Tueurs à gages présumé auditionné

Assises de Liège:  le procès du meurtre de l’opticien-bijoutier André Cornet est suspendu 

Rebondissement inattendu, ce mercredi après-midi aux assises de Liège dans le procès de l’institutrice accusée de l’assassinat de son compagnon bijoutier : Me De Quévy, un des conseils de la défense, a demandé la récusation du président de la cour d’assises. Le procès est suspendu jusqu’à nouvel ordre, au grand dam des parties civiles dont certaines ont quitté la salle au bord des larmes. lire la suite

L’amant de Rita la “dégoûtait”

Justice:  assises de Liège 

Rita Bigattini, l’institutrice de 47 ans accusée d’avoir commandité le meurtre de son compagnon bijoutier pour mettre la main sur son argent, a livré sa version des faits, ce mardi aux assises de Liège, durant plus de six heures. Malgré ses nombreuses contradictions, elle a répété sa dernière version des faits sans sourciller.

La quadragénaire avait rencontré André Cornet dans sa bijouterie de Jemeppe-sur-Meuse, dont elle était cliente, durant l’été 2007. C’est lui qui l’aurait draguée, et il s’était vite montré gentil et généreux avec elle, participant même à l’achat d’une maison à Ciplet (Braives) qui n’a pourtant été enregistrée qu’au nom de Rita. Il lui avait également ouvert un compte où il avait déposé 20.000 euros. Ceux-ci auraient servi pour payer la première tranche du prix fixé pour son exécution… lire la suite

Le profil inquiétant de la cupide institutrice

Assises de Liège:  Un collège d’experts donnera son avis

André Corné et Rita Bigattini . © D.R.

André Corné et Rita Bigattini . © D.R.

 

Le procès de Rita Bigattini et de ses sept coaccusés, poursuivis devant la cour d’assises de Liège pour le meurtre du bijoutier André Cornet en juin 2010, a débuté ce lundi par la lecture de l’acte d’accusation, accablant pour l’institutrice de 47 ans. Le substitut Pierre Marissiaux, délégué aux fonctions de ministère public, y a notamment résumé les conclusions des expertises mentales des huit accusés. Pour l’institutrice, accusée d’avoir fait tuer son compagnon dans leur maison de Braives afin de mettre la main sur son argent, un collège d’experts a été appelé tant sa personnalité est complexe; selon ces spécialistes, Rita Bigattini représente «une certaine dangerosité sociale». lire la suite

La coquette institutrice aux assises

Le bijoutier-opticien André Cornet aurait fait l’objet d’un «contrat»

Le président Dominique Gérard mènera les débats durant quatre semaines. © Belga.

Le président Dominique Gérard mènera les débats durant quatre semaines. © Belga.

Ce lundi débute aux assises de Liège le procès de l’institutrice, accusée d’avoir commandité l’assassinat afin de mettre la main sur les centaines de milliers d’euros que sa moitié avait placés dans une banque luxembourgeoise. Deux marginaux, dont un n’a pas même pu répondre à la question portant sur son domicile lors de la composition du jury tant son QI est limité, sont les tueurs à gages présumés et comparaîtront à ses côtés. Cinq autres personnes – trois hommes et deux femmes – figurent également parmi les accusés pour avoir joué des rôles d’importance variable en tant qu’intermédiaires. Deux de ceux-ci sont plus particulièrement concernés, puisqu’ils auraient rencontré l’institutrice dès la naissance du projet meurtrier. L’un d’eux aurait été présent sur les lieux du crime pour aider à en effacer les traces et emporter le corps, tandis que le second est propriétaire du terrain dans lequel le cadavre du malheureux quinquagénaire a été enseveli. lire la suite

Les frères Syed condamnés à 25 et 30 ans

La mort de Claudia Lalembaïdjé devant la cour d’assises de Bruxelles

L'avocat général a eu gain de cause sur quasi toute la ligne. © Alain Dewez.

L’avocat général a eu gain de cause sur quasi toute la ligne. © Alain Dewez.

 

Les jurés n’ont pas cru Hassan. Ils n’ont pas davantage cru Hammad, son frère aîné. Jeudi soir, ils les ont déclarés coupables, eux et leur frère Mohsin, jugé par défaut, de la séquestration et de l’assassinat de Claudia Lalembaïdjé. Hassan et Hammad Raza Syed ont été condamnés à vingt-cinq ans de prison. Mohsin à trente: un surcroît de sévérité venu sanctionner l’attitude du cadet qui s’est soustrait à la Justice en se réfugiant au Pakistan, quatre jours à peine après l’assassinat de Claudia, en juin 2009. lire la suite

Les accusés réclament leur acquittement

La mort de Claudia Lalembaïdjé devant la cour d’assises de Bruxelles 

Ils réclament leur acquittement. Tous les deux: Hassan et Hammad. Pas pour les mêmes raisons. Hassan est en aveux: il a tué Claudia. Mais pas dans les circonstances décrites mardi par l’avocat général et les parties civiles qui, tour à tour, évoquèrent un plan machiavélique ourdi (en ourdou) par les frères Syed avec la probable bénédiction de leur père resté au Pakistan.

