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	<title>les grands procès</title>
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		<title>Tueurs à gages présumé auditionné</title>
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		<pubDate>Thu, 16 May 2013 10:17:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>phodoc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Affaire André Cornet]]></category>

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		<description><![CDATA[Assises de Liège:  le procès du meurtre de l’opticien-bijoutier André Cornet est suspendu  Rebondissement inattendu, ce mercredi après-midi aux assises de Liège dans le procès de l’institutrice accusée de l’assassinat de son compagnon bijoutier : Me De Quévy, un des conseils de la défense, a demandé la récusation du président de la cour d’assises. Le [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div>
<p><strong>Assises de Liège:  le procès du meurtre de l’opticien-bijoutier André Cornet est suspendu </strong></p>
<p>Rebondissement inattendu, ce mercredi après-midi aux assises de Liège dans le procès de l’institutrice accusée de l’assassinat de son compagnon bijoutier : Me De Quévy, un des conseils de la défense, a demandé la récusation du président de la cour d’assises. Le procès est suspendu jusqu’à nouvel ordre, au grand dam des parties civiles dont certaines ont quitté la salle au bord des larmes.<span id="more-2177"></span></p>
<p>Le 17 juin 2010, André Cornet, 58 ans, un opticien-bijoutier qui venait de rentrer beaucoup d’argent suite à la revente des parts de son commerce, était tué chez lui, à Braives, à coups de batte de baseball puis d’une balle dans la tête. Sa compagne Rita Bigattini, institutrice primaire, avait annoncé sa disparition deux jours après. Ses démarches pour vider le compte en banque de son compagnon et l’indifférence dont elle faisait montre suite à la disparition avaient vite mené les enquêteurs jusqu’à elle. Sa version des faits, exposée ce mardi pendant près de 6 heures, n’a pas été des plus convaincantes : elle prétexte une prise d’otage dont elle aurait été victime, et qui aurait mal tourné.</p>
<p><strong>Détails horribles</strong></p>
<p>Mercredi matin, c’était au tour d’un des tueurs à gages présumés de s’exprimer. Ce fut dur : il affiche 69 de QI et, hormis quelques éléments fournis – notamment la description d’une scène durant laquelle l’institutrice aurait emballé dans un sac poubelle la tête de son compagnon tout juste décédé pour ne pas faire de taches –, il a répondu, trois heures durant, à chaque fois à côté des questions que lui posait le président. Ce dernier a ensuite voulu remettre les points sur les i en s’adressant à Me De Quévy, conseil de Cédric Michot, l’autre tueur à gages présumé, en lui demandant d’éviter de parler pendant les interrogatoires. Les audiences sont tendues tant il y d’avocats – au nombre de 18 – et d’accusés. Depuis le début, le président Dominique Gérard se montre très strict, voire sévère, pour baliser ce procès long et compliqué.</p>
<p>Courroucé par cette remarque, Me De Quévy a quitté l’audience en début d’après-midi, au moment où son client a débuté son interrogatoire. Il a été déposer sa requête en récusation, puis est revenu quand le tueur à gages présumé finissait de présenter sa version. La cour d’assises allait enfin, après trois jours d’interrogatoires tendus en raison des multiples contradictions présentées par les huit accusés, passer à du concret avec les auditions des enquêteurs et les conclusions des experts. Ce ne sera finalement pas pour tout de suite : le président a 48 heures pour décider de se retirer ou de rester. Dans ce dernier cas, c’est la cour de Cassation qui doit se prononcer dans les 8 jours.</p>
<p>LAURENCE WAUTERS</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
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		<title>L&#8217;amant de Rita la &#8220;dégoûtait&#8221;</title>
		<link>http://blog.lesoir.be/grandsproces/2013/05/15/lamant-de-rita-la-degoutait/</link>
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		<pubDate>Wed, 15 May 2013 11:54:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>phodoc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Affaire André Cornet]]></category>

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		<description><![CDATA[Justice:  assises de Liège  Rita Bigattini, l’institutrice de 47 ans accusée d’avoir commandité le meurtre de son compagnon bijoutier pour mettre la main sur son argent, a livré sa version des faits, ce mardi aux assises de Liège, durant plus de six heures. Malgré ses nombreuses contradictions, elle a répété sa dernière version des faits [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div>
<p><strong>Justice:  assises de Liège </strong></p>
<p>Rita Bigattini, l’institutrice de 47 ans accusée d’avoir commandité le meurtre de son compagnon bijoutier pour mettre la main sur son argent, a livré sa version des faits, ce mardi aux assises de Liège, durant plus de six heures. Malgré ses nombreuses contradictions, elle a répété sa dernière version des faits sans sourciller.</p>
<p>La quadragénaire avait rencontré André Cornet dans sa bijouterie de Jemeppe-sur-Meuse, dont elle était cliente, durant l’été 2007. C’est lui qui l’aurait draguée, et il s’était vite montré gentil et généreux avec elle, participant même à l’achat d’une maison à Ciplet (Braives) qui n’a pourtant été enregistrée qu’au nom de Rita. Il lui avait également ouvert un compte où il avait déposé 20.000 euros. Ceux-ci auraient servi pour payer la première tranche du prix fixé pour son exécution…<span id="more-2175"></span></p>
<p>La mésentente au sein du couple serait survenue après deux ans et demi de relation: Rita avait expliqué à l’une des sœurs de son compagnon qu’elle souffrait de la rareté, voire de l’inexistence, de leurs rapports sexuels. <i>«Je culpabilisais, je me disais que ça venait de moi… D’autant plus qu’il était bel homme et avait une réputation de séducteur»</i>, a-t-elle expliqué.</p>
