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  • Le Soir le 29 January 2015 à 15 h 53 min  

    Pessimisme des jeunes : les avis divergent 

    Au vu des dernières réactions concernant l’enquête Solidaris-RTBF-Le Soir sur le pessimisme des jeunes, on constate que les avis continuent de diverger.

    Pour “thekab”, ce constat de pessimisme chez les jeunes est tout à fait logique :

    Ces constats ne sont pas étonnants. Le même ressenti est partout. On a tous ce sentiment au fonds de nous: “Globalement, en tant que collectivité humaine organisée, nous nous trompons de direction.”Les jeunes, peut-être plus particulièrement que d’autres catégories plus “installées”, ont le sentiment que plusieurs sujets fondamentaux de notre vivre ensemble devraient être renégociés.

    II s’agirait de sortir du train train, de mettre l’essentiel sur la table, de convoquer une sorte d’”état généraux de la société”, pour dire “Stop,ici on est tous d’accord, on ne va pas sur la bonne route. on n’arrive plus à être heureux ET on n’arrive pas à changer les choses via notre système de décisions collectives actuel. Donc comment réorienter collectivement le tir ?”

    Il n’existe évidement aucun lieu de pouvoir susceptible de prendre des décisions d’une telle envergure. Il est évident que les personnes qui détiennent actuellement le pouvoir législatif et économique y sont hostiles.Mais beaucoup de trentenaires que je connais seraient prêts à renoncer à une partie de leur confort immédiat et à une partie de leur liberté individuelle, pour qu’on puisse, collectivement décider de changer les choses et au minimum:

    Prendre des mesures contraignantes pour favoriser une économie courte, réelle, localisée avec redistribution descente des richesses (écart de rétribution maximum) tout en prenant des mesures contraignante contre une économie du matérialisme low-cost mondialisé (objets/biens de consommations, services).

    Prendre des mesures contraignantes pour renforcer la solidarité interpersonnelle et le sentiment d’appartenance aux collectivités humaines (depuis la famille jusqu’à l’espèce) (enseignement, culture, fiscalité,…) et des mesures contraignantes contre l’individualisme néo-libéral et le culte de la réussite matérielle.

    “Sim”, lui, ne veut pas employer le terme “pessimiste”, il se voit plutôt comme quelqu’un de réaliste :

    Je ne pense pas être pessimiste, je dirais plutôt réaliste. Les politiques sont plus attachés à leur(s) prochain(s) mandat(s) qu’à l’avenir de leurs citoyens. Le fossé entre les riches et les pauvres est de plus en plus grand. La faim dans le monde n’a pas été éradiquée.

    On travaille pour gagner de l’argent et plus pour son utilité première: accomplir une tâche ou rendre un service. Les entreprises ont plus leurs mots à dire que les citoyens (si ça c’est la démocratie mes cours de gestion étaient donc faux)… Et cette liste de choses qui ne tournent pas rond est loin d’être finie.

    A coté de ça, j’ai de la chance de vivre en Belgique. J’ai une famille sympa, des amis sympas, un métier qui me plait donc je n’ai pas vraiment de quoi me plaindre. Mais je m’indignerai dès que je le peux pour toutes ces choses qui ne tournent pas rond.

    Certains pensent que ce n’est l’enseignement supérieur mais bien le secondaire qui doit nous préparer à devenir citoyens. C’est notamment l’avis de “naquam” :

    Je ne suis absolument pas d’accord avec cette idée selon laquelle il faut que l’université prépare à la citoyenneté. D’abord parce que c’est écarter ceux qui ne souhaiteraient ou ne pourraient pas faire d’études universitaires (dont le nombre devrait à mon avis augmenter tant on a la preuve aujourd’hui qu’avoir un diplôme universitaire garanti plus d’avoir un joli papier qu’un emploi).

    Mais surtout parce que c’est oublier que lorsque l’on commence des études supérieures, on est pour la plupart déjà des “citoyens” des citoyens débutants peut-être mais citoyens quand même. C’est à l’enseignement secondaire qu’il revient de nous aider à construire notre sens critique. Même si ce sens critique doit remettre notre société en question…

    Et d’autres, comme “Seb”, pensent que notre société est à l’aube de bouleversements profonds :

    Je crois qu’on est à la veille d’une remise en cause totale des fondements de notre société. J’ai 34 ans et je ne m’attends ni à une retraite ou peut-être une sorte d’allocation qui éviterait de travailler à temps plein à partir d’un certain âge, ni à une sécurité sociale dans les prochaines décennies à moins d’un changement profond de mentalité. En fait, je ne crois plus au matelas de l’état.

    Pour moi, ce seront les petites communautés qui vont se recréer, toutes les petites initiatives et son réseau social proche qui va permettre de vivre à terme. Si vous “réussissez” matériellement, les états vous exonéreront d’impôts et parfois même vous donneront des aides, c’est la tendance de ces dernières décennies et on voit bien que quelque soit les scandales, rien ne change fondamentalement car une certaine élite se tient. Mais est-ce vraiment ça qui compte ? Je crois qu’on va devoir vivre avec moins d’argent, moins de confort mais peut-être serons-nous plus heureux en fin de compte ?

    Ce qui est certain c’est que la démographie européenne n’aidant pas, il n’y a pas pour moi aucun espoir de changement au niveau politique avant plusieurs décennies en Europe, la jeunesse passera toujours au second plan tant que la pyramide des âges sera en faveur des plus âgés. Les seules révolutions sociales comme mai 68 et dans d’autres pays ont lieu que quand la jeunesse est majoritaire ce qui n’est pas le cas ici. Un autre monde devra être recréé mais je n’en verrai probablement que les germes car il faudra plusieurs générations surtout en Europe. Ailleurs cela pourra néanmoins aller beaucoup plus vite …

    La vieille Europe est vraiment vue de l’étranger comme complètement à côté de la plaque suffit de lire deux récents prix nobel d’économie américains et ce que pensent les asiatiques de l’Europe qui n’est pour eux qu’un musée à ciel ouvert pour classe moyenne.

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  • AnnCharlotte le 28 January 2015 à 17 h 42 min
    Mots-clefs: , , , partis,   

    La FEF réagit aux chiffres sur le pessimisme des jeunes: “Il n’y a pas que les partis politiques pour s’engager” 

    Corinne Martin, présidente de la Fédération des étudiants francophones (FEF), a tenu à réagir sur une série de constats pointés par le thermomètre Solidaris RTBF – Le Soir, sur le pessimisme des jeunes vis-à-vis de la société, de la politique et de l’enseignement.

    martin

    L’ascenseur social en panne: “La démocratisation n’est pas assez qualitative”

    D’après le baromètre, 11% des 18-30 ans estiment que l’échelle sociale fonctionne en Belgique. “Nous le dénonçons depuis de nombreuses années“, entame Corinne Martin. “Quantitativement, une démocratisation s’observe dans l’enseignement supérieur: beaucoup d’étudiants s’inscrivent.” Mais deux problèmes subsistent. Le premier concerne la qualité de la démocratisation: “L’accès à l’université reste problématique pour les étudiants originaires de milieux populaires. Il y a un réel manque d’ouverture“, commente la présidente de la FEF.

    Avant d’évoquer la question de la démocratisation de la réussite: “Beaucoup d’études démontrent que les inégalités se jouent déjà dans le secondaire. Cela se poursuit dans le supérieur, où la maîtrise de certains codes est requise de manière inconsciente. Dans les échanges entre les étudiants, avec les enseignants, au niveau de l’administration… Tout cela peut poser problème dans l’adaptation du jeune.” Pour Corinne Martin, sur ce dernier sujet, on est face à un manque de réponse politique qui devient “de plus en plus criant“.

