Seul le diable est absent du box

Assises de Bruxelles. L’exorcisme fatal à Latifa confié au jury populaire

Latifa Hachimi avait 23 ans lorsqu'elle fut soumise à une épouvantable séance d'exorcisme, la Roqya. © D.R.

Les jurés des assises de Bruxelles qui seront tirés au sort ce matin sont invités, à partir de lundi et durant trois semaines, à statuer sur un drame moyenâgeux, fatal à une jeune femme de 23 ans, Latifa Hachimi, morte au terme d’une interminable séance de Roqya, un rite de désenvoûtement musulman.

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Massacre à la crèche : De Gelder aux assises

Justice

renvoi aux assises de Kim De Gelder réservera un nouveau grand procès à la Flandre. © Belga

Kim De Gelder, que ses avocats présentaient comme « irresponsable de ses actes », devra répondre devant la cour d’assises du massacre de la crèche de Termonde (deux bambins et une puéricultrice tués) et du meurtre d’une septuagénaire commis à Vrasene.

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Tué entre la poire et le fromage

Justice.  Une mère et sa fille devant les assises du Hainaut

Me Discepoli (à droite) défendra les intérêts d’Alison Lecocq et Me Mayence ceux de Jocelyne Hourriez. © Belga

La scène est sidérante. Elle se passe à l’heure du déjeuner, le 5 octobre 2008, au domicile de la famille Lecocq, à Saint-Symphorien (Mons). Autour de la table, il y a Jocelyne Hourriez, 47 ans, et ses deux filles : Alison, 19 ans, et Merry, 16 ans. Il y a, aussi, Alex Lecocq, le père de famille, dont la présence à table est exceptionnelle : le climat familial, chez les Lecocq, est à ce point détestable qu’Alex – ses filles le haïssent, sa femme aussi – ne partage plus les repas des siens. D’ordinaire, il mange seul : les trois autres regardent sa présence à leur table comme un casus belli. Et tout le monde s’engueule.

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Avant d’être rejugés, les parents de Sadia restent en prison

Justice.  Nouveau procès devant la cour d’assises de Namur en décembre prochain
 

Les parents de Sadia Sheikh avaient été condamnés à 25 et 20 ans de prison en décembre. Un arrêt cassé le mois dernier. © Belga.

 
Les parents de Sadia Sheikh, condamnés à des peines de 25 et 20 ans de prison en décembre par la cour d’assises du Hainaut pour l’assassinat de leur fille, demandaient leur remise en liberté ce jeudi devant la chambre des mises en accusation de Liège. Cette dernière a suivi le réquisitoire du ministère public et a décidé de les maintenir en détention.

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Procès Sadia-bis compliqué

Justice.  Les parents devraient être libérés la semaine prochaine
 

Pour les parents de Sadia, l'arrêt de Mons n'a plus aucune valeur: le procès les concernant va reprendre à zéro. Les avocats plaident l'innocence de leurs clients. © Belga.

Les avocats des parents de Sadia, la jeune Pakistanaise abattue à Lodelinsart par son frère Mudusar, devront attendre encore une semaine avant de sortir de prison, suite à l’arrêt de la Cour de cassation réformant l’arrêt de la cour d’assises du Hainaut les condamnant à 20 et 25 ans de réclusion. La requête de mise en libération sera introduite par leurs avocats Mes Vincent Dusaucy et Michel Bouchat sera traitée par la Chambre des mises en accusations de Liège, devenue compétente dès lors que le nouveau procès sera diligenté devant la cour d’assises de Namur.

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Trente ans pour le vitrioleur

Assises de Bruxelles: Richard Remès condamné au maximum

Patricia Lefranc entre ses deux avocats, maîtres Mary et Spreutels: "Il ne m'appartenait pas de décider de la peine mais la cour est allée jusqu'au bout: je suis soulagée". © Belga.

Trente ans de réclusion. La cour d’assises de Bruxelles est allée au bout de la logique privilégiée, la veille, par les jurés qui avaient déclaré Richard Remès coupable d’une tentative d’assassinat sur la personne de Patricia Lefranc, la femme qui l’avait éconduit et qu’il avait, à deux reprises, aspergée d’acide sulfurique dans le hall de l’immeuble où ils vivaient tous deux, à Molenbeek.

 Dès lors que les jurés avaient retenu la tentative d’assassinat – la défense aurait souhaité que les faits soient qualifiés de torture –, il devenait évident que Richard Remès n’échapperait pas à la peine maximale de 30 ans. Deux semaines durant, jurés et magistrats avaient eu sous les yeux le visage ravagé de Patricia Lefranc : un réquisitoire toujours recommencé. lire la suite

Remès jugé coupable de tentative d’assassinat

Assises de Bruxelles:  Le jury a considéré que l’intention homicide était établie « au-delà de tout doute raisonnable »

Coupable d'une tentative d'assassinat, Richard Remès encourt désormais trente années de réclusion. © Belga.