<p>La sœur d’André lui aurait alors confié que son frère avait déjà, par le passé en tout cas, fréquenté des prostituées. Cette nouvelle, ajoutée à la découverte de cassettes vidéo sur lesquelles on voyait André quelques années plus tôt avoir des relations sexuelles avec d’autres femmes, aurait «dégoûté» Rita Bigattini: <i>«Quand je le voyais, j’avais envie de vomir»</i>, a-t-elle expliqué.</p>
<p>L’accusée a soutenu qu’elle avait été agressée, le 17 juin 2010 dans la maison de Ciplet, par deux hommes encagoulés qui avaient tué André sous ses yeux puis avaient menacé sa famille. Le lendemain matin, elle faisait passer les examens du CEB à ses élèves de 6e primaire de l’école Julie et Mélissa, à Grâce-Hollogne. Après avoir nettoyé les taches de sang toute la nuit…</p>
<p>LAURENCE WAUTERS</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
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		<title>Le profil inquiétant de la cupide institutrice</title>
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		<pubDate>Tue, 14 May 2013 07:11:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>phodoc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Affaire André Cornet]]></category>

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		<description><![CDATA[Assises de Liège:  Un collège d’experts donnera son avis &#160; Le procès de Rita Bigattini et de ses sept coaccusés, poursuivis devant la cour d’assises de Liège pour le meurtre du bijoutier André Cornet en juin 2010, a débuté ce lundi par la lecture de l’acte d’accusation, accablant pour l’institutrice de 47 ans. Le substitut [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Assises de Liège:  Un collège d’experts donnera son avis</strong></p>
<div>
<div id="attachment_2172" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://blog.lesoir.be/grandsproces/files/2013/05/wp-Mehw_andre_corn_attini.jpg"><img class="size-medium wp-image-2172" alt="André Corné et Rita Bigattini . © D.R." src="http://blog.lesoir.be/grandsproces/files/2013/05/wp-Mehw_andre_corn_attini-300x199.jpg" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">André Corné et Rita Bigattini . © D.R.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le procès de Rita Bigattini et de ses sept coaccusés, poursuivis devant la cour d’assises de Liège pour le meurtre du bijoutier André Cornet en juin 2010, a débuté ce lundi par la lecture de l’acte d’accusation, accablant pour l’institutrice de 47 ans. Le substitut Pierre Marissiaux, délégué aux fonctions de ministère public, y a notamment résumé les conclusions des expertises mentales des huit accusés. Pour l’institutrice, accusée d’avoir fait tuer son compagnon dans leur maison de Braives afin de mettre la main sur son argent, un collège d’experts a été appelé tant sa personnalité est complexe; selon ces spécialistes, Rita Bigattini représente «une certaine dangerosité sociale».<span id="more-2167"></span></p>
<p><strong>L’argent, toujours l’argent</strong></p>
<p><i>«Le thème de l’argent est central dans son récit, il reste un objet omniprésent de convoitise»,</i> exposent-ils. Sa cupidité, ajoutée aux autres traits de personnalité relevés dans son chef – besoin d’être au centre de l’attention d’autrui, transformation utilitaire des faits, irrationalité – peuvent selon les experts <i>«contribuer à la mise en forme d’actes qui desservent les projets personnels de Rita Bigattini, sans trop d’égards pour les règles sociales et le respect d’autrui».</i>Et de conclure: <i>«En ce sens, on ne peut exclure tout danger dans le futur.»</i></p>
<p>La victime avait touché, quelques mois avant son décès, plusieurs centaines de milliers d’euros à l’occasion de la revente de ses parts dans une bijouterie. La veille de sa mort, Rita Bigattini, dont elle partageait la vie depuis 3 ans, avait effectué des démarches pour pouvoir retirer seule de l’argent sur le compte de son compagnon au Luxembourg.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Un contrat évoqué</strong></p>
<p>Trois coaccusés de l’institutrice ont été interrogés pour clore cette première journée de procès. Dont une sexagénaire qui venait l’aider ponctuellement pour faire le ménage: <i>«Elle m’a dit qu’avec André, ça </i><i>n’allait pas. Puis elle m’a demandé si je connaissais du monde pour lui faire peur,</i> a expliqué la sexagénaire, en pleurs. <i>Là, elle m’a harcelée jusqu’à ce que je lui dise OK, j’ai quelqu’un qui peut faire peur à André. Puis on s’est retrouvées à Seraing. On nous a présenté un homme qui m’a dit de foutre le camp pendant qu’il parlait avec Rita.»</i></p>
<p>C’est à ce moment-là que le contrat aurait été évoqué avec les deux tueurs à gages, des marginaux sérésiens. <i>«Le 18 juin </i>(NDLR: lendemain du meurtre), <i>j’ai reçu un appel de Rita. Elle était garée devant chez moi et me demandait de la rejoindre. Elle m’a dit: Voilà c’est fait, ils l’ont tué. Puis elle a ajouté pan! pan! en faisant le geste de tirer. Elle m’a demandé de brûler les chiffons avec du sang, puis elle voulait que je vienne faire le ménage chez elle pour nettoyer ce qu’elle n’avait pas pu avoir.</i><i> Elle voulait que j’y aille après son rendez-vous chez le coiffeur, mais j’ai refusé. Elle m’avait tendu un piège, je suis tombée dedans!»</i></p>
<p>La cour d’assises entendra ce mardi l’institutrice aux deux visages, au centre de ce dossier aux airs de roman policier.</p>
<p>LAURENCE WAUTERS</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
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		<title>La coquette institutrice aux assises</title>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2013 11:01:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>phodoc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Affaire André Cornet]]></category>

