Michel Thomée condamné à 12 ans

Justice Cour d’assises de Namur

Avant de reconnaître Michel Thomée coupable de meurtre et de le condamner à douze ans de réclusion, les jurés de la cour d’assises de Namur avaient passé la journée à entendre les parties civiles, la défense et l’accusation s’exprimer sur la manière de comprendre le geste posé par l’accusé, le 25 mai 2004. Ce jour-là, Michel Thomée avait abattu de quatre balles, dont deux « d’achèvement » dans la tête, Francis Lambot.

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Le « Cow-boy » a été achevé de deux balles

Namur Le procès de Michel Thomée devant la cour d’assises

Jamais sans doute l’image du pauvre cow-boy solitaire n’aura aussi bien collé à un personnage qu’à Francis Lambot, la victime du procès qui se déroule devant la cour d’assises et dont c’était le surnom. L’homme avait 47 ans. Il n’avait ni femme, ni enfant. Comme un cow-boy, il portait un chapeau à large bord. Il avait été assistant social. Mais de quoi vivait-il réellement ? Il déambulait dans la vie entre plusieurs auberges, sans attaches durables. Il avait séjourné au Canada avant de s’installer dans la chambre qu’il louait à Namur ou chez Michèle, l’amie beaurinoise qui était présente quand il est mort, comme un cow-boy, abattu de quatre balles. L’enquête ne s’est pas intéressée à lui et on ne sait rien de son passé. Le président Gérard l’a déploré.

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Une menteuse à la barre

Namur Cour d’assises

Celle par qui tout est arrivé s’est présentée hier devant la cour d’assises. Malingre, les joues creuses, le regard dur et aussi noir que ses cheveux, Cécile Remy portait une veste de cuir rouge. En parlant, elle agitait ses doigts vernis eux aussi de rouge. Elle était venue apporter un témoignage qui, en principe, se voulait favorable à l’accusé. Mais c’est raté. Elle a raconté n’importe quoi, finissant par admettre, agacée : « Je suis menteuse, c’est une maladie. »

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« Les deux balles dans la tête, c’était un accident »

Namur Ouverture du procès de Michel Thomée devant la cour d’assises

C’est malheureux de mourir dans ces conditions-là. Je regrette. Mais si c’était à recommencer, je ne sais pas s’il y aurait une autre solution. Je devais me défendre », a déclaré Michel Thomée, l’accusé du procès d’assises qui s’est ouvert hier matin à Namur. Et cela n’avait rien de spontané puisqu’il ne faisait que répondre à une question du président, M. Gérard.

 Sept femmes et cinq hommes ont été tirés au sort, lundi matin, pour juger cet homme de 73 ans qui, avec ses joues rouges et sa barbe à peine grisonnante en fait vingt de moins. On lui reproche d’avoir, le 25 mai 2004, abattu de quatre coups de feu Francis Lambot, un ancien assistant social qu’il surnommait « le cow-boy ». Après la lecture de l’acte d’accusation le défenseur, Me Remy, a a précisé à l’intention du jury qu’il évoquerait la légitime défense, la force irrésistible et l’excuse légale de la provocation.

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Tué de quatre coups de feu

Beauraing A la cour d’assises de Namur dès lundi prochain

Michel Thomée comparaît devant la cour d’assises de Namur. En 2004, il avait tué Francis Lambot à Beauraing.

 Le 23 mai 2004, alors qu’il est près de minuit, la police de Beauraing est appelée à la rue de Dinant où des coups de feu viennent d’être tirés dans la maison de Michel Thomée, 69 ans, et de son épouse Cécile Remy, 42 ans. Dans le salon, sur le sol, gît le cadavre de Francis Lambot baignant dans son sang. Une amie, Michèle, est à ses côtés. Dans sa chambre, Michel Thomée est assis sur le lit, un pistolet 22 long à côté de lui. Une autre arme, un colt 45 se trouve sur le divan du salon. Une douille est retrouvée dans le hall, à l’étage, une deuxième dans le corridor de l’entrée et deux dans le salon. Ces armes sont détenues légalement dans l’immeuble puisque le sexagénaire est membre d’un club de tir. Interrogé, Michel Thomée explique qu’il a tiré pour se protéger. Francis Lambot, un homme de 47 ans qu’il surnommait le « cow-boy », l’aurait agressé et menacé de mort cinq jours plus tôt.

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