posté le 25 mai 2008 |
catégorie Affaire Jean-François Vanachte
Assises Un meurtre perpétré à coups de bloc en béton
A quatre reprises, j’ai projeté le bloc en béton sur la tête de la victime. Quand je me suis arrêté, le fait qu’il soit mort ou qu’il allait mourir dans les instants qui suivaient, ne faisait plus aucun doute pour moi. » C’est ainsi que Marc Fournier (32 ans), le premier accusé du procès de ce lundi, a décrit les derniers instants de la vie de sa victime, Jean-François Vanachte, en janvier 2007. Un meurtre sans autre motif véritable que l’état d’alcoolémie avancé d’un Fournier également sous ecstasy. Le corps avait été retrouvé en pleine nuit, le long du Ravel, à deux pas de la chaussée de Bruxelles, à Jumet, et il avait sur lui un petit bout de papier portant le nom de « L’îlot », un centre d’accueil proche. Les enquêteurs vont rapidement apprendre qu’un certain Daoud Kisma (28 ans), le second accusé de ce procès, est au courant du meurtre. L’auteur en serait Fournier. Kisma le confirme : ils ont bu « un » verre, Vanachte, Fournier et lui, la nuit d’avant, chez Fournier. La victime a rencontré Kisma à « L’îlot » et lui a aussitôt proposé de braquer une pharmacie ; une proposition qu’elle répète d’ailleurs peu après sans plus de succès à Fournier, qu’il n’avait jamais rencontré. Ce dernier s’énerve : il avait, ce soir-là, avalé sept comprimés d’ecstasy en trois heures, un état qu’il va encore parfaire en vidant
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