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		<description><![CDATA[Le bijoutier-opticien André Cornet aurait fait l’objet d’un «contrat» Ce lundi débute aux assises de Liège le procès de l’institutrice, accusée d’avoir commandité l’assassinat afin de mettre la main sur les centaines de milliers d’euros que sa moitié avait placés dans une banque luxembourgeoise. Deux marginaux, dont un n’a pas même pu répondre à la [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le bijoutier-opticien André Cornet aurait fait l’objet d’un «contrat»</strong></p>
<div>
<div id="attachment_2163" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://blog.lesoir.be/grandsproces/files/2013/05/wp-belga.jpg"><img class="size-medium wp-image-2163" alt="Le président Dominique Gérard mènera les débats durant quatre semaines. © Belga." src="http://blog.lesoir.be/grandsproces/files/2013/05/wp-belga-300x222.jpg" width="300" height="222" /></a><p class="wp-caption-text">Le président Dominique Gérard mènera les débats durant quatre semaines. © Belga.</p></div>
<p>Ce lundi débute aux assises de Liège le procès de l’institutrice, accusée d’avoir commandité l’assassinat afin de mettre la main sur les centaines de milliers d’euros que sa moitié avait placés dans une banque luxembourgeoise. Deux marginaux, dont un n’a pas même pu répondre à la question portant sur son domicile lors de la composition du jury tant son QI est limité, sont les tueurs à gages présumés et comparaîtront à ses côtés. Cinq autres personnes – trois hommes et deux femmes – figurent également parmi les accusés pour avoir joué des rôles d’importance variable en tant qu’intermédiaires. Deux de ceux-ci sont plus particulièrement concernés, puisqu’ils auraient rencontré l’institutrice dès la naissance du projet meurtrier. L’un d’eux aurait été présent sur les lieux du crime pour aider à en effacer les traces et emporter le corps, tandis que le second est propriétaire du terrain dans lequel le cadavre du malheureux quinquagénaire a été enseveli.<span id="more-2161"></span></p>
<p>L’histoire semblait belle: elle, institutrice à l’école communale Julie et Mélissa, sans enfants et célibataire, était cliente de la vaste bijouterie dont André Cornet et son ex-épouse avaient fait la plus belle boutique de Jemeppe-sur-Meuse. Il était déjà divorcé et était tombé sous le charme de la quadragénaire. Dans son entourage, on s’est dit que Rita était «<i>la bonne», </i>celle avec laquelle André allait se poser. De fait, un an plus tard, le couple achetait une maison à Ciplet (Braives, du côté de Hannut), et ce au nom de Rita exclusivement.</p>
<p>Mais la passion avait vite fait place à la lassitude: alors qu’ils habitaient ensemble depuis quelques mois, l’institutrice avait renoué avec un ancien amant, et le bijoutier devenait plus distant. Peu avant sa mort, il évoquait la séparation et, connaissant la cupidité dont faisait preuve sa compagne, il avait effectué de premières démarches pour que la procuration sur son compte en banque lui soit retirée. Quelques jours plus tard en effet, elle se rendait au Luxembourg et ne parvenait pas à empocher l’argent sur lequel elle voulait mettre la main. Elle avait encore tenté de vider le compte, quelques jours après la mort d’André Cornet. En vain. Le 17 juin 2010, le quinquagénaire a sans doute été empoisonné aux somnifères, pour qu’il ne soit pas trop réactif face à ce qui allait se passer. Rita l’aurait guidé vers son lit, d’où il a été tiré par les coups de battes sur la tête que lui a infligés un de ses meurtriers.</p>
<p>Il a tenté de vivre, de prendre le dessus. Mais le combat était inégal: André Cornet est mort d’une balle dans la tête, s’écroulant dans l’escalier qu’il empruntait pour fuir.</p>
<p>C’est le comportement étrange de sa compagne, qui semblait détachée des événements et qui était partie en vacances moins de quinze jours après sa disparition, qui a mis la puce à l’oreille des enquêteurs.</p>
<p>Sa tentative de retrait bancaire et un terrible lapsus – elle avait évoqué devant les policiers la «mort d’André» au lieu de parler de «disparition»– ont fini de les convaincre de sa culpabilité.</p>
<p>La présumée veuve joyeuse, qu’on surnomme «Miss Lantin» en raison de la coquetterie dont elle ferait preuve même derrière les barreaux, nie avoir commandité le meurtre. Dans la dernière version qu’elle a fournie, elle dit avoir juste demandé qu’on inflige une «bonne correction» à son compagnon… Ce procès digne d’un roman mêlant complots, soif d’argent et aventures amoureuses devrait durer au moins 4 semaines et se fera sous haute sécurité, les deux tueurs à gages présumés ayant déjà tenté de s’évader. Près de 300 personnes seront entendues comme témoins.</p>
<p>LAURENCE WAUTERS</p>
</div>
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			<media:description type="html">Le président Dominique Gérard mènera les débats durant quatre semaines. © Belga.</media:description>
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		<title>Les frères Syed condamnés à 25 et 30 ans</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Apr 2013 11:50:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>phodoc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Affaire Claudia Lalembaïdje]]></category>

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		<description><![CDATA[La mort de Claudia Lalembaïdjé devant la cour d&#8217;assises de Bruxelles &#160; Les jurés n’ont pas cru Hassan. Ils n’ont pas davantage cru Hammad, son frère aîné. Jeudi soir, ils les ont déclarés coupables, eux et leur frère Mohsin, jugé par défaut, de la séquestration et de l’assassinat de Claudia Lalembaïdjé. Hassan et Hammad Raza [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div>
<p><strong>La mort de Claudia Lalembaïdjé devant la cour d&#8217;assises de Bruxelles</strong></p>