Mercredi, en début de soirée, le jury de la cour d’assises de Bruxelles a déclaré Richard Remès coupable d’une tentative d’assassinat sur la personne de Patricia Lefranc : l’ex-compagne qu’il avait, à deux reprises, aspergée d’acide sulfurique, le 1er décembre 2009, dans le hall d’entrée de l’immeuble qu’ils habitaient tous les deux, avenue du Sippelberg, à Molenbeek.

 Ce n’est pas tant la nature des faits qui avait été au centre des débats, ces derniers jours, que leur qualification juridique. La défense, en effet, contestait que Richard Remès ait jamais voulu attenter aux jours de celle qui l’avait éconduit. Les avocats de l’accusé considéraient que cette agression barbare constituait une torture – un crime pour lequel la peine maximale est fixée à vingt ans, alors que l’auteur d’une tentative d’assassinat encourt une peine de trente ans. lire la suite

Où la torture apparaît plus seyante…

Assises de Bruxelles: Les avocats de Richard Remès contestent l’intention homicide

Maîtres Dimitri De Béco et Hicham Chibane: "Une juste application de la loi pénale réclame que l'accusé soit jugé pour ce qu'il a fait." © Belga.

Richard Remès a, irrémédiablement, brisé la vie de Patricia Lefranc. Personne ne le conteste. Et surtout pas la défense qui, au terme d’une semaine qui aura « questionné la nature humaine », s’est – par la voix de Me Hicham Chibane – inclinée avec dignité devant la souffrance et le courage de la victime.

 Pour autant, Richard Remès a-t-il vraiment voulu attenter aux jours de celle qui l’avait éconduit ? Est-il coupable d’une tentative d’assassinat comme l’ont soutenu, lundi, les parties civiles et, hier matin, le ministère public ? Pour l’accusation, l’intention homicide est flagrante : elle peut être déduite, a expliqué l’avocat général Pierre Rans, de la dangerosité des moyens utilisés – de l’acide sulfurique à 96 degrés – et de la vulnérabilité des organes atteints : Richard Remès avait visé la tête. Et à deux reprises encore bien. lire la suite

« Décédée socialement, le 1er décembre 2009 »

Justice:  Les avocats de Patricia Lefranc ont plaidé la tentative d’assassinat devant la cour d’assises de Bruxelles

Maîtres Mary et Spreutels, avocats de Patricia Lefranc: "Nier la tentative d'assassinat, ce serait l'atteindre à nouveau au plus profond de sa chair". © Belga.

Ce sera, jusqu’au bout, et quoi qu’on fasse, le procès de l’émotion. Comment pourrait-il en être autrement ? À cet égard, ses avocats, n’auront eu, pour convaincre, qu’à ressasser l’horreur du calvaire qu’est désormais la vie – la vie ? – de Patricia Lefranc, « née le 7 février 1964, décédée socialement à Molenbeek-Saint-Jean, le 1er décembre 2009 », selon la formule de faire-part dont usa Me Sven Mary au début de sa plaidoirie.

Que dire qui pourrait faire croire que la détresse et la souffrance – l’immense souffrance – de cette femme ne sont pas assez poignantes pour s’imposer d’elles-mêmes à quiconque possède une âme ?

Avec une égale force de conviction, Mes Mary et Spreutels ont évoqué le martyre de cette femme « qui fuit les miroirs », que sa propre ombre « épouvante », et qui a dû abdiquer d’emblée tout espoir de jamais retrouver figure humaine, alors même qu’elle a déjà subi 84 interventions chirurgicales – « une tous les dix jours ! », martèle Me Mary –, censées réparer l’irréparable : les ravages d’un geste abject que son auteur fut tout près de décrire comme « une petite blague ». C’était sa journée du rire : Richard Remès, rappelle l’avocat, avait le projet d’aller, le soir même, applaudir avec une autre le spectacle de Jean-Marie Bigard. lire la suite

« Elle était comme droguée »

Justice:  Le procès de Richard Remès, à Bruxelles, entre dans sa deuxième semaine

Lui, Richard, c’était un dragueur compulsif – hommes et femmes, tout était bon –, avec tout ce que cette assuétude pathétique commandait comme aptitudes au mensonge, à la dissimulation, à la manipulation. Sans doute cet exercice particulier, aussi bien que ces séances de musculation auxquelles il s’astreignait depuis toujours, mettait-il un peu de baume sur quelque blessure narcissique reçue dans l’enfance.

 Elle, Patricia, c’était une femme fragilisée sous des dehors exubérants. Une enfance atomisée par l’inceste et l’alcool – eux, les gosses, on les avait placés –, puis deux mariages calamiteux dont elle avait eu trois enfants. lire la suite