    Les jeunes ne croient pas en la politique: “Il n’y a pas que les partis”

    C’était sans doute l’information “coup de poing” du jour: seul un jeune sur 20 pense que les partis politiques peuvent vraiment changer les choses, et seuls 4% font confiance aux partis. Corinne Martin rétorque: “Les jeunes sont intéressés par la chose politique au sens initial du terme! Ils s’intéressent aux affaires de la société de manière générale, de la “cité”, ce qui est d’ailleurs la la signification première du grec “polis”. Preuve en est: l’explosion d’endroits où les jeunes peuvent s’engager. Il existe des associations, des mouvements citoyens ou étudiants… Le parti n’est plus le seul canal pour s’engager, je pense que les moyens se sont diversifiés avec le temps.” Mais encore: “Ce n’est pas parce que les jeunes ne se retrouvent pas dans les partis qu’ils ne sont pas engagés politiquement.”

    L’école ne prépare pas assez  à la compréhension de la société: “Travailler davantage sur la citoyenneté”

    Selon Solidaris, 46% pensent que l’enseignement prépare mal à la compréhension du monde et de la société. La FEF réclame depuis longtemps que l’enseignement supérieur travaille  davantage sur l’esprit critique et l’émancipation des jeunes. “C’est aussi une des missions de l’université d’apprendre aux jeunes à devenir des citoyens. On pourrait davantage introduire de formation à la citoyenneté dans l’enseignement supérieur, via davantage d’interdisciplinarité, via une multiplication des points de vue présentés et en invitant plus d’interlocuteurs externes, par exemple.”

    Et vous, quel est votre avis? Vous pouvez réagir sur cette page.

    Crédit photo: Pablo Garrigos

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    • JosephKocks le 28 janvier 2015 à 19 h 20 min

      Et voilà! Des jeunes prêts à se faire manger tout cru par les décideurs de demain…Car, jusqu’à preuve du contraire, tout est politique! Ce que vous mangez, buvez, l’électricité du réveille-matin, l’eau des sanitaires, la sécu, les bus et trains, etc. Ne votez surtout pas et laissez faire!

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    • B. E. M. le 29 janvier 2015 à 15 h 31 min

      Il faut cesser de nommer “démocratie” le parlementarisme. Le parlementarisme date d’une époque où les gens étaient analphabètes et où le système de communication le plus rapide c’était le cheval. S’exprimer une fois tous les 4 ans ne peut être appelé de la démocratie. La démocratie est née à Athènes, où les citoyens participaient directement à la vie politique, tirés au sort comme des jurés à un procès. Nous sommes majoritairement éduqués, connectés, pourtant nous nous désintéressons de la politique car nous en avons assez d’être représentés. Nous voulons que notre voix compte, pas qu’un parti l’utilise à ses fins. Le parlementarisme est basé sur l’idée que les citoyens n’ont pas le temps ni l’intérêt pour se gouverner eux-mêmes. Depuis nous avons Internet et en moyenne 8 heures de loisirs par jour.

      Le parlementarisme, donc la représentation, sont anachroniques.

      Notre premier ministre actuel a obtenu son poste grâce au népotisme et au mensonge (“je ne gouvernerai pas avec la N-VA”). Qui l’a sanctionné ? Notre système politique encourage la tromperie, mais pire encore ces tromperies découragent le vote. Preuve en est l’augmentation inarrêtable du vote blanc.

      Peu importe son bilan, un ministre n’a pas à s’inquiéter pour sa retraite. Comment pourrait-il défendre des citoyens dont il ne partage plus le sort ? Que la politique soit une carrière au lieu d’un service rendu à la société est une dérive. Nous n’avons plus confiance dans les hommes politiques parce qu’ils défendent leurs intérêts, pas les nôtres. Quel que soit leur âge, les engagés en politique devraient s’en inquiéter.

      Regardez cette vidéo pour en savoir plus : https://www.youtube.com/watch?v=Dahg7XPHu98

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  • Le Soir le 28 January 2015 à 16 h 49 min  

    Pessimisme des jeunes : vos réactions 

    Vous avez été nombreux à réagir à l’enquête Solidaris-RTBF-Le Soir sur le point de vue des jeunes belges. Nous avons repris sur cette page une sélection des témoignages pour enrichir le débat.

    En marge du débat vidéo de 11h02, Anaïs livre un témoignage qui s’inscrit dans ligne des résultats issus de l’enquête :

    “Actuellement en temps que cohabitante au chômage, je risque de perdre tout revenu. Mes perspectives d’avenir sont assez limitées dans un pays sans emploi pour tous. De plus les politiques ont l’air d’ignorer notre génération sauf quand il s’agit de taper dessus. De toutes façon il y a trop de trucs contradictoires pour vraiment y croire : donner des allocs qui confinent les gens dans la pauvreté (1000 euros à deux dans mon cas), supprimer le chômage aux gens qui peuvent prouver leurs recherches ( déjà trois dans mon entourage), supprimer la notion de choix et de dignité dans l’emploi, etc. Non j’y crois plus, et pour l’austérité j’ai envie de dire “qu’ils aillent voir ailleurs, notre génération n’est en rien responsables de ces problèmes, donc on n’a pas à payer les erreurs des générations précédentes, le pacte des générations c’est pas que pour “les vieux”…et pour ce qui est de rembourser les erreurs des banques, je suis ravie de ne pas être imposable!”

    Un autre internaute, “2ni” refuse le pessimisme. Optimiste, il voit dans une situation difficile les graines d’un succès futur :

    “Je suis jeune, je vis dans une des provinces rencontrant le plus de problèmes socio-économiques (le Hainaut), et je suis loin d’être pessimiste. Non que les constats mentionnés soient selon moi complètement faux, mais ils induisent une certaine fatalité dans laquelle je ne me retrouve aucunement. Les choses peuvent (et doivent) évoluer. Mais elle ne le feront pas sans une prise de responsabilités dans le chef de tout un chacun.

    Il est évident que l’action citoyenne doit retrouver une place sinon centrale, tout du moins importante dans le paysage politique, social et économique de notre pays. Là est pour moi la clé d’un redressement au sens global du terme : en finir avec les mentalités défaitistes promptes à se comparer sempiternellement et négativement aux réalités d’autres pays, UE et hors UE; et penser à ce que chacun peut faire à son niveau pour améliorer le quotidien, en ne se voilant pas la face au sujet des problèmes inhérents à la réalité de la Belgique, mais aussi en se souvenant que nous possédons des atouts réels qu’il est impératif de développer davantage.

    En bref, un contexte socio-économique difficile doit pour moi être saisi comme un recul pour mieux sauter, et non comme une épée de Damoclès sur l’avenir. Avec toutes les difficultés que ça pourra engendrer, mais la vie n’est jamais un chemin tout droit tracé.”