<div id="attachment_2155" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://blog.lesoir.be/grandsproces/files/2013/04/wp_0SC8731.jpg"><img class="size-medium wp-image-2155" alt="L'avocat général a eu gain de cause sur quasi toute la ligne. © Alain Dewez." src="http://blog.lesoir.be/grandsproces/files/2013/04/wp_0SC8731-300x205.jpg" width="300" height="205" /></a><p class="wp-caption-text">L&#8217;avocat général a eu gain de cause sur quasi toute la ligne. © Alain Dewez.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les jurés n’ont pas cru Hassan. Ils n’ont pas davantage cru Hammad, son frère aîné. Jeudi soir, ils les ont déclarés coupables, eux et leur frère Mohsin, jugé par défaut, de la séquestration et de l’assassinat de Claudia Lalembaïdjé. Hassan et Hammad Raza Syed ont été condamnés à vingt-cinq ans de prison. Mohsin à trente: un surcroît de sévérité venu sanctionner l’attitude du cadet qui s’est soustrait à la Justice en se réfugiant au Pakistan, quatre jours à peine après l’assassinat de Claudia, en juin 2009.<span id="more-2154"></span></p>
<p>Les jurés ont considéré, comme le ministère public et les parties civiles, que Claudia avait été victime d’un complot. D’un crime d’honneur, si tant est qu’un assassinat puisse jamais avoir quelque rapport avec l’honneur. Peut-être est-elle morte parce qu’en choisissant de rompre avec Hassan, son mari, elle avait attenté gravement à l’honneur de la famille Syed: dans leur monde à eux, une femme – une Africaine, encore bien: une <i>«black bitch»,</i> disait Hammad – ne peut quitter impunément son époux. Claudia, ils l’ont tuée à trois: dans les motivations de l’arrêt rendu jeudi soir, le jury a estimé que l’assassinat de la jeune femme ne pouvait être le fait du seul Hassan. L’absence de lésions défensives suggère que Claudia a été maîtrisée, immobilisée, avant d’être étranglée dans l’appartement que les Syed louaient à Forest: là même où l’analyse de la mobilophonie localise les trois frères et la jeune femme, à 22h18, dans la soirée du dimanche 14 juin.</p>
<p>Pour les jurés, la téléphonie établit pareillement que les trois frères ont bel et bien pris part à l’équipée qui les a conduits, ce soir-là, de l’autre côté de la frontière où le corps de Claudia fut précipité dans l’Escaut: un endroit repéré, à deux reprises au moins, par Mohsin, dans les heures qui précédèrent l’assassinat. Hammad avait, de la même manière, repéré quelques jours plus tôt ce coin perdu d’Anderlecht où la C4 de la victime fut abandonnée après la macabre expédition en France. Tout, ainsi, avait été méticuleusement préparé: l’arrêt cite encore la façon dont Sabine B., l’épouse de Mohsin, fut éloignée de l’appartement de Forest, ce week-end-là, la surveillance que les trois frères exerçaient à proximité du domicile de Claudia, dans la journée du samedi 13 juin, ces SMS rassurants qu’ils adressèrent après le meurtre à l’entourage de la victime – dont certains n’ont pu être expédiés que par Hammad–, la fuite de Mohsin au Pakistan…</p>
<p>L’avocat général avait requis une peine de trente ans contre les trois frères. <i>«Eux,</i> dit-il, <i>ont décidé que Claudia ne vivrait pas plus de 32 ans».</i> Il ne leur trouvait d’autre circonstance atténuante qu’une absence d’antécédent judiciaire: une considération à laquelle il prêtait lui-même fort peu de poids dès lors que les Syed n’avaient séjourné que fort peu de temps sur le territoire belge. La cour, <i>in fine</i>, a bien voulu tenir compte, aussi, des remords formulés par Hassan – dont elle a également souligné la situation particulière, tiraillé qu’il était entre son amour pour Claudia et la pression que sa famille faisait peser sur son couple – et de la solidarité que Hammad manifesta à l’endroit de son frère en refusant de se réfugier au Pakistan, dans les jours qui suivirent le meurtre.</p>
<p>STÉPHANE DETAILLE</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
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		<item>
		<title>Les accusés réclament leur acquittement</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Apr 2013 12:23:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>phodoc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Affaire Claudia Lalembaïdje]]></category>

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		<description><![CDATA[La mort de Claudia Lalembaïdjé devant la cour d’assises de Bruxelles  Ils réclament leur acquittement. Tous les deux: Hassan et Hammad. Pas pour les mêmes raisons. Hassan est en aveux: il a tué Claudia. Mais pas dans les circonstances décrites mardi par l’avocat général et les parties civiles qui, tour à tour, évoquèrent un plan [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div>
<p><strong>La mort de Claudia Lalembaïdjé devant la cour d’assises de Bruxelles </strong></p>
<p>Ils réclament leur acquittement. Tous les deux: Hassan et Hammad. Pas pour les mêmes raisons. Hassan est en aveux: il a tué Claudia. Mais pas dans les circonstances décrites mardi par l’avocat général et les parties civiles qui, tour à tour, évoquèrent un plan machiavélique ourdi (en ourdou) par les frères Syed avec la probable bénédiction de leur père resté au Pakistan.</p>
<p><i>«Je ne vois pas Hassan tuer ainsi, de façon froide et calculée, la femme qu’il aimait, la mère de l’enfant qu’il adorait et celle qui, à bien des égards, était son premier rempart contre cette mesure d’expulsion qu’il redoutait tellement»,</i> déclare d’emblée son avocat, Me Didier De Quévy. <i>Il faut faire appel à la raison.»<span id="more-2151"></span></i></p>
<p>Ce qui, à l’entendre, revient tout simplement à ajouter foi à la version que son client a livrée aux enquêteurs. Hassan, dit son avocat, aimait Claudia. D’une passion qui consumait tout. Et qui fut le substrat vénéneux d’une jalousie morbide. Il soupçonnait tout le monde de convoiter sa femme – même l’agent de quartier. Il était capable de violence, oui: il avait déjà tenté d’étrangler Claudia, le 12 mai 2008. Les semaines qui avaient précédé le meurtre, Hassan les avait vécues dans la frustration de l’amant contraint de vivre son amour dans la clandestinité: depuis que cette ordonnance du juge de paix l’avait contraint à quitter le domicile conjugal, en avril 2009, il ne voyait plus Claudia qu’à la sauvette.</p>
