Avant d’être rejugés, les parents de Sadia restent en prison
posté le 3 mai 2012 |
catégorie Affaire Sadia Sheikh, Bibliothèque judiciaire
posté le 3 mai 2012 |
catégorie Affaire Sadia Sheikh, Bibliothèque judiciaire
posté le 27 avril 2012 |
catégorie Affaire Sadia Sheikh, Bibliothèque judiciaire
Les avocats des parents de Sadia, la jeune Pakistanaise abattue à Lodelinsart par son frère Mudusar, devront attendre encore une semaine avant de sortir de prison, suite à l’arrêt de la Cour de cassation réformant l’arrêt de la cour d’assises du Hainaut les condamnant à 20 et 25 ans de réclusion. La requête de mise en libération sera introduite par leurs avocats Mes Vincent Dusaucy et Michel Bouchat sera traitée par la Chambre des mises en accusations de Liège, devenue compétente dès lors que le nouveau procès sera diligenté devant la cour d’assises de Namur.
posté le 12 décembre 2011 |
catégorie Affaire Sadia Sheikh, Bibliothèque judiciaire

Quinze ans pour Mudusar. Cinq pour sa sœur Saryia. Vingt-cinq pour Tariq, son père. Vingt pour Parveen Zahida, sa mère. L’arrêt rendu hier soir par la cour d’assises du Hainaut n’a pas vraiment racheté, comme certains l’espéraient, la sévérité du verdict exprimé, vendredi, par le jury : ce jour-là, les quatre accusés avaient été déclarés solidairement coupables de l’assassinat de Sadia Sheikh, leur fille, leur sœur, abattue de trois balles tirées par son frère Mudusar, le 27 octobre 2007, dans la maison familiale de Lodelinsart. Les jurés avaient suivi la thèse de l’accusation. C’était un complot familial : ses proches avaient ourdi la mort de Sadia, coupable d’avoir éreinté l’honneur des siens en prétendant se soustraire à un mariage dont elle ne voulait pas.
posté le 9 décembre 2011 |
catégorie Affaire Sadia Sheikh, Bibliothèque judiciaire

Saryia, la cadette, aura été la première à comprendre : le président en est encore à lire les réponses – « Oui », « Oui », « Oui »… – apportées par les jurés aux vingt-quatre questions qui leur étaient soumises qu’elle étrangle déjà des sanglots. C’est déjà une certitude : le jury a retenu la thèse de l’accusation. Celle du complot familial.
posté le 8 décembre 2011 |
catégorie Affaire Sadia Sheikh, Bibliothèque judiciaire
Sadia, 20 ans, a-t-elle été victime d’un complot familial dont Mudusar, son frère aîné, n’aurait été que l’exécutant ? A l’heure de boucler cette édition, le jury de la cour d’assises du Hainaut délibérait toujours de la culpabilité des quatre accusés : Mudusar – qui a d’emblée plaidé coupable –, sa sœur Saryia et ses parents, Tariq Mahmood et Parveen Sheikh, qui ont tous trois réclamé leur acquittement.
Le verdict n’est pas couru d’avance tant le procès aura peiné à démêler l’écheveau des relations complexes que les protagonistes du drame entretenaient entre eux dans un contexte culturel particulier. Le procès aura, à cet égard, eu le mérite de faire un sort aux idées simples : l’histoire – la tragique histoire – de Sadia n’est pas seulement celle d’une jeune Pakistanaise occidentalisée en butte à l’obscurantisme des siens, tuée par son clan parce qu’elle prétendait se soustraire à un mariage dont elle ne voulait pas, sacrifiée parce qu’elle aurait eu le front de placer son bonheur plus haut que leur honneur. lire la suite
posté le 7 décembre 2011 |
catégorie Affaire Sadia Sheikh, Bibliothèque judiciaire
Un jour de janvier 2008, Parveen Zahida, la mère de Sadia, va et vient, en pleurs, dans sa maison, rue du Chesnois, à Lodelinsart. Elle est seule au logis. Elle soliloque à voix haute, en urdu, ignorant que, dans la pièce où elle fait les cent pas, les écouteurs placés par les enquêteurs sont toutes ouïes. Elle se lamente. Elle invoque Allah : « Mon fils, dit-elle, a commis une atrocité. Pardonne-lui. » Ces mots, l’avocat de Parveen les a rapportés dans sa plaidoirie, mercredi : « Une mère, dit Me Vincent Dusaucy, est faite pour donner la vie, pas pour la reprendre. »
posté le 6 décembre 2011 |
catégorie Affaire Sadia Sheikh, Bibliothèque judiciaire

Même les actes les plus anodins peuvent donner lieu à des lectures très différentes selon le statut sous lequel on considère ceux qui les posent : coupables potentiels ou présumés innocents. C’est à cet exercice étonnant du changement de prisme que les avocats de la défense se sont livrés, hier, pour instiller parmi le jury ce doute qui doit profiter à l’accusé.
Si l’on voulait seulement, comme l’a fait Me Nathalie Buisseret, l’avocate de Saryia Sheikh, ajouter foi aux propos de Mudusar lorsqu’il déclare avoir également tenté de tuer sa sœur cadette, le 22 octobre 2007, on verrait toute la perspective de ce procès basculer. Saryia deviendrait victime, au même titre que Sadia, et ses déclarations – comme ses attitudes – retrouveraient du même coup une lisibilité malmenée par cette thèse du complot familial érigée d’emblée en postulat. lire la suite
posté le 5 décembre 2011 |
catégorie Affaire Sadia Sheikh, Bibliothèque judiciaire

Les balles avaient traversé ses vêtements : Sadia n’avait eu le temps d’ôter ni son manteau ni son écharpe. « Ce fut une exécution », tonne l’avocat général Alain Lescrenier. L’affaire de quatre minutes, au maximum – moins de deux, plus probablement, selon la téléphonie qui a circonscrit la durée des faits avec une précision difficilement réfutable. Sadia n’avait pas sitôt franchi le seuil de la maison familiale qu’elle avait été abattue de trois balles par son frère Mudusar.
posté le 1 décembre 2011 |
catégorie Affaire Sadia Sheikh, Bibliothèque judiciaire
Elle n’avait, jusqu’ici, émis que des sanglots. Passé des audiences entières à se torturer les mains, à triturer sans fin des mouchoirs en papier, à s’éponger les yeux, à pleurer encore.
posté le 30 novembre 2011 |
catégorie Affaire Sadia Sheikh, Bibliothèque judiciaire
Après la mort de Sadia, un internaute anonyme avait posté sur le forum d’un blog que ses amis avaient dédié à la jeune victime cette phrase sibylline qui intrigua les enquêteurs : « La balle qui t’a tuée m’était destinée. » Ils ne furent pas longs à identifier l’auteur : Hina Sheikh, une cousine de Sadia installée en région parisienne. Entendue lors d’une commission rogatoire, la jeune femme – elle a aujourd’hui 26 ans – livra aux policiers un récit qu’elle a répété, hier, devant les assises du Hainaut, par le biais d’une vidéoconférence.