    Certains sont pessimistes bien que leur situation personnelle soit confortable, c’est le cas de “vashe9″ :

    “J’ai 27 ans et j’ai un cdi et un appartement (prêt à la banque) donc je fais encore partie des “jeunes”. Je ne me considère pas optimiste du tout quand à l’avenir de la société… Les gens sont de plus en plus manipulés par les médias, par “l’émotion” (qui prend le pas sur la raison), les réseaux sociaux… On met l’argent et l’individu consumériste avant tout au détriment de la planète et de l’intérêt général, qui est parfois contraire à notre propre intérêt. Mon futur ça sera métro/boulot/dodo, et encore si j’ai de la chance. J’ai décidé de ne jamais avoir d’enfants justement pour cette raison : quel avenir pour eux si le nôtre est déjà noir ? Le modèle de la famille “classique” ne fonctionnerait pas avec moi, les recettes du passé ne marchent plus sur la génération actuelle, je ne connais personne de mon âge en couple qui désire se marier.”

    D’autres, comme “Seb” suggèrent que notre modèle de société est façonné par l’âge de la population :

    Je crois qu’on est à la veille d’une remise en cause totale des fondements de notre société. J’ai 34 ans et je ne m’attends ni à une retraite ou peut-être une sorte d’allocation qui éviterait de travailler à temps plein à partir d’un certain âge, ni à une sécurité sociale dans les prochaines décennies à moins d’un changement profond de mentalité. En fait, je ne crois plus au matelas de l’état. Pour moi, ce seront les petites communautés qui vont se recréer, toutes les petites initiatives et son réseau social proche qui va permettre de vivre à terme. [...]  Ce qui est certain c’est que la démographie européenne n’aidant pas, il n’y a pas pour moi aucun espoir de changement au niveau politique avant plusieurs décennies en Europe, la jeunesse passera toujours au second plan tant que la pyramide des âges sera en faveur des plus âgés. Les seules révolutions sociales, comme mai 68 et dans d’autres pays, n’ont lieu que quand la jeunesse est majoritaire ce qui n’est pas le cas ici.

     

     

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  • Le Soir le 28 January 2015 à 8 h 54 min  

    Pessimisme des jeunes : vos témoignages 

    News: Employment of young people

     

    Les premiers résultats du sondage Solidaris-RTBF-Le Soir sont sortis aujourd’hui. Le constat est sans appel : dans leur très grande majorité, les jeunes sont pessimistes. Seul un jeune sur vingt pense que voter permet de changer les choses, à peine plus d’un sur dix pense que l’échelle sociale fonctionne. Le système économique et financier inquiète près de deux jeunes sur trois.

    Est ce que vous vous retrouvez dans ces constats ? partagez vous cette inquiétude par rapport à la société et son avenir ? Pensez vous au contraire que ces chiffres dessinent un portrait trop sombre de votre génération ?

    Le Soir lance le débat ici même. Partagez votre avis, votre constat ou vos propositions en utilisant l’espace dédié aux commentaires, ci-dessous.

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    • JP Brésart le 28 janvier 2015 à 10 h 15 min

      J’ai 70 ans. Moi aussi, je constate que le vote ne change qu’à la marge, que l’état social est coupable de dangereux excés, que le système économique inquiète.

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    • arnaud le 28 janvier 2015 à 10 h 24 min

      Dogme de la croissance envers et contre tout infinie dans un monde aux ressources finies , politique inféodée aux puissances de l’argent (lobbys, etc…), mondialisation sauvage génératrice de régression sociale dans les pays les plus “développés” (voir conditions sociales dans le textile au bangladesh, etc), transfert de nombreux emplois dans les pays a moindre coûts (automobile, it, acier et services divers, etc …), tensions naissante entre communautés, interdiction par les traités européens que les états se financent auprès d’un organisme public (obligation de passer par des banques privées), …
      La part des revenus du travail est en constante baisse par rapport a ceux du capital et on voudrait que les gens consomment plus ? pour détruire encore plus la planète ? pour exploiter encore plus la misère dans les pays à bas coûts ?
      Je comprends que les jeunes ne voient pas l’avenir positivement et comprennent la difficulté de changer ce système mortifère et perdent confiance …

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    • Syllepse le 28 janvier 2015 à 10 h 47 min

      En juin 2014, il y a un peu plus six mois, le Soir publiait une infographie sur une enquête commandée par la Fondation P&V, réalisée par deux sociologues de la VUB, venant, je cite « démontrer que les jeunes adultes sont loin d’être pessimistes. Huit jeunes sur dix estiment en effet qu’à quarante ans, ils auront le même niveau de vie – ou un meilleur niveau – que celui de leurs parents. » Un peu plus de six mois après cette « étude », une autre « étude » démontre le contraire. Alors, quelle est la valeur réelle de ces « études » ?

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      • AnnCharlotte le 28 janvier 2015 à 12 h 00 min

        @Syllepse, l’avis de cet expert, publié dans le journal de ce matin, pourrait vous éclairer. Les jeunes répondent différemment en ce qui concerne leur propre avenir et l’avenir de la société de manière globale. Les chiffres publiés aujourd’hui concernent la société en général.

        Au constat sidérant d’un pessimisme généralisé s’oppose un chiffre étonnant. En
        réalité, 74 % des jeunes adultes franco-phones de 18 à 30 ans se disent plutôt satis-
        faits de leur vie actuelle. Pas si paradoxal que ça, comme l’explique Bernard
        Rimé, psychologue des émotions à l’UCL.
        Comment explique ce paradoxe?
        C’est ce qu’on appelle « l’optimisme irréaliste ».
        Le point de départ est le suivant : objective-
        ment, nous vivons dans un monde dangereux
        où le contrôle que nous avons sur les choses est
        bien inférieur aux éléments qui nous menacent.
        Dans l’heure qui suit, je peux être arraché à la
        vie de multiples façons. Si nous gardions la
        vision purement réaliste que l’actualité nous
        impose, nous serions contraints de prendre
        conscience des êtres dérisoires que nous
        sommes. Or, ce regard réaliste est impossible à
        tenir ! Sans quoi on ne peut rien entreprendre.
        Les gens doivent donc porter ce que j’appelle
        des lunettes roses : ils doivent exagérer leur
        bonne étoile et le sentiment que le monde est
        juste pour s’assurer la vision d’un monde dans
        lequel il est possible de vivre. C’est le sentiment
        d’invulnérabilité de type « ça n’arrive qu’aux
        autres ».

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      • Mme Bonheur le 28 janvier 2015 à 15 h 18 min

        C’est le problème de certains sondages : les questions posées biaisent l’étude de façon à corroborer l’hypothèse.

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    • Syllepse le 28 janvier 2015 à 10 h 50 min

    • Jonathan Buscarlet le 28 janvier 2015 à 10 h 50 min

      Bonjour,

      Voici, pour réflexion, un courriel envoyé à l’ensemble de la classe politique le 12 janvier 2015.
      Nous n’avons, à ce jour, reçu que deux réponses. Celles-ci étaient polies, sans plus.
      Je pense que le contenu du courriel reflète cependant différents problèmes emblématiques qui ont donné vie à ce pessimisme des jeunes (et des moins jeunes d’ailleurs).

      Bonne lecture :

      “Objet : REFORME DU SYSTEME ELECTORAL

      Madame, Monsieur,

      Les élections de mai 2014 ont vu s’accroître le sentiment d’éloignement du peuple avec la classe politique : taux d’abstention en hausse, coalitions a fortiori illogiques, pactes gouvernementaux ne correspondant effectivement à aucun programme de parti présenté lors de la campagne, …

      Par ce mail, nous aimerions vous suggérer certaines propositions qui, selon nous, pourraient rendre plus crédibles les scrutins.