<p>Il enrageait. Elle échappait à son contrôle. Elle avait passé la nuit du 12 au 13 juin à faire la fête dans une boîte de nuit. Un proche avait alerté Hassan: on avait vu sa femme danser avec deux hommes. Il écumait. Puis, le dimanche 14 juin, ce type – un inconnu sorti de nulle part à bord d’une vieille Ford rouge – lui avait appris que Claudia se prostituait. <i>«J’ai vu noir et rouge»,</i> a raconté Hassan.</p>
<p><strong>«Contrainte irrésistible»</strong></p>
<p>Les couleurs, selon la défense, de cette rage qui abolit tout. Et dont le législateur a si bien compris la puissance dévastatrice qu’il a vu en elle un motif d’acquittement: c’est le fameux article 71 du code pénal qui évoque <i>«la contrainte irrésistible».</i> Et c’est au nom de cette contrainte-là que Hassan réclame son acquittement.</p>
<p>Bien sûr, rien ne prouve que Hassan dit vrai. Mais, dit son autre avocat, Me Abdelhadi Amrani, on chercherait tout aussi vainement les preuves susceptibles d’étayer le scénario échafaudé la veille par l’accusation. La mobilophonie? Elle ne prouve rien dès lors qu’on peut tout lui faire dire. <i>«Elle montre, par exemple, qu’à aucun moment, le GSM de Hassan n’est actif sur le territoire français, dans la soirée du 14 juin. Alors, pour les hypothèses, on peut y aller…»,</i> dit l’avocat.</p>
<p>La défense de Hammad ne dit rien d’autre. La thèse de l’accusation, disent Mes Benjamine Bovy et Carine Couquelet, serait séduisante si elle n’était si parfaitement dénuée de fondement. <i>«Pourquoi les Syed en seraient-ils venus à tuer Claudia? En quoi sa mort les servait-elle? Claudia tuée, Hassan avait-il plus de chances d’obtenir ses papiers?»,</i> interroge la première. <i>«Le ministère public en vient lui-même à dire qu’il ne sait pas qui a fait quoi: c’est la preuve de son incapacité à rapporter la preuve»,</i> tonitrue la seconde.</p>
<p>Les deux avocates sont, elles aussi, d’avis que <i>«Hassan, en gros, a dit la vérité».</i></p>
<p>Or, Hassan dit de Hammad qu’il n’a rien fait. Il doit donc être acquitté. Et quand bien même subsisterait-il un doute qu’il devrait profiter à l’accusé: <i>«C’est le fondement de notre système pénal»,</i> dit Me Bovy.</p>
<p>STÉPHANE DETAILLE</p>
</div>
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		<title>«Claudia, ils l&#8217;ont tuée à trois»</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Apr 2013 12:16:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>phodoc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Affaire Claudia Lalembaïdje]]></category>

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		<description><![CDATA[Justice: assises de Bruxelles &#160; Voilà seulement vingt ans, c’eût sans doute été le crime parfait», convient l’avocat général Jean-Marie Mawet. Mais voilà: par un juste retour des choses, le progrès technologique ne sert pas moins ceux qui traquent le crime que ceux qui les commettent. Dans cette affaire-ci, la mobilophonie n’aura pas seulement mis [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div>
<p><strong>Justice: assises de Bruxelles</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_2141" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://blog.lesoir.be/grandsproces/files/2013/04/assises-belga1.jpg"><img class="size-medium wp-image-2141" alt="BELGIUM BRUSSELS ASSIZES THREE BROTHERS FOR MURDER" src="http://blog.lesoir.be/grandsproces/files/2013/04/assises-belga1-300x199.jpg" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">Luc Maes, président de la cour. © Belga.</p></div>
<p>V<i>oilà seulement vingt ans, c’eût sans doute été le crime parfait»,</i> convient l’avocat général Jean-Marie Mawet. Mais voilà: par un juste retour des choses,</p>
<p>le progrès technologique ne sert pas moins ceux qui traquent le crime que ceux qui les commettent. Dans cette affaire-ci, la mobilophonie n’aura pas seulement mis à mal la version des accusés: elle aura suggéré un tout autre scénario que parties civiles et ministère public jugent autrement crédible.<span id="more-2139"></span></p>
<p>Pour eux, c’est clair: Claudia n’a pas été étranglée, comme le soutient Hassan, dans l’emportement d’une dispute, le soir du dimanche 14 juin 2009. Non: elle a été mise à mort dans l’appartement que les frères Syed louaient à Forest. Un plan machiavélique ourdi par les trois frères à la seule fin d’éliminer une femme dont l’indépendance menaçait de ruiner ce projet dont Hassan, son mari, faisait une obsession: avoir des papiers en règle. Dès lors que les Syed considéraient – à tort ou raison: qu’importe? – que la procédure de divorce initiée par Claudia compromettait la régularisation promise à Hassan, la jeune femme était condamnée.
<a href='http://blog.lesoir.be/grandsproces/2013/04/13/on-avait-retrouve-le-corps-de-claudia-dans-une-valise-qui-flottait-sur-lescaut/belgium-searching-missing-police-claudia-lalembaidje/' title='Claudia Lalembaïdje.'><img width="150" height="150" src="http://blog.lesoir.be/grandsproces/files/2013/04/GP-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="© Belga." /></a>
<a href='http://blog.lesoir.be/grandsproces/2013/04/17/leur-gsm-malmenent-la-version-des-accuses/wp_0sc8711/' title='La valise qui avait contenu le corps de Claudia.'><img width="150" height="150" src="http://blog.lesoir.be/grandsproces/files/2013/04/Wp_0SC8711-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="© Alain Dewez." /></a>
<a href='http://blog.lesoir.be/grandsproces/2013/04/18/ce-mec-cest-un-enfoire-de-premiere/belgium-brussels-assizes-three-brothers-for-murder-2/' title='Pièces à conviction dans le procès Claudia Lalembaïdje'><img width="150" height="150" src="http://blog.lesoir.be/grandsproces/files/2013/04/wpclaudia-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt=".© Belga." /></a>
</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>«Cette saloperie de colson»</strong></p>
