Le tireur écope de 30 ans

Assises de Bruxelles / Levêque : le complice condamné à 20 ans

 

Frédérique Levêque: ses meurtriers écopent de lourdes peines. © D.R.

Au terme de cinq heures de délibération, la cour d’assises de Bruxelles a condamné mercredi à 30 ans de réclusion Hicham El Gaabouri, 26 ans, cet employé de la Stib qui avait abattu d’un coup de feu mortel, le 5 mars 2010, Frédérique Levêque, une maman de trois enfants dont il voulait voler la voiture après le braquage sanglant d’une bijouterie de la rue Vanderkindere, à Uccle. Son complice, Hassan Essahale, balayeur de rues à Bruxelles-Propreté, également reconnu coupable du meurtre de l’automobiliste, écope de 20 ans de réclusion.

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Levêque : un verdict attendu

Assises de Bruxelles. Les jurés ont longuement délibéré
 
 

Le président Luc Maes, ancien juge d’instruction, a mené ce procès délicat avec une efficacité redoutable. © Belga.

Au terme de six heures de délibération, le jury des assises de Bruxelles appelé à statuer depuis vendredi dernier sur le sort à réserver à Hicham El Gaabouri, 26 ans, et Hassan Essahale, 22 ans, tous deux accusés de l’attaque sanglante de la bijouterie Rubin, rue Vanderkindere, à Uccle, et de la mort de Frédérique Levêque, 46 ans, cette mère de trois enfants abattue dans la fuite des deux malfrats qui voulaient lui voler sa voiture, avait tranché la question cruciale de ce procès, avant de se retirer à nouveau pour motiver, dans la nuit, son arrêt de culpabilité. Ce tir mortel fut-il la résultante d’un homicide, manifestant la volonté de tuer d’El Gaabouria, ou celle d’un accident, « des coups et blessures volontaires ayant entraîné le mort sans intention de la donner » ? Une autre question était soumise à leur sagacité : Hassan Essahale devait-il être entraîné dans le sillage du tireur, lui qui l’assistait, qui connaissait, comme l’avait requis l’avocat général Bernard Dauchot, tous les risques liés à leur entreprise délinquante. En droit, la différence entre les deux qualifications est grande : du meurtre aux coups et blessures, les peines diminuent de plusieurs années.

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Le stress n’est pas dans le box des accusés

Assises de Bruxelles.  Frédérique Levêque : La défense tente d’éviter la culpabilité de meurtre
 
 

Me Amrani et Motte-De Raedt ont crânement défendu la position de leur client, selon lequel le tir fut involontaire. © Belga.

Les jurés des assises de Bruxelles qui entreront aujourd’hui en délibération se sont vus confier, lundi, par les avocats de Hicham El Gaabouri et de Hassan Essahale, les certitudes de leurs clients : « Ils n’ont pas voulu tuer Mme Levêque ». Et pourtant, cette mère de trois enfants dont les deux voulaient carjacker la voiture après avoir commis un hold-up sanglant, le 5 mars 2010, à la bijouterie Rubin, rue Vanderkindere, à Uccle, est bien morte des suites du coup de feu mortel tiré à travers la vitre de sa Renault Scenic par El Gaabouri.

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Levêque : « Un même destin pour les accusés »

Assises de Bruxelles.  Un réquisitoire indigné
 

Jurés, ne frissonnez-vous pas à l’idée que chacun d’entre vous aurait pu se trouver sur la table de la morgue à la place de Frédérique Levêque ? ». L’avocat général Bernard Dauchot avait donné le ton, dès l’entame de son réquisitoire à l’encontre des deux accusés qui, l’après-midi du 5 mars 2010, avaient sauvagement attaqué la bijouterie Rubin, rue Vanderkindere, à Uccle, avant d’abattre froidement Frédérique Levêque, 46 ans, cette maman de 3 enfants à laquelle ils voulaient à tout prix voler la voiture pour assurer leur fuite. lire la suite

Les louanges des amis et des familles des accusés

Assises de Bruxelles. Le réquisitoire prononcé aujourd’hui
 
 

LA BMW 316 confisquée par la police de Nivelles quelques heures avant le drame. Son vendeur ne s'est pas présenté à la cour d'assises © Belga.

A entendre les proches des deux accusés qui répondent depuis vendredi dernier du hold-up sanglant de la rue Vanderkindere, à Uccle, le 5 mars 2010, et de la mort de Frédérique Levêque, cette mère de trois enfants, à laquelle les deux truands essayaient de ravir la voiture, il faudrait ouvrir tout grand le box des accusés, les rendre à la liberté et leur donner acte d’un parcours de vie sans taches qui les exonéreraient de cette journée paranoïaque qui les vit tenter de s’attaquer à des bijouteries, à tabasser à sang le commerçant Léon-Philippe Rubin, à tuer la kinésithérapeute de Braine-l’Alleud.