      Nous aimerions connaitre votre avis sur ces idées. Notre démarche est tout à fait personnelle, non liée à l’un ou l’autre média. Nous ne prévoyons pas de diffuser vos réponses a priori. Nous voulons par ce courriel surtout vous insuffler des idées de moyens qui à nos yeux pourraient permettre aux citoyens de croire à nouveau en la classe politique.

      BULLETIN DE VOTE

      @ ajout de la possibilité de faire un vote négatif en rouge en plus du vote positif en vert qui reste prépondérant. Par souci de constructivité, sans vote positif, le bulletin est annulé. Les votes négatifs seraient déduits des votes positifs.

      Cela permettrait au citoyen d’exprimer une envie plus précise du parti qu’il ne veut justement pas voir au pouvoir.

      La manière serait bien entendu à étudier de manière approfondie (vote négatif = moins 1 vote ou moins 1/2 vote ?, vote négatif uniquement en tête de liste ?, prise en compte du vote négatif d’office au risque d’avoir des résultats sous le “0″ ?, …)

      @ possibilité de voter sur le bulletin pour une case «n’adhère pas au système en place » avec des choix justificatifs : vote obligatoire, système électoral (majoritaire/proportionnel), …

      Cela équivaudrait un vote blanc mais serait plus parlant. L’évolution de ce chiffre permettrait de voir où se situe la confiance des électeurs en ce système proportionnel d’alliances assez complexe et bien souvent frustrant pour l’électeur.

      CRÉDIBILITÉ DES PROGRAMMES ELECTORAUX

      @ Obliger les partis à insérer dans leur programme les promesses fermes, leurs priorités absolues à côté des idées envisageables en fonction des coalitions à venir.

      Il y aurait donc 2 voire 3 parties dans leur programme :

      1) les mesures indiscutables pour lesquels les partis n’auraient pas de marge de manœuvre.

      2) les mesures qu’ils aimeraient voir passer s’ils sont engagés dans un gouvernement mais pour lesquels, ils savent qu’il va falloir probablement trouver un compromis avec leurs partenaires.

      3) les mesures totalement innovantes encore jamais évoquées et qui pourraient d’office être débattues si la composition d’un gouvernement leur incombait.

      @ condamner pour «publicité mensongère»; “abus de confiance”, … les promesses électorales non tenues.

      Cela permettrait à moyen terme aux électeurs de croire à nouveau en la classe politique. Comme dans les autres secteurs, les contrevérités seraient punissables.

      @ Combattre le fossé entre jeunes et classe politique en instaurant un quota minimum de jeunes de moins de 30 ans dans les instances exécutives (commune, province) et 40 ans (régions, état fédéral). Pour se faire, une période d’adaptation est nécessaire afin de ne pas rendre la tâche trop rude aux partis. En outre, des cours sur les instances publiques seraient généralisés à partir de la 4ème secondaire (1h/semaine) afin de mieux former les futurs candidats.

      Période d’adaptation :
      2018 – élections communales (+province) 20% min de – de 30 ans.
      élections fédérales – 20% de –de 40 ans.
      2019 – élections Régions (et FWB) – 20% min de – de 40 ans.
      2022 – élections fédérales – 25% de –de 40 ans.
      2023 – élections Régions (et FWB) – 25% min de – de 40 ans.
      2024 – élections communales (+province) 25% min de – de 30 ans.
      Elections fédérales – 30% de – de 40 ans.

      Ces propositions de réforme du système électoral ont pour unique but de rendre à l’électeur son poids réel et objectivé lors de son acte civique le plus important.

      Merci pour votre lecture et votre réponse.”

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    • Ghislain Neuforge le 28 janvier 2015 à 11 h 27 min

      Notre société est truffée de “sociologues”, “psychologues” et autres experts qui rédigent de nombreux rapports dont nos gouvernants (et nos journalistes) s’abreuvent.
      Mais qui incitent nos jeunes à l’audace et l’ambition ? Qui leur offre de réelles opportunités de se prendre en main? Qui donc a peur de voir nos jeunes (électeurs) se démarquer de l’état providence (acheteur de voix)?
      Demandons à nos industriels de peser sur l’enseignement afin de produire moins de “trucoloques” et plus de diplômés utiles à la société. Demandons aux ministres en charge de la coopération de créer un genre de “Peace Corp” par lequel nos jeunes devraient obligatoirement passer en se mettant au service d’ONG en Belgique ou à l’étranger. Ils verraient ainsi le monde et sa misère, se rendraient utiles (eh oui!) au lieu de téter au mamelon de l’indemnité d’insertion.
      “Demandes-toi ce que tu peux faire pour ton Pays plutôt que de que peut faire ton Pays pour toi” disait JFK

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      • Rediculous de Quennelle le 28 janvier 2015 à 11 h 42 min

        il te faut quoi de plus que la suppression programmée du chômage et surtout des cpas?

        tu vis dans une bulle…croire que la réussite coule de source avec l’audace et les efforts…pathétique

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      • Jess le 28 janvier 2015 à 12 h 25 min

        C’est tellement simple dit comme ça mais la réalité est toute autre. J’ai vecu à l’étranger pendant 2 années, j’ai vu la misère du monde et jamais il ne me viendrait à l’idée de comparer ma situation à celle de ces personnes. Mais franchement qu’est-ce que nous offre la société ici, des jobs toujours plus sous-payés alors que la coût de la vie ne cesse d’augmenter, des bâtons dans les roues de celui qui veut se lancer en tant qu’indépendant? Sans fonds propres quelle banque sera prête à nous prêter le moindre euro?

        C’est ça le problème que nous avons nous les jeunes. Tout est bouché, compliqué, on doit se plier aux moindres desiderata du marché du travail parce que quelle chance on a d’avoir un job! Toute cette situation de soi-disant crise n’est à mon sens que du pain béni pour les entreprises qui peuvent se permettrent d’utiliser ses travailleurs comme bon lui semble car de toute façon il y a 400 personnes derrière qui sont prêtes à tout pour avoir un job et en finir avec galère.

        Que dire d’une amie à moi qui enchaîne les CDD depuis deux ans dans la même structure? Avec tous les désavantages et le stress que ça lui cause.

        Faut arrêter avec l’idée que tous les jeunes sont des fainéants qui veulent rien faire! Nous ce qu’on veut c’est simplement un job décent qui donne envie de se lever le matin, avec un salaire décent et des conditions de travail décentes. Est-ce beaucoup demandé? Je ne pense pas…

        Je comprends que les jeunes soient pessimistes pour l’avenir avec toute cette stigmatization. Quand c’est pas les chomeurs qu’on blame, ce sont les jeunes, puis les étrangers. C’est tellement simple de rejetter la faute sur les autres sans jamais se remettre en question soi-même.

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      • Gerald le 28 janvier 2015 à 13 h 01 min

        Tout a fait d’ accord. Trop facile d’être pessimiste. Avançons et bougons dans ce Monde qui fait de même et battons nous si nécessaire pour une vie meilleure. Elle peut certainement l’être et le sera toujours pour nous, pour l’autre aussi vers qui je puis me porter pour éviter de pleurnicher sur mon sort. Je suis optimiste, donc je suis courageux.

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      • Gilson le 28 janvier 2015 à 13 h 29 min

        Créer un peace corp… C’est mignon mais mais si c’est obligatoire ça s’appelle du travail forcé. La DDH, la constitution belge et européenne et les lois belges ne permettent pas le travail forcé, heureusement. Et puis se trip de l’humanitaire, c’est très condescendant de croire qu’un jeune sans formation est d’une quelquonque aide dans les pays ou sevit la “misère”, très néo-coloniale cette vision.