«Je ne vois pas Hassan tuer ainsi, de façon froide et calculée, la femme qu’il aimait, la mère de l’enfant qu’il adorait et celle qui, à bien des égards, était son premier rempart contre cette mesure d’expulsion qu’il redoutait tellement», déclare d’emblée son avocat, Me Didier De Quévy. Il faut faire appel à la raison.» lire la suite

«Claudia, ils l’ont tuée à trois»

Justice: assises de Bruxelles

 

BELGIUM BRUSSELS ASSIZES THREE BROTHERS FOR MURDER

Luc Maes, président de la cour. © Belga.

Voilà seulement vingt ans, c’eût sans doute été le crime parfait», convient l’avocat général Jean-Marie Mawet. Mais voilà: par un juste retour des choses,

le progrès technologique ne sert pas moins ceux qui traquent le crime que ceux qui les commettent. Dans cette affaire-ci, la mobilophonie n’aura pas seulement mis à mal la version des accusés: elle aura suggéré un tout autre scénario que parties civiles et ministère public jugent autrement crédible. lire la suite

Tous les scénarios sont concevables

Assises de Bruxelles 

Les enquêteurs ont beau déployer des trésors de pédagogie: on s’emmêle un peu les pinceaux dans la mobilophonie. Rien n’est simple: chacun des frères Syed possédait plusieurs GSM. Et chaque GSM pouvait accueillir plusieurs cartes SIM –l’un des boîtiers en aurait accueilli une demi-douzaine durant la seule période considérée par l’enquête. Et, pour tout simplifier, les GSM pouvaient, à tout moment, changer de main: Sabine B., l’épouse de Mohsin –l’Arlésienne de ce procès est enfin venue témoigner – a notamment confirmé que, juste avant les faits, elle avait échangé son Nokia avec le Motorola de son beau-frère Hammad.

Le brouillard gagne encore en épaisseur lorsqu’on entend Hassan raconter que, le soir du dimanche 14 juin 2009, Mohsin avait emporté plusieurs GSM –«Trois ou quatre, dont ceux de Hammad», dit-il – quand il l’avait accompagné de l’autre côté de la frontière française, où le corps de Claudia fut précipité dans l’Escaut. lire la suite

“On entendait des cris puis elle venait montrer ses bleus”

La mort de Claudia Lalembaïdjé aux assises de Bruxelles

 On ignore pourquoi les frères Syed résolurent un jour de quitter le Pakistan où leur famille vivait très confortablement. «Trop chaud!», a répondu laconiquement Hassan quand le président l’a interrogé à ce propos. On ne sait pas davantage à quel moment précis ils débarquèrent en Europe. Vers la fin de l’année 2006, comme le déclare Hassan? Rien n’est sûr: Fadila K., qui fut l’épouse de Hammad, l’aîné, assure les avoir rencontrés dès 2004, à l’époque où ils avaient trouvé refuge dans un centre d’hébergement pour demandeurs d’asile.

C’était à Douvres. La mère de Fadila, une ressortissante française, travaillait là-bas. C’est ainsi que Fadila avait fait la connaissance de Hammad dont elle s’était amourachée. Pour son malheur. «Lui et ses frères se sont servis de moi, dit-elle. J’ai vécu sous leur coupe, j’étais leur marionnette.» lire la suite

«Je voyais s’éteindre ma fille Claudia»

La mort de Claudia Lalembaïdjé devant la cour d’assises de Bruxelles

© Belga.

 

Dans les jours qui avaient suivi la disparition de Claudia, Hassan n’avait cessé de tempêter: sûr que cette «pute» – «Ce mot-là, dit Kadidja, la mère de Claudia, il revenait tout le temps» – avait abandonné son enfant pour se la couler douce, quelque part, dans les bras d’un autre.

La famille s’inquiétait. Elle tenait conseil lorsque le premier SMS bidon de Claudia était tombé sur le GSM de Kadidja: «Salut mama, je suis a Brugge chez une copine. Maxim va bien? Je sera la demain. Dit rien a Hassan.» Hassan était là. Il avait apostrophé sa belle-mère: «Voilà! Ta fille est comme ça! Toi, t’as des messages. Moi, j’ai rien!» lire la suite