<p>Me Gilles Vanderbeck a méticuleusement rapporté toutes les preuves qui, selon lui, établissent de façon irréfutable l’existence d’un plan patiemment mûri et froidement exécuté par les trois frères, le moment venu. Qu’il ait été élaboré en bonne intelligence avec leur père, là-bas, au pays, n’est, dit-il, pas douteux: les enquêteurs ont recensé treize communications avec le Pakistan dans les jours qui précédèrent et suivirent immédiatement la mort de Claudia. L’avocat évoque ces repérages, en France et à Anderlecht; ces manœuvres pour éloigner Sabine B., l’épouse de Mohsin, de l’appartement de Forest, le temps d’un week-end – peu avant son départ, Hammad la convaincra encore d’échanger avec lui son GSM, histoire de mieux brouiller les pistes. Me Vanderbeck rappelle, aussi, l’impatience de Hassan, le 14 juin, quand Franck Lalembaïdjé tarde à ramener la C4 qu’il a empruntée à sa sœur: encore un peu et ce lambin faisait tout foirer!</p>
<p>Ce soir-là, il n’y eut pas de dispute dans la voiture. La C4, dit Me Denis Bosquet, Claudia la conduira elle-même jusqu’à l’appartement des Syed: Hassan l’a convaincue d’aller jusque-là, sous un prétexte quelconque – peut-être pour y récupérer la carte d’identité qu’elle avait égarée deux jours plus tôt et dont on retrouvera un fragment dans la Citroen. Sur place, Claudia sera étranglée à l’aide de <i>«cette saloperie de colson»</i>. Entre 20h55 et 22 h, selon l’avocat général. <i>«En tout cas pas avant,</i> insiste Me Bosquet: <i>faute de quoi, la rigidité cadavérique aurait compromis la solution de la valise.»</i></p>
<p>Les frangins avaient déshabillé le corps de Claudia. Ils avaient ôté ses piercings. Peut-être même, dans leur affairement, avaient-ils égaré quelque brillant: Sabine B. s’était souvenue qu’à son retour à Forest, le lendemain du meurtre, les frères lui avaient enjoint de ne pas jeter le contenu de sa ramassette, si d’aventure elle s’attelait au ménage – ils avaient égaré <i>«quelque chose».</i></p>
<p>Ils l’avaient tuée à trois. Et ils étaient partis tous trois vers la France, jusqu’à cet endroit improbable qu’ils avaient repéré plus tôt. Ils avaient conservé le GSM de Claudia: ils l’utiliseraient pour donner le change en adressant aux proches de la jeune femme des SMS rassurants. L’enquête a montré que plusieurs de ces messages n’avaient pu être expédiés que par Hammad, l’aîné, qui continue de plaider son innocence: il dormait, dit-il, cette nuit-là. <i>«Sa version,</i> dit Me Bosquet, <i>Hassan l’a forgée à la seule fin de disculper Hammad qu’il fallait impérativement tenir à l’écart.</i><i>Quitte à charger Mohsin auquel sa fuite assurait une parfaite impunité. Hassan a mis 14 mois à bâtir son histoire à partir d’un élément – cette histoire selon laquelle Claudia aurait pu s’être livrée à la prostitution – qu‘il avait découvert en consultant son dossier, le 11 janvier 2010: c’est de là que lui est venue cette idée de l’inconnu à la Ford rouge qui aurait été le client abusé de son épouse».</i></p>
<p>STÉPHANE DETAILLE</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
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			<media:description type="html">© Alain Dewez.</media:description>
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		<title>Tous les scénarios sont concevables</title>
		<link>http://blog.lesoir.be/grandsproces/2013/04/23/tous-les-scenarios-sont-concevables/</link>
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		<pubDate>Tue, 23 Apr 2013 13:25:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>phodoc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Affaire Claudia Lalembaïdje]]></category>

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		<description><![CDATA[Assises de Bruxelles  Les enquêteurs ont beau déployer des trésors de pédagogie: on s’emmêle un peu les pinceaux dans la mobilophonie. Rien n’est simple: chacun des frères Syed possédait plusieurs GSM. Et chaque GSM pouvait accueillir plusieurs cartes SIM –l’un des boîtiers en aurait accueilli une demi-douzaine durant la seule période considérée par l’enquête. Et, [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div>
<p><strong> Assises de Bruxelles </strong></p>
<p>Les enquêteurs ont beau déployer des trésors de pédagogie: on s’emmêle un peu les pinceaux dans la mobilophonie. Rien n’est simple: chacun des frères Syed possédait plusieurs GSM. Et chaque GSM pouvait accueillir plusieurs cartes SIM –l’un des boîtiers en aurait accueilli une demi-douzaine durant la seule période considérée par l’enquête. Et, pour tout simplifier, les GSM pouvaient, à tout moment, changer de main: Sabine B., l’épouse de Mohsin –l’Arlésienne de ce procès est enfin venue témoigner – a notamment confirmé que, juste avant les faits, elle avait échangé son Nokia avec le Motorola de son beau-frère Hammad.</p>
<p>Le brouillard gagne encore en épaisseur lorsqu’on entend Hassan raconter que, le soir du dimanche 14 juin 2009, Mohsin avait emporté plusieurs GSM –<em>«Trois ou quatre, dont ceux de Hammad»,</em> dit-il – quand il l’avait accompagné de l’autre côté de la frontière française, où le corps de Claudia fut précipité dans l’Escaut.<span id="more-2128"></span></p>
<p>Moyennant quoi, tous les scénarios sont concevables. Y compris celui qui exclurait toute participation de Hassan, le seul des trois accusés à être jamais passé aux aveux: que l’on sache, Hammad et Mohsin auraient pu tout aussi bien tuer Claudia et acheminer son corps au diable Vauvert sans l’aide de leur frère qui aurait ensuite avoué le meurtre pour couvrir les deux autres.</p>
<p>La question du mobile demeure pareillement obscure: Claudia est-elle morte parce qu’elle voulait quitter Hassan, compromettant ainsi la procédure de régularisation mise en œuvre par son mari – qu’il fût, dans l’intervalle, devenu le père d’un enfant né d’une mère belge sur le sol national suffisait pourtant à lui conserver son titre de séjour? A-t-elle été tuée parce que les frères Syed avaient des raisons de douter de sa fidélité? Ou, pire encore, parce qu’il leur serait revenu que la jeune femme s’était livrée à la prostitution?</p>