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    • 2Ni le 28 janvier 2015 à 11 h 49 min

      Je suis jeune, vit dans une des provinces rencontrant le plus de problèmes socio-économiques (le Hainaut), et suis loin d’être pessimiste. Non que les constats mentionnés soient selon moi complètement faux, mais ils induisent une certaine fatalité dans laquelle je ne me retrouve aucunement. Les choses peuvent (et doivent) évoluer. Mais elle ne le feront pas sans une prise de responsabilités dans le chef de tout un chacun.

      Il est évident que l’action citoyenne doit retrouver une place sinon centrale, tout du moins importante dans le paysage politique, social et économique de notre pays. Là est pour moi la clé d’un redressement au sens global du terme : en finir avec les mentalités défaitistes promptes à se comparer sempiternellement et négativement aux réalités d’autres pays, UE et hors UE; et penser à ce que chacun peut faire à son niveau pour améliorer le quotidien, en ne se voilant pas la face au sujet des problèmes inhérents à la réalité de la Belgique, mais aussi en se souvenant que nous possédons des atouts réels qu’il est impératif de développer davantage.

      En bref, un contexte socio-économique difficile doit pour moi être saisi comme un recul pour mieux sauter, et non comme une épée de Damoclès sur l’avenir. Avec toutes les difficultés que ça pourra engendrer, mais la vie n’est jamais un chemin tout droit tracé.

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    • Dugi le 28 janvier 2015 à 11 h 49 min

      @Ghislain Neuforge, parce que tout le monde sait que les jeunes, dont j’espère encore faire partie, ne ressentent pas la misère du monde qui les entoure et pleurent après les aides de l’état, c’est bien connu. Les abbreuver d’images de pauvreté extérieure à leur comfort afin qu’ils acceptent par soumission qu’on dégrade la qualité de vie dont ont profité leurs aînés?
      Puisque vous être d’une utilité remarquable,contrairement à nous selon vos paroles, ne pourriez-vous pas tenter de comprendre pourquoi ce pessimisme ambiant plutot que de renvoyer une image des jeunes comme profiteurs d’une société trop maternelle… société, qui rappelons le, est gouverné et est devenu aussi “maternelle” sous l’impulsion et le vote des personnes de votre génération et non la mienne

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    • Yves R le 28 janvier 2015 à 11 h 58 min

      Au lendemain du 70ème anniversaire de la libération d’Auschwitz-Birkenau, le journal Le soir nous “apprend” que l’immense majorité des jeunes 18-30 ans de Communauté française sont pessimistes. Que s’est-il donc passé entre la fin de cet horreur absolue et aujourd’hui ? Comment, cette “merveilleuse” société de consommation, de croissance, de compétition et de concurrence que nous avons créée depuis la guerre et que l’on continue à leur inculquer partout, via l’enseignement et les médias, la pub, le foot et les discours politiques…, cette “merveilleuse” société donc ne serait-elle finalement pas le nirvana ? Et si tout ça, au fond, ne donnait pas réellement sens à la vie ?
      Face à ce constat, pourquoi ne chercherions nous pas avec eux d’autres routes pour comprendre le monde, vivre autrement, participer et se mobiliser avec des autres pour une société plus juste et équitable, et nécessairement plus en harmonie avec la terre.
      Des beaux mots tout cela, direz-vous ? Non, loin du pessimisme ou du “chacun pour soi et sauve-qui-peut”, partout, des hommes et des femmes, des jeunes et des moins jeunes réinventent construisent déjà cet autre monde. Nous en connaissons tous. Faisons les connaître, rejoignons-les, pour les renforcer et faire en sorte que, pas à pas, ils deviennent des chemins nouveaux et joyeux d’avenir pour les jeunes d’aujourd’hui et de demain.

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    • James Dean le 28 janvier 2015 à 11 h 58 min

      Que voulez vous comme explications ? La réussite matérielle apparaît comme la valeur inéluctable, essentielle pour le chemin vers le bonheur et la reconnaissance. Faut comprendre, que dans un contexte économique morose depuis près de 30 ans (on saute de crise en crise tout les 4-5 ans), la voie semble être sans issue pour notre génération.

      Sur le plan économique,
      On doit faire face à à la loi de « l’offre et de la demande » sur le marché du travail. Tout notre mode de vie ne semble plus être réglé que sur ces impératifs. Nous ne sommes que des chiffres, des « ressources humaines ». D’un côté on engage plus que des gens surqualifiés, (les +5 prennent le boulot des +3 etc.) pour des jobs qui ne nécessiteraient pas toutes ces compétences avec un salaire payé au lance pierre. De l’autre ceux qui restent, considérés comme « les sous qualifiés » se trainent d’interim en jobs subventionnés ou dans des jobs qu’ils font de manière alimentaire. Pour des jobs intéressants, il n’est pas rare de recevoir 300 à 400 cv qui vont passer une batterie de tests pour au final 1 seul engagé. Et faut pas trop faire le fine bouche niveau prétention salariale, imaginez si 400 personnes postulent, ça veut dire que si tu foires ou est trop exigeant, il y en a 400 qui prendraient bien ta place.

      Sur le plan financier
      Il y a ce fatalisme lié « aux marchés ». Une multinationale vire 2000 employés, l’action grimpe ! On spécule sur la perte des autres, on spécules sur les denrées alimentaires et sur les ressources énergétiques, et des gens meurent pour ces chiffres et cette comptabilité. Et tout ça est virtuel ! Des chiffres dans des carnets comptables ou des ordinateurs. On pourrait l’arrêter par simple consensus, puisque c’est nous qui avons crée ce système, mais non… https://www.youtube.com/watch?v=zI5hrcwU7Dk

      Sur le plan politique,
      en 30 ans en Europe nos politiques qu’ils soient de gauche ou droite ou du centre ou écologiste, ont gérés tout à court terme, même les crises. Gauche ou droite, peu de différences. On nous as vendu l’idée de cette belle Europe unie et de la monnaie euro comme un beau rêve de démocratie. Mais aujourd’hui, on a plutôt l’impression que ce sont les lobbys et les technocrates qui mènent la danse et pas le citoyen et que nos voix ne comptent pas, et ce malgré la mobilisation citoyenne (pétitions, manifestations, mouvement des indignés). De plus, le manque de vision politique de cette union à crée des inégalités dans le monde du travail et du social et renforce encore plus le fatalisme économique lié à l’emploi que nous ressentons actuellement.

      Sur le plan d’avenir,
      cet insécurité d’emploi, ce système de retraite incertain, toute cette incertitude n’aide pas bien entendu. L’espérance de vie augmente mais l’espérance de vie en bonne santé elle, diminue(étude de 2013 de la revue The Lancet).

      Nous ne somme pas la dernière génération à avoir une vision pessimiste de l’avenir. Il y a eu les « no future » et les « soixante-huitards ». Mais à la différence d’hier c’est que les cycles de crises étaient bien plus espacés et le modèle de « la croissance » était encore valable.

      Aujourd’hui nous savons que la croissance infinie n’est pas possible ni soutenable et pourtant on continue. Réchauffement climatique, problèmes de santé, destruction de la nature : nous sommes en train de scier la branche sur laquelle nous sommes assis. Les jeunes ne sont pas bêtes, on le sent qu’on fonce dans un mur mais personne ne semble vouloir arrêter la marche de ce train infernal.

