Un procès utile à l’issue inéluctable

Durant un mois, le « monstre de Termonde » a focalisé toutes les attentions et a opposé ses silences et sourires niais à l’horreur ressentie par ses crimes.

1 Un verdict inéluctable ? Sans doute, même si le jury était libre, au terme de sa délibération, de statuer sur l’irresponsabilité mentale, actuelle et au moment des faits, de l’accusé. Kim De Gelder a desservi sa cause tout au long du procès en refusant à ses victimes de leur accorder un début d’explication. Cette absence de repentance, sa suffisance, son arrogance ont sans doute pesé lourdement dans l’appréciation des faits et du comportement par les jurés. Des avocats des parties civiles l’avaient rappelé lors de leurs plaidoiries. Des magistrats (ceux des chambres du conseil et de la chambre des mises en accusation) avaient déjà statué, sans que leurs décisions ne contraignent les jurés, à la responsabilité pénale de l’accusé, conformément aux conclusions du collège de cinq experts psychiatres désignés par le juge d’instruction. lire la suite

La perpétuité pour Kim De Gelder

Un verdict implacable, une peine à la mesure de ses crimes, des victimes soulagées

Kim De Gelder a accueilli avec émotion le verdict et l'arrêt l'envoyant pour le reste de ses jours. © Belga.

 

Ses derniers mots ont résonné comme un aveu. Kim De Gelder, le tueur de la crèche de Termonde (deux bébés et une puéricultrice tués) et de la septuagénaire de Vlasene Elza Van Raemdonck, elle aussi tuée à coups de couteau en janvier 2009, a pour la première fois (et la dernière) exprimé des regrets d’une voix hésitante alors que les jurés et la Cour allaient se prononcer sur sa peine, fatalement la plus lourde, après un verdict de culpabilité entière.

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De Gelder : « le sortir de la société »

Une lettre de Kim De Gelder évoque ses mobiles : il était capable de tuer, écrit-il

Kim De Gelder n'a rien concédé aux victimes de ses massacres. Juste une lettre brève adressée à son avocat qui en fait la lecture. © Belga.

Il n’a rien dit. Enfin, juste quelques mots pour se rallier aux déclarations de son avocat Jaak Haentjens. Il avait déclaré au début de son procès vouloir se réserver pour le terme des débats afin de livrer aux familles des victimes et aux survivants de la tuerie de la crèche de Termonde le mobile de ses sauvages expéditions du mois de janvier 2000 : il n’en a rien été. Kim De Gelder, le tueur de bébés, de la puéricultrice de la crèche du « Pays des Fables » et de la septuagénaire Elza Van Raemdonck, tuée une semaine plus tôt à Vrasene, est demeuré un mystère face aux jurés de la cour d’assises de Flandre-Orientale, siégeant à Gand depuis un mois.

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Kim De Gelder et Kim le « Vengeur »

26 avocats des parties civiles et l’avocat général ligués pour enfermer en prison l’accusé

Les mots ont leur poids face aux jurés des cours d’assises. Mercredi, l’avocat général Yves Van Den Berge a appuyé sa conviction de la culpabilité et de la responsabilité pénale de l’accusé, Kim De Gelder, en transformant son patronyme en « Kim De Vergelder » (« Kim le vengeur »).

Des avocats des parties civiles (ils furent 26 à prôner la reconnaissance de culpabilité de l’accusé) l’avaient depuis deux jours et demi chargé de tous les maux. « L’ouragan De Gelder a tout emporté », avait tempêté une avocate. Ses confrères avaient comparé son expédition folle à la crèche de Termonde (deux bébés et une puéricultrice tuée) et au domicile de la septuagénaire de Vlasene Elza Van Raemdonck à des films du catalogue hollywoodien, comme Peur primale (Primal Fear, 1996) ou Wanted, lui accordant l’Oscar de la manipulation. lire la suite

« L’accusé n’est pas un dément ! »

Le procès de Kim De Gelder à Gand

Pour les parties civiles, "le trouble mental" de Kim De Gelder n'abolit pas sa responsabilité. © Belga.

Mardi, aux assises de Gand, les avocats des parties civiles ont tour à tour tapé sur le même clou : Kim De Gelder est bel et bien responsable de ses actes. Et ils ont, en conséquence, demandé aux jurés de répondre « oui » à la question de la culpabilité.

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De Gelder sollicitait De Wever

La mégalomanie de l’accusé dénoncé par Jef Vermassen

La guerre des psys (la « reine des guerres » de ce procès) entamée jeudi à la cour de Flandre-Occidentale s’est achevée lundi à 14 h 30 dans l’énervement face à un Kim De Gelder, nerveux et porteur d’une chemise blanche immaculée, accusé du meurtre de la septuagénaire de Vrasene Elza Van Raemdonck et du massacre de la crèche du « Pays des Fables » de Termonde (deux bébés et une puéricultrice tués) le 23 janvier 2009. Les psychologues Geert Hoornaert et sa collègue Nathalie Lanceur, sollicités par la défense de l’accusé pour établir son irresponsabilité, ont été poussés dans les cordes par les avocats des parties civiles, désireux que soit reconnue la responsabilité mentale de ce furieux qui lacéra à coups de couteau tant de bambins (dix) et de « tantekes » (quatre puéricultrices) avec une détermination qui demeure incompréhensible et à laquelle il refuse, depuis le début des audiences d’apporter un début d’explication.

