de se livrer au tueur. Un expert incendie l’a certifié : Shana était nue lorsque Janssen lui tira trois balles à bout portant. Elle survécut encore quelques instants alors que Ronald Janssen aspergeait d’essence la voiture des deux amoureux à laquelle il mit le feu.

lire la suite

Procès Janssen : les enquêteurs sur la sellette

© belga

Assises du Limbourg Les assassinats de Shana et de Kevin auraient peut-être pu être évités

Lorsque le cadavre d’Annick Van Uytsel, abîmé par les coups de marteau portés par Ronald Janssen, apparut sur l’écran géant de la cour d’assises du Limbourg, siégeant à Tongres, son père ne put que quitter la salle.

lire la suite

Le tueur incrimine ses victimes

Eddy Van Uytsel, le père d’Annick, a quitté plusieurs fois la salle d’audience en entendant la nouvelle version de la mort de sa fille débitée par Ronald Janssen. ©Yorick Jansens/Belga

Assises du Limbourg Ronald Janssen livre une nouvelle version des faits

Et le « monstre » lâcha des larmes de crocodile. Ronald Janssen, le tueur en série dont le procès s’est ouvert vendredi devant la cour d’assises du Limbourg, siégeant à Tongres, offrait jusqu’alors le visage d’un tueur froid et déterminé, un Docteur Jekyll et Mister Hyde, homme parfait et sociable le jour, cruel prédateur la nuit, désireux de mener le procès à sa manière en accumulant les exigences (pas de dessins, de photos, de GSM…). Hier, lorsqu’il se leva à l’invitation du président Michel Jordens, il offrit le visage d’un petit bonhomme défait, coincé dans son box comme écolier dans le coin, serrant ses mains derrière le dos. Et il lâcha des sanglots. Les siens avaient déjà été précédés de ceux des parents des victimes, quittant en matinée la salle d’audience pour échapper, lors de la lecture de l’acte d’accusation de 69 pages, à l’écoute sordide du meurtre de leurs enfants : le marteau fracassant la tête d’Annick Van Uytsel, les deux balles tirées froidement dans la tête de Kevin Paulus, le viol et la mise à mort de Shana Appelmans.

lire la suite