      Ce que les jeune ressentes peut se résumer à cette citation du film « la haine » : C’est l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de 50 étages. Le mec, au fur et à mesure de sa chute, il se répète sans cesse pour se rassurer : « Jusqu’ici tout va bien… Jusqu’ici tout va bien… Jusqu’ici tout va bien. » Mais l’important, c’est pas la chute. C’est l’atterrissage.

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    • thekab le 28 janvier 2015 à 12 h 25 min

      Ces constats ne sont pas étonnants. Le même ressenti est partout. On a tous ce sentiment au fonds de nous: “Globalement, en tant que collectivité humaine organisée, nous nous trompons de direction.”

      Les jeunes, peut-être plus particulièrement que d’autres catégories plus “installées”, ont le sentiment que plusieurs sujets fondamentaux de notre vivre ensemble devraient être renégociés.

      II s’agirait de sortir du train train, de mettre l’essentiel sur la table, de convoquer une sorte d’”état généraux de la société”, pour dire “Stop,ici on est tous d’accord, on ne va pas sur la bonne route. on n’arrive plus à être heureux ET On n’arrive pas à changer les choses via notre système de décisions collectives actuel.
      Donc comment réorienter collectivement le tir ?”

      Il n’existe évidement aucun lieu de pouvoir susceptible de prendre des décisions d’une telle envergure. Il est évident que les personnes qui détiennent actuellement le pouvoir législatif et économique y sont hostiles.

      Mais beaucoup de trentenaire que je connais seraient prêts à renoncer à une partie de leur confort immédiat et à une partie de leur liberté individuelle, pour qu’on puisse, collectivement décider de changer les choses et au minimum:

      Prendre des mesures contraignantes pour favoriser une économie courte, réelle, localisée avec redistribution descente des richesses (écart de rétribution maximum) tout en prenant des mesures contraignante contre une économie du matérialisme low-cost mondialisé (objets/biens de consommations, services).

      Prendre des mesures contraignantes pour renforcer la solidarité interpersonnelle et le sentiment d’appartenance aux collectivités humaines (depuis la famille jusqu’à l’espèce) (enseignement, culture, fiscalité,…) et des mesures contraignantes contre l’individualisme néo-libéral et le culte de la réussite matérielle.

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    • Guy Paulus le 28 janvier 2015 à 12 h 43 min

      L’image du monde que nous allons léguer à nos enfants et petits-enfants n’est , effectivement , pas très attrayante !!! Personnellement , je reste optimiste et je suis certain que la génération des ados actuels remettra un peu d’ordre dans ce monde !!! Ce sera d’ailleurs , pour eux , une urgence et une nécessité vitale !! Nous avons permis , quant à nous ,l’émergence et la domination d’idéologies économiques , politiques et autres religieuses qui ont fait de notre monde une vaste entreprise où l’humain n’a plus cours !!! Nous vivons sous le joug de dogmes qui ont amené la destruction progressive du tissus économique et , bien plus grave encore , du tissus social !

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    • Alex le 28 janvier 2015 à 12 h 51 min

      Faut un peu apprendre à se prendre en charge et affronter le monde dans lequel on vit plutôt que d’être juste pessimiste. La réussite, c’est toujours possible, on n’est pas dans un monde invivable au contraire de nos aprents qui vivaient dans un monde parfait. A entendre les témoignages ce matin sur la Première, il y avait une maman qui regrettait le bon vieux temps des receveurs dans les bus et sa fille qui se demandait qui voudrait bien l’engager. A aucun moment on n’a parlé de prendre sa vie à bras le corps, de créer ses opportunités et d’aller de l’avant. Cette passivité serait-elle le fruit de l’éducation et de l’ambience générale en Belgique francophone?

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      • James Dean le 28 janvier 2015 à 13 h 43 min

        “La réussite, c’est toujours possible”
        oui pour un pourcentage infintésimal de personnes. Si l’american dream s’internationalise, et permet des réussites fulgurantes dans certains domaines (notamment des sciences de pointes), ce dernier laisse également énormément de gens sur le carreau.

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        • Alex le 28 janvier 2015 à 14 h 14 min

          Non. Si vous êtes motivé à devenir le meilleur patissier de votre village, c’est possible. Si par contre vous êtes convaincu que le système est pourri et que vous ne pouvez rien y faire, alors oui, vous avez des raisons d’^tre pessimiste mais elles ne proviennent que de vous.

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          • James Dean le 28 janvier 2015 à 15 h 39 min

            Votre postulat implique que la société concède équitablement ses faveurs aux plus doués et aux plus volontaires. Les inégalités ne feraient que refléter les qualités et défauts de chacun. Dans la course aux meilleures places où seuls les talents individuels sont censés prévaloir, certains partent avec une longueur d’avance. Les avantages de la naissance sont précoces et cumulatifs, par des voies multiples, tant matérielles que relationnelles (ce « capital social » cher aux sociologues américains).

            Il y a bien plus de gens talentueux et travailleurs que d’emplois où leurs qualités seront parfaitement reconnues ou utilisées. En bref, comme je disait plus haut, si l’ascenseur social peut fonctionner pour 1 personne qui à de la chance, elle en laissera bon nombre sur le careau.

            Deuxième point, « Travailler plus pour gagner plus » ne vise pas forcément les plus méritants, mais ceux dont le marché a besoin.
            ex : J’ai dans mes proches un menuisier extraordinaire et il peine à boucler ses fins de mois portant il est doué et ne compte pas ses heures.

            Je pense que vous avez une vision un peu simpliste et que vous négligez le contexte et les structures économiques, ou encore des facteurs de hasard.. “Quand on veut, on peut” et cette idéologie de “Mindpower” ne prennent pas en compte tout les facteur extérieurs au travail. Parfois il faut être là ‘au bon moment’ ou avoir les ‘bonnes relations’ et ceci n’a rien avoir avec les compétences.

            Je vous invite à lire
            LE PRIX DE L’INÉGALITÉ : LES LIMITES DU RÊVE AMÉRICAIN de Joseph Stigliz. La constatation de fond est que la richesse d’une personne ne dépend plus de sa contribution à la société mais de sa capacité à s’accaparer les revenus des autres.
            et THE MERITOCRACY MYTH de Stephan J. McNamee and Robert K. Miller qui étaye sur le caractère nocif du modèle méritocratique” du rêve américain” qui justifie les inégalités présentes, rend les « gagnants » sûrs de leur bon droit et enfonce injustement les « perdants ».

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    • vashe9 le 28 janvier 2015 à 13 h 24 min

      J’ai 27 ans et j’ai un cdi et un appartement (prêt à la banque) donc je fais encore partie des “jeunes”. Je ne me considère pas optimiste du tout quand à l’avenir de la société… Les gens sont de plus en plus manipulés par les médias, par “l’émotion” (qui prend le pas sur la raison…), les réseaux sociaux,… On met l’argent et l’individu consumériste avant tout au détriment de la planète et de l’intérêt général, qui est parfois contraire à notre propre intérêt… Mon futur ça sera métro/boulot/dodo, et encore si j’ai de la chance… J’ai décidé de ne jamais avoir d’enfants justement pour cette raison : quel avenir pour eux si le nôtre est déjà noir ? Le modèle de la famille “classique” ne fonctionnerait pas avec moi, les recettes du passé ne marchent plus sur la génération actuelle, je ne connais personne de mon âge en couple qui désire se marier.

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      • Alex le 28 janvier 2015 à 13 h 28 min

        Vous êtes juste pessimiste de nature. Il n’y a pas de fatalité. Votre avenir n’est certain d’être noir que si vous en êtes convaincu.