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Frédérique Levêque s’est imposée aux jurés

Assises de Bruxelles.  La famille de la victime vit toujours dans le souvenir du braquage mortel du 5 mars 2010 à Uccle

 

Les cours et tribunaux s’intéressent d’abord aux auteurs des faits criminels. Hier, la cour d’assises de Bruxelles qui juge depuis vendredi le hold-up fatal à Frédérique Levêque, cette maman de trois enfants abattue au volant de la voiture que les deux braqueurs voulaient dérober, le 5 mars 2010 à Uccle, a oublié un temps les rapports balistiques et psychiatriques, les justifications des deux accusés Hicham El Gaabouri et Hassan Essahale, la reconstitution interminable de ces quelques secondes fatales à la kinésithérapeute de Braine-le-Château, en tournée, comme chaque jour pour soulager ses patients.

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« Le tir ne pouvait être accidentel »

Assises de Bruxelles. La balitisque dément l’accusé

 

Hicham El Gaabouri, lors de la reconstitution. Il affirme que le coup de feu fatal serait « parti tout seul ». © D.R

 Les jurés de la cour d’assises de Bruxelles, qui connaissent depuis vendredi de la mort de Frédérique Levêque, cette kinésithérapeute de 46 ans abattue le 5 mars 2010 par les deux braqueurs en fuite d’une bijouterie d’Uccle, ont pu soupeser l’arme du crime sortie de l’armoire aux pièces à conviction, s’essayer à son fonctionnement et surtout mesurer la crédibilité des propos d’Hicham El Gaabouri, le tireur, qui soutient que « le coup de feu est parti tout seul ».

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« Un monde des séries télé »

Assises de Bruxelles . La mort de Frédérique Levêque, le 5 mars 2010 à Uccle
 
 

Reconstitution du braquage de la bijouterie et des circonstances de la mort de Frédérique Levêque. © Belga.

Le témoignage, hier devant les assises de Bruxelles, de la juge d’instruction Patricia Jaspis et de ses enquêteurs, a révélé la tragique simplicité de ce que fut la mort de Frédérique Levêque, cette kinésithérapeute de 46 ans, mère de trois enfants, abattue à Uccle le 5 mars 2010 par deux malfrats qui venaient de braquer quelques secondes plus tôt la bijouterie Rubin, avenue Vanderkindere. Ils voulaient lui voler sa voiture pour prendre la fuite ; Hicham Gaabouri a tiré ; il fut arrêté avec son complice Hassan Essahale par la police locale à quelques centaines de mètres des lieux du drame.

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Le bijoutier : « Une boucherie ! »

Assises de Bruxelles. Les meurtriers de Frédérique Levêque ne disent pas tout

 

Le bijoutier Rubin garde des séquelles de l'agression dont il fut victime. Il a témoigné: "C'est ma femme qui m'a sauvé. Si je suis en vie, c'est grâce à elle." © Belga.

 

Il y avait du sang partout, ce fut une boucherie ». Léon-Philippe Rubin garde de l’agression subie le 5 mars 2010 dans sa bijouterie de l’avenue Vanderkindere, à Uccle, les images de ce « sang qui giclait partout », la certitude de mourir sous les coups des deux qui le tabassaient à l’aide d’une crosse de revolver, qui menaçaient de le piquer à la gorge avec la lame de ce petit canif trouvé dans son atelier.

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Frédérique Levêque : les deux tueurs auraient pu être arrêtés

Assises de Bruxelles. Les débats s’ouvrent aujourd’hui
 
 

Frédérique Levêque © D.R.

Les procès d’assises ont cette magie de donner du temps à la vérité judiciaire et extrajudiciaire d’émerger de débats, souvent pénibles et longs. Les dix jours que les jurés des assises de Bruxelles vont réserver à l’examen de la tragédie que fut la mise à mort de Frédérique Levêque, une kinésithérapeute de 46 ans, maman de 3 jeunes enfants, abattue au volant de sa voiture le 5 mars 2010 à Uccle par deux braqueurs déterminés, les cousins Hicham El Gaabouri (28 ans) et Hassan Essahale, vont, eux aussi permettre l’accouchement avec douleur de ce qui fut. Les faits, on le sait, ressortissent à un hasard cruel et injuste. Frédérique Levêque, qui faisait la tournée de ses patients, attendait calmement au volant de sa voiture lorsque les deux furieux et armés, exigèrent qu’elle sorte de son véhicule afin de prendre la fuite après avoir braqué la bijouterie Rubin, rue Vanderkindere 164 à Uccle. Un coup de feu, tiré par El Gaabouri, claqua à 14 h 50. Il émanait du revolver 357 Magnum dérobé quelques minutes plus tôt au bijoutier braqué, Léon-Philippe Rubin, frappé comme plâtre ainsi que son épouse Rita Claes par les deux cousins, déterminés jusqu’à prendre le risque de tuer pour assurer le bénéfice de leur hold-up et garantir son impunité.

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