<p>Il a été plusieurs fois question, durant ce procès, d’un rapport de police selon lequel les noms de Claudia et de deux de ses sœurs figuraient, en 2007, sur le registre du personnel d’un bar à filles situé en région anversoise: cette information controversée –les sœurs expliquent qu’elles avaient prêté leurs documents d’identité à des Africaines pour leur permettre d’avoir un emploi – ne fit toutefois l’objet d’aucun procès-verbal et les enquêteurs n’ont pas poussé plus avant cette piste-là. Les frères Syed, qui fréquentaient le quartier de Matonge, avaient-ils eu vent de quelque rumeur infamante à ce propos? Mystère. Une chose, seulement, est sûre: ces trois-là ne parleront jamais.</p>
<div>
<p>&nbsp;</p>
<p>EN BREF</p>
<p><strong>Les accusés</strong> Hassan Raza Syed (né en 1987) et ses deux frères Hammad (1984) et Mohsin (1989) répondent, comme auteurs ou coauteurs, de la séquestration et de l’assassinat de Claudia Lalembaïdjé, 32 ans, dont le corps avait été retrouvé dans une valise jetée à l’Escaut, à proximité de Valenciennes. Mohsin, en fuite, est jugé par défaut. L’arrêt est attendu vendredi.</p>
<p><strong>Aujourd’hui</strong> On entendra le réquisitoire du ministère public et les plaidoiries des parties civiles.</p>
<p>STEPHANE DETAILLE</p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
</div>
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	</item>
		<item>
		<title>&#8220;On entendait des cris puis elle venait montrer ses bleus&#8221;</title>
		<link>http://blog.lesoir.be/grandsproces/2013/04/20/2123/</link>
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		<pubDate>Sat, 20 Apr 2013 13:20:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>phodoc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Affaire Claudia Lalembaïdje]]></category>

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		<description><![CDATA[C'est impossible que Hammad ait tout ignoré de la mort de Claudia. Impossible !]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La mort de Claudia Lalembaïdjé aux assises de Bruxelles</strong></p>
<div>
<p> On ignore pourquoi les frères Syed résolurent un jour de quitter le Pakistan où leur famille vivait très confortablement. <em>«Trop chaud!»,</em> a répondu laconiquement Hassan quand le président l’a interrogé à ce propos. On ne sait pas davantage à quel moment précis ils débarquèrent en Europe. Vers la fin de l’année 2006, comme le déclare Hassan? Rien n’est sûr: Fadila K., qui fut l’épouse de Hammad, l’aîné, assure les avoir rencontrés dès 2004, à l’époque où ils avaient trouvé refuge dans un centre d’hébergement pour demandeurs d’asile.</p>
<p>C’était à Douvres. La mère de Fadila, une ressortissante française, travaillait là-bas. C’est ainsi que Fadila avait fait la connaissance de Hammad dont elle s’était amourachée. Pour son malheur. <em>«Lui et ses frères se sont servis de moi,</em> dit-elle. <em>J’ai vécu sous leur coupe, j’étais leur marionnette.»<span id="more-2123"></span></em></p>
<p>Hammad l’avait épousée. Pour les papiers et rien d’autre. Ils s’étaient installés à Douai, dans le nord de la France. Fadila avait donné naissance à une fille, en 2006. Toute la tribu vivait alors dans le logement du couple: <em>«Les trois frères sont très liés,</em> dit Fadila. <em>Je crois que n’importe lequel d’entre eux pourrait donner sa vie pour les deux autres.»</em> Les frangins passaient les journées à zoner, à fumer des pétards, à reluquer des films porno. Elle, elle devait filer droit.</p>
<p>–<em>«Vous avez été victime de violences?»,</em> s’enquiert le président.</p>
<p>–<em>«Pas autant que Sabine mais j’y avais droit aussi»,</em> dit Fadila.</p>
<p>Sabine B. était la compagne de Mohsin, <em>«le plus violent des trois».</em> Sabine, il l’appelait <em>«Ugly»</em>: <em>«la moche».</em> Il l’avait épousée en août 2008. Pareil: pour les papiers. <em>«Rien d’autre ne comptait,</em> dit Fadila. <em>Un jour, dans la cuisine, j’ai entendu Hassan expliquer qu’il était prêt à tuer pour ses papiers.»</em></p>
<p>Les épouses Syed trinquaient. Ils les utilisaient pour régler tous leurs problèmes administratifs. Ou comme prête-nom. Fadila K. était ainsi devenue, à son insu, la gérante d’une société d’import-export que Hammad avait créée à Bruxelles. <em>«Je ne vivais même pas en Belgique»,</em> dit-elle. Parfois, les Syed l’embarquaient pour Bruxelles où quelque paperasse à remplir requérait sa présence. <em>«Si je refusais, ils me séquestraient»,</em> raconte Fadila.</p>
<p>Les frères occupaient déjà cet appartement de la chaussée Neerstalle, à Forest. Fadila n’y vivait pas. Sabine, si. Les voisins voyaient d’un mauvais œil ces locataires plutôt mal embouchés qui fumaient des joints dans la cage d’escalier. Ils n’aimaient pas leurs façons, <em>«leur anglais de MTV»</em>. Deux ou trois fois par semaine, ils entendaient hurler Sabine à l’étage. <em>«Ça commençait vers 19 heures,</em> raconte le voisin du dessous. <em>Puis Sabine descendait montrer ses bleus.»</em></p>
<p>Vendredi, la cour a vainement attendu l’arrivée de Sabine B. dont le témoignage était espéré. <em>«Elle est toujours sous leur emprise»,</em> dit Fadila. Elle, elle a fui. <em>«Mais je continue de vivre dans la peur,</em> dit-elle. <em>Je les ai vus planquer devant chez moi, des semaines durant. La nuit venue, je m’éclairais à la bougie pour ne pas trahir ma présence. Vous savez, ils ont tenté à plusieurs reprises de kidnapper ma fille.»</em></p>
<p>Fadila n’avait jamais vu Claudia. Elles s’étaient parlé, une ou deux fois au téléphone. Elle avait appris sa mort sur internet. <em>«C’est impossible,</em> dit-elle, <em>que Hammad ait tout ignoré de la mort de Claudia. Impossible!»</em></p>
<p>Le président interpelle soudainement Hassan:</p>
<p>–<em>«Vous accusez-vous du meurtre de votre femme pour couvrir vos frères?»,</em> tonne-t-il.</p>
<p>–<em>«Non, m’sieur»,</em> fait Hassan.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>EN BREF</p>
<div>