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    • Seb le 28 janvier 2015 à 14 h 49 min

      Je crois qu’on est à la veille d’une remise en cause totale des fondements de notre société. J’ai 34 ans et je ne m’attends ni à une retraite ou peut-être une sorte d’allocation qui éviterait de travailler à temps plein à partir d’un certain âge, ni à une sécurité sociale dans les prochaines décennies à moins d’un changement profond de mentalité. En fait, je ne crois plus au matelas de l’état. Pour moi, ce seront les petites communautés qui vont se recréer, toutes les petites initiatives et son réseau social proche qui va permettre de vivre à terme. Si vous “réussissez” matériellement, les états vous exonéreront d’impôts et parfois même vous donneront des aides, c’est la tendance de ces dernières décennies et on voit bien que quelque soit les scandales, rien ne change fondamentalement car une certaine élite se tient. Mais est-ce vraiment ça qui compte ? Je crois qu’on va devoir vivre avec moins d’argent, moins de confort mais peut-être serons-nous plus heureux en fin de compte ? Ce qui est certain c’est que la démographie européenne n’aidant pas, il n’y a pas pour moi aucun espoir de changement au niveau politique avant plusieurs décennies en Europe, la jeunesse passera toujours au second plan tant que la pyramide des âges sera en faveur des plus âgés. Les seules révolutions sociales comme mai 68 et dans d’autres pays ont lieu que quand la jeunesse est majoritaire ce qui n’est pas le cas ici. Un autre monde devra être recréé mais je n’en verrai probablement que les germes car il faudra plusieurs générations surtout en Europe. Ailleurs cela pourra néanmoins aller beaucoup plus vite … La vieille Europe est vraiment vue de l’étranger comme complètement à côté de la plaque suffit de lire deux récents prix nobel d’économie américains et ce que pensent les asiatiques de l’Europe qui n’est pour eux qu’un musée à ciel ouvert pour classe moyenne.

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    • Sim le 28 janvier 2015 à 16 h 00 min

      Je ne pense pas être pessimiste, je dirai plutôt réaliste. Les politiques sont plus attachés à leur(s) prochain(s) mandat(s) qu’à l’avenir de leurs citoyens. Le fossé entre les riches et les pauvres est de plus en plus grand. La faim dans le monde n’a pas été éradiquée. On travaille pour gagner de l’argent et plus pour son utilité première: accomplir une tache ou rendre un service. Les entreprises ont plus leurs mots à dire que les citoyens(si ça c’est la démocratie mes cours de gestion étaient donc faux)… Et cette liste de choses qui ne tournent pas rond est loin d’être finie.
      A coté de ça, j’ai de la chance de vivre en Belgique. J’ai une famille sympa, des amis sympas, un métier qui me plait donc je n’ai pas vraiment de quoi me plaindre. Mais je m’indignerai dès que je le peux pour toutes ces choses qui ne tournent pas rond.

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    • jgalloy le 28 janvier 2015 à 22 h 15 min

      Propos très intéressants de Michel Houellebecq, écrivain du livre “Soumission” qui faisait l’objet de la caricature principale de Charlie Hebdo sorti le jour des actes barbares : “Je ne suis plus athée”.

      “Oui, la religion aide beaucoup à faire société. Comme Auguste Comte, je pense qu’à long terme, une société ne peut tenir sans religion. Et effectivement, on voit aujourd’hui des signes d’effritement d’un système apparu il y a quelques siècles. Mais je crois au retour du religieux. Même si je ne peux pas vous dire pourquoi il survient maintenant. Mais je le sens. Dans toutes les religions. Dans le judaïsme, je vois bien que les jeunes sont plus croyants et pratiquants que leurs parents. Chez les catholiques, il y a des signes – les JMJ, la Manif pour tous.”

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    • Naquam le 29 janvier 2015 à 10 h 44 min

      Je ne suis absolument pas d’accord avec cette idée selon laquelle il faut que l’université prépare à la citoyenneté. D’abord parce que c’est écarter ceux qui ne souhaiteraient ou ne pourraient pas faire d’études universitaires (dont le nombre devrait à mon avis augmenter tant on a la preuve aujourd’hui qu’avoir un diplôme universitaire garanti plus d’avoir un joli papier qu’un emploi). Mais surtout parce que c’est oublier que lorsqu’on commence des études supérieures, on est pour la plupart déjà des “citoyens” des citoyens débutants peut-être mais citoyens quand même. C’est à l’enseignement secondaire qu’il revient de nous aider à construire notre sens critique. Même si ce sens critique doit remettre notre société en question…

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    • AnnCharlotte le 28 janvier 2015 à 10 h 47 min

      @Lovy: Le groupe du vendredi se compose de jeunes de tous les horizons.

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  • AnnCharlotte le 28 January 2015 à 8 h 32 min
    Mots-clefs: groupe, , pessimisme, vendredi   

    Le groupe du vendredi, un think tank jeune 

    “Le Soir” publie à partir d’aujourd’hui les résultats du Thermomètre Solidaris – RTBF – Le Soir portant sur la vie des jeunes adultes entre 18 et 30 ans. Les témoignages sont rapatriés sur ce blog pour vous permettre de réagir.

    Le premier constat est particulièrement sombre : leur vision de la société et de son avenir s’avère très pessimiste. La méfiance dans le système en général, politique en particulier, est criante. Un chiffre fort: 4% des 18-30 ans font confiance aux partis politiques.

    Nous avons décidé de vous présenter une association de jeunes qui s’inscrit à contre-courant de cette tendance: le groupe du vendredi.

    Friday Group

    Une vingtaine de jeunes engagés dans la vie sociale, économique ou politique de notre pays qui se réunissent pour réfléchir à des solutions inventives pour les défis de demain.» C’est ainsi que se définit le groupe du vendredi, qui existe depuis bientôt deux ans. L’association est composée de jeunes de 25 à 35 ans.

    (la suite…)

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    • Lovy le 28 janvier 2015 à 9 h 54 min

      Très représentatif de la jeunesse actuelle avec leurs petit air d’enfant d’ouvrier.

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    • hankarandre le 28 janvier 2015 à 9 h 56 min

      Bravo J’ai 92ans et je ne cesse de dire à mes petits enfants dont les âges se situent entre 22 et 35 ans qu’il faut oser, qu’il ne faut jamais lesser tomber les bras et qu’il ne faut jamais perdre courage……et ma foi ça n’a pas trop mal fonctionné car ils sont tous au boulot. Vous avez raison de vous opposer à la sinistose généralisée dans laquelle les médias nous entraînent. Bravo

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    • vashe9 le 28 janvier 2015 à 10 h 25 min

      Ouais ‘fin bon, ce sont les héritiers de nos politiques actuels, c’est pas avec eux qu’on va changer.

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    • Scherer Danielle le 28 janvier 2015 à 10 h 41 min

      Tout cela est bien beau mais, quand un patron ne paie jamais son employé à temps et à heure ?… ce mois ci, un jeune que je connais, n’a toujours pas été payé pour le mois de décembre ni pour son 13ème mois… comment peut-il être optimiste et encore motivé pour aller travailler ? Des patrons bousillent leurs employés sans aucun scrupule car ils savent qu’ils en retrouveront d’autres dans les bonnes conditions du plan ACTIVA par exemple. Ce patron a déjà fait fuir 6 jeunes employés sur les 15 à son service en 2 ans et tout cela sans pénalité. C’est sa force d’inertie qui gagne toujours. Les sommations du services juridique du syndicat ne l’effraie en aucun cas !!! Qui protège nos jeunes???