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De Gelder : la confrontation des psys

Les six experts judiciaires avaient identifié un manipulateur, pas un malade mental

Kim De Gelder. © Belga.

Vingt-six rencontres ! C’est presque un record. Les psychiatres et psychologues commis à l’examen de Marc Dutroux ou de Geneviève Lhermitte (la quintuple meurtrière de Nivelles) avaient fait aussi bien que leurs confrères commis à l’examen mental de Kim De Geler, ce jeune homme aujourd’hui âgé de 24 ans qui répond à Gand devant la cour d’assises de Flandre-Orientale du meurtre d’Elza Van Raemdonck, la septuagénaire de Vlasene et une semaine plus tard de la tuerie sauvage commise à la crèche du « Pays des Fables » à Termonde, en janvier 2009.

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Le père de Kim : « Le retirer de la société »

 Les parents du tueur de la crèche de Termonde ont témoigné de la tombée dans la folie de leur fils meurtrier

Nic et Katia De Gelder ont témoigné de la descente aux enfers de leur fils et de l'échec des psychiatres consultés pour le soigner. © Belga.

Même les monstres peuvent avoir des parents aimants. « Nous ne le laisserons jamais tomber », ont déclaré tour à tour Nic et Katia De Gelder, les parents de Kim, leur fils, qui comparaît devant la cour d’assises de Flandre-Orientale, siégeant à Gand, pour y répondre du meurtre de la septuagénaire Elza van Raemdonck, tuée à coups de couteau, et, une semaine plus tard du massacre (deux bébés et une puéricultrice assassinés) de la crèche du « Pays des Fables » de Termonde, commis le 23 janvier 2009.

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De Gelder : « Il sera dans le coin pour longtemps ! »

L’inventaire des terreurs enfantines causées par la descente meurtrière de Kim De Gelder dans la crèche du « Pays des Fables » à Termonde s’est poursuivi mardi devant la cour d’assises de Flandre-Orientale, à Gand. « Notre fille, depuis cinq ans, n’a plus passé de nuits normales », a témoigné un père. Elle était en état critique, frappée à la gorge par le furieux. Une autre petite, ont témoigné ses parents, s’acharnait à poignarder des tartines peu après les faits. « A la crèche, méchant monsieur ! », avait dit la gamine. Sa maman l’avait rassurée : « Je l’ai mis dans le coin, il n’en sortira jamais. » Un autre bambin avait longtemps refusé de se laisser habiller par ses parents. Ils avaient finalement compris que l’habillage était étroitement lié à son traumatisme : les services de secours les avaient déshabillés pour s’assurer qu’ils n’étaient pas blessés. Tous ces parents d’enfants rescapés l’ont dit avec émotion : « Merci aux tantekes » (les puéricultrices). L’enquête a démontré qu’elles avaient toutes été les premières blessées lors de cette boucherie insensée. « Vous ne devez pas vous sentir coupables », ont-ils lancé, à ces femmes courageuses qui avaient dit la semaine dernière combien elles ressentaient cette douleur de ne pas avoir pu protéger plus d’enfants, leurs enfants…

MARC METDEPENNINGEN

De Gelder : le souvenir des enfants survivants

 

Kim De Gelder a, une nouvelle fois, refusé de s’expliquer sur son équipée mortelle face aux parents des enfants meurtris. © Reuters

 Les familles de ceux tués par Kim De Gelder lors de son intrusion mortelle dans la crèche du « Pays des Fables » avaient témoigné avec émotion vendredi, à Gand, devant la cour d’assises de Flandre-Orientale. Hier, ce fut au tour des parents des enfants cruellement blessés au thorax, au visage, dans leur extrême juvénilité. Ils étaient venus porter la mémoire de ces enfants, Jilka, Senne, Tars, Seppe. Dix enfants agressés, frappés au couteau par ce furieux qui s’était introduit dans la crèche sous le prétexte de « demander un renseignement » aux puéricultrices. Tous ont retrouvé une quasi-normale. Mais avec quels souvenirs et quels reliquats dans leur tête ? Ils sont encore petits, âgés aujourd’hui de 6 ans ou un petit peu plus. « On ne fait même pas cela à des animaux, a lancé à un De Gelder toujours impassible le père d’un de ces petiots. Je ne serai tranquille que lorsqu’il sera enfermé pour toujours », a-t-il ajouté. lire la suite