<p> <strong>Les accusés</strong> Hassan Raza Syed (né en 1987) et ses deux frères, Hammad (1984) et Mohsin (1989) répondent, comme auteurs ou coauteurs, de la séquestration et de l’assassinat de Claudia Lalembaïdjé, 32 ans, dont le corps avait été retrouvé dans une valise flottant sur l’Escaut, en aval de Valenciennes, le 29 juin 2009. Mohsin, en fuite, est jugé par défaut.</p>
<div>
<p><strong>Lundi</strong> On entendra les derniers témoins de moralité.</p>
</div>
<p>STÉPHANE DETAILLE</p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
</div>
]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>«Je voyais s&#8217;éteindre ma fille Claudia»</title>
		<link>http://blog.lesoir.be/grandsproces/2013/04/19/je-voyais-seteindre-ma-fille-claudia/</link>
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		<pubDate>Fri, 19 Apr 2013 07:08:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>phodoc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Affaire Claudia Lalembaïdje]]></category>

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		<description><![CDATA[La mort de Claudia Lalembaïdjé devant la cour d’assises de Bruxelles &#160; Dans les jours qui avaient suivi la disparition de Claudia, Hassan n’avait cessé de tempêter: sûr que cette «pute» – «Ce mot-là, dit Kadidja, la mère de Claudia, il revenait tout le temps» – avait abandonné son enfant pour se la couler douce, [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La mort de Claudia Lalembaïdjé devant la cour d’assises de Bruxelles</strong></p>
<div id="attachment_2120" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://blog.lesoir.be/grandsproces/files/2013/04/Wp-BELGIUM_.jpg"><img class="size-medium wp-image-2120" title="BELGIUM BRUSSELS ASSIZES THREE BROTHERS FOR MURDER" src="http://blog.lesoir.be/grandsproces/files/2013/04/Wp-BELGIUM_-300x202.jpg" alt="" width="300" height="202" /></a><p class="wp-caption-text">© Belga.</p></div>
<div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans les jours qui avaient suivi la disparition de Claudia, Hassan n’avait cessé de tempêter: sûr que cette «pute» – <em>«Ce mot-là,</em> dit Kadidja, la mère de Claudia, <em>il revenait tout le temps»</em> – avait abandonné son enfant pour se la couler douce, quelque part, dans les bras d’un autre.</p>
<p>La famille s’inquiétait. Elle tenait conseil lorsque le premier SMS bidon de Claudia était tombé sur le GSM de Kadidja: <em>«Salut mama, je suis a Brugge chez une copine. Maxim va bien? Je sera la demain. Dit rien a Hassan.»</em> Hassan était là. Il avait apostrophé sa belle-mère: <em>«Voilà! Ta fille est comme ça! Toi, t’as des messages. Moi, j’ai rien!»<span id="more-2119"></span></em></p>
<p>Des mois durant, Kadidja avait assisté, mortifiée, à la déliquescence du couple. <em>«Il y avait beaucoup de disputes, des fois jusqu’à 4 heures du matin,</em> dit-elle. <em>Je sais qu’il y a eu des assiettes cassées, des tentures arrachées, tout ça.»</em> Claudia avait une myriade d’amis. Hassan était jaloux. <em>«Une fois par mois, il détruisait la puce de son GSM»,</em> dit Kadidja. Un enfer.</p>
<p>Il y avait eu cette rupture, au printemps 2009. Kadidja, qui cherchait un appartement, s’était installée provisoirement dans le logement que sa fille louait à Schaerbeek, chaussée de Helmet, depuis le 1er mai. Hassan, lui, avait trouvé refuge chez ses frères, à Forest. Mais, craignant que cette séparation ne compromette sa régularisation, il voulait à toute force se faire domicilier chez Claudia. Pour elle, c’était hors de question: à tous les coups, on sucrerait son allocation de chômage.</p>
<p><em>«Ils ont eu de violentes disputes à ce propos»,</em> se souvient Kadidja. Malgré quoi, Hassan avait été officiellement domicilié à Schaerbeek, chaussée de Helmet, dans des circonstances obscures que l’enquête n’a jamais pu éclaircir<em></em>.</p>
<p>Ce fut un mois pénible. Kadidja voyait, impuissante, sa fille s’éteindre, s’anémier, s’exfolier. Elle, d’ordinaire si pétulante, se claquemurait dans le silence.</p>
<p>Dans la matinée du dimanche 14 juin, Kadidja s’était absentée pour chercher un appartement. <em>«A mon retour,</em> dit-elle, <em>Hassan était là. Euphorique. Je l’avais jamais vu comme ça. Il m’a glissé que tout était arrangé avec Claudia. A voir sa tête à elle, j’avais des doutes. Ils se sont absentés, en début de soirée. Claudia m’a dit: Je vais discuter avec Hassan. Je ne l’ai jamais revue.»</em></p>
<p>Hassan, lui, était revenu cette nuit-là. Seul. Kadidja avait dû lui ouvrir: il n’avait pas la clé. Claudia? Ils s’étaient disputés, avait-il expliqué. Comme d’hab. Elle l’avait lourdé de la C4 et il était revenu à Schaerbeek à pied.</p>
<p>Il avait dormi dans la chambre de Claudia. Les heures puis les jours avaient passé. Ses proches recevaient de Claudia des SMS qui ne rassuraient plus personne. Hassan avait eu droit au sien. Un message qui disait: <em>«A partir d’aujourd’hui, tu es libre».</em> Sa famille avait signalé la disparition de Claudia dans la soirée du mardi 16 juin.</p>
<p>Le vendredi, il y avait eu cette scène dont Kadidja se souvient avec une acuité particulière. Elle s’était disputée avec Hassan dont la morgue lui était devenue insupportable. <em>«Soudain,</em> dit-elle, <em>il s’est effondré à mes pieds qu’il a saisis en sanglotant: Maman, pardonne-moi!, disait-il. J’ai su, à ce moment-là, qu’il avait fait quelque chose à Claudia.»</em></p>
<p>Hassan ne s’était pas sitôt ressaisi que son GSM sonnait. A l’autre bout du fil, quelqu’un lui avait dit quelque chose.</p>
<p>–<em>«C’est mes amis»,</em> avait-il annoncé en raccrochant.</p>
<p>–<em>«Tes amis?»,</em> avait sourcillé Kadidja.</p>
<p>C’était la police. Hassan était convoqué au commissariat. Le soir même, il était placé sous mandat d’arrêt pour le meurtre de Claudia. De sa prison, il avait adressé des lettres à sa belle-famille. Il était innocent. Quand on le laisserait sortir de là, il retrouverait le salaud qui avait fait ça.</p>
<p>STÉPHANE DETAILLE</p>
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