posté le 8 avril 2008 |
catégorie Affaire Fourniret, Les billets de Stéphane Detaille
L’entêtement que les parties mettent quotidiennement à vouloir sortir Fourniret de son mutisme donne parfois lieu à des scènes où l’affligeant le dispute au grotesque. Lundi, c’est Me Chemla, l’avocat des Leroy, qui a tenté de faire parler l’accusé (à vrai dire, il disserte volontiers de tout pourvu qu’il ne s’agisse pas des faits).
On peut comprendre : la version que Fourniret donne du meurtre de Fabienne est très différente de celle de son épouse – nous y reviendrons. Après avoir mégoté, Fourniret finit par accepter le marché de l’avocat : il se bornera à répondre par oui ou par non aux questions de Me Chemla. « Allons-y déjà pour deux questions », dit-il sur le ton de l’homme qui conclut une affaire. Et le voilà qui se met à opiner du chef, à émettre des « hanhan » approbateurs ou à claquer de la langue pour contester une affirmation.
Mais la communication se brouille vite : le système est trop fruste pour un dossier si complexe. Fourniret se cabre. Encore raté ! Demain, on tente le morse
St.D