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  • Le Soir le 28 October 2014 à 9 h 58 min
    Mots-clefs:   

    Kris Peeters: «La forte baisse du chômage des jeunes donne confiance dans l’avenir» 

    peetersSelon les derniers chiffres de l’Onem, le chômage des jeunes a baissé de 13,7 % en septembre 2014 par rapport à septembre 2013. (la suite…)

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  • Violaine Jadoul le 16 October 2014 à 13 h 53 min  

    La chronique: Allo docteur? Bobo! 

     

    Au travail, à la cuisine, sur la route, dans la vie de tous les jours: il y a des moments où l’on se dit qu’avoir 25 ans aujourd’hui, c’est un doux mélange de grosses galères et de petites merveilles au quotidien.

    Capture d’écran 2014-10-16 à 15.48.05

    À 25 ans (et quelques tournants de plus, mais chut!), on commence à se sentir vieux. À l’horizon: le cap des 30 ans qui fait grincer des dents.

    On se sent fa-ti-gué. Nos amis se plaignent d’avoir mal là. Puis là. Et là aussi. C’est l’âge auquel on commence à connaître des noms de maladies, de médicaments ou des muscles de notre corps. Ou à traîner sur des forums pour faire son propre diagnostic: «M…, je suis sûr que c’est un cancer!»

    25 ans, c’est l’âge auquel on commence à chercher un médecin traitant à Bruxelles alors que jusqu’à présent, on allait une fois par an pour une grippe chez le médecin de famille dans notre région natale. Heureusement, il y a toujours un ami pour nous donner le numéro de son nouvel allié. «J’ai un bon kiné aussi si tu veux», ajoutera-t-il.

    Autre lubie: l’alimentation. On se dit qu’on vit à présent à crédit (et je ne parle pas ici de l’habitation): fini les années d’insouciance où on enchaînait pizzas surgelées et durums (il m’a fallu plus de dix secondes pour retrouver le mot!). «Tu as vu ce documentaire? C’est dingue! C’est décidé je ne mange plus de viande, ne bois plus de lait. Même l’eau, il y a des trucs dedans!», nous raconte-t-on. Désormais c’est légumes bios, smoothies et vins naturels. On a son épicier, son caviste, son boulanger.

    C’est l’âge auquel on s’inscrit dans les salles de sport aussi. Ou en tout cas, on se promet de le faire. Avec tout ça, ça devrait aller, non? Après tout, on est toujours dans la vingtaine! Mais quand on se retrouve dans un train bondé d’étudiants remontant de l’Ardenne vers Namur, Louvain-la-Neuve ou Bruxelles, notre costume de jeune a l’air délavé. Ils parlent baptême et guindaille alors que nous nous remettons de moins en moins vite d’une soirée un peu trop arrosée. Ils parlent de leur premier blocus à venir alors qu’on doit faire un effort mental pour compter le nombre d’années qui se sont écoulées depuis qu’on a quitté les auditoires. Il y a aussi ces expressions qu’on ne comprend pas. Et on se dit: «Mais ils sont de plus en plus jeunes, de plus en plus petits!» Non, non, c’est l’écart qui se creuse entre eux et nous qui est de plus en plus grand.

    Le point positif, c’est que le lundi quand on retourne au boulot, on retrouve son costume de jeune. Si on est toujours le vieux de quelqu’un, on reste le jeune pour d’autres. Et avec la pension qui recule, on a de la marge… Enfin, quand les collègues parlent de leur examen de la prostate, y a pas à dire, ça file un coup de jeune direct! Allez, santé!

     

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  • elodie le 16 October 2014 à 8 h 43 min  

    Jeune conducteur et chauffard ne sont pas des synonymes, merci. 

    safedriving

    Les clichés sur les jeunes au volant ont la vie dure. Mais si les chiffres d’accidents sont en effet à leur décharge, c’est leur manque d’expérience qui en est principalement responsable. Dans le cadre d’une campagne Ethias pour le lancement d’une nouvelle assurance jeunes, j’ai testé pour vous un coaching «safe driving». Et les bons conseils ne sont pas destinés qu’aux moins de 26 ans!

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  • Le Soir le 14 October 2014 à 10 h 15 min  

    «Non» à une unif élitiste 

    unifMicro, parlophone, ballons et pancartes. Lundi après-midi, au centre de Louvain-la-Neuve, une centaine de jeunes se sont rassemblés pour manifester contre les nouvelles réformes du décret Marcourt. (la suite…)

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  • Le Soir le 14 October 2014 à 8 h 35 min  

    La génération Y rêve d’une maison 

    KOTUne enquête d’Iliv auprès de Belges âgés de 18 à 30 ans dévoile le «chez moi» rêvé des jeunes. (la suite…)

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  • Le Soir le 3 October 2014 à 8 h 54 min  

    La chronique : Moi et ma télé 

    Au travail, à la cuisine, sur la route, dans la vie de tous les jours:il y a des moments où l’on se dit qu’avoir 25 ans aujourd’hui, c’est un doux mélange de grosses galères et de petites merveilles au quotidien.

    Moi et ma télé

    Je suis de la première génération pour laquelle avoir la télé comme loisir principal ne relève pas de l’abomination. Je ne savais pas encore marcher que j’étais déjà fasciné par cet objet rectangulaire et lumineux dans lequel des formes étranges s’agitent sans cesse. Premier souvenir: les boules du jeu Motus de France 2. Jaunes et parfois… noires! (la suite…)

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  • elodie le 29 September 2014 à 16 h 56 min  

    La chronique: Bière ou biberon? 

    Au travail, à la cuisine, sur la route, dans la vie de tous les jours : il y a des moments où l’on se dit qu’avoir 25 ans aujourd’hui, c’est un doux mélange de grosses galères et de petites merveilles au quotidien. Chaque semaine, découvrez la chronique #25 sur le blog et dans la rubrique “Vie quotidienne” du journal.

    eloEn classe de maternelle, on est tous pareils. C’est le stade plasticine, toboggan et théâtre de marionnettes. Tout juste peut-on, au départ, distinguer deux groupes, qui finissent (à quelques exceptions près) par se rejoindre : ceux qui remplissent encore leur couche et ceux qui posent fièrement leur séant sur les cuvettes des grands. Après les primaires, c’est peut-être une fois encore dans le slip qui gratte ou la culotte qui chatouille que se fait la différence : il y a ceux, celles qui ont déjà vu le loup, et les autres. Mais, en règle générale, nous sommes tous au même stade, avec des préoccupations identiques : réussir l’interro de math, glousser avec ses copines, frimer avec ses potes, … Une fois dans le supérieur, tous dans le même bateau : l’objectif est de réussir. Nous évoluons à peu près tous dans le même univers, avec des cadres comparables. Il n’y a pas milles options, et elles ne sont pas si éloignées : on peut faire une haute école, tenter l’unif, réussir ou foirer ses exams, vivre chez ses parents ou en kot, sortir un peu, beaucoup, à la folie… rarement pas du tout.
    (la suite…)

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  • Flavie le 29 September 2014 à 15 h 22 min
    Mots-clefs: coloc, , vie,   

    La chronique : ” Ma coloc’, pas tout à fait l’auberge espagnole” 

    Au travail, à la cuisine, sur la route, dans la vie de tous les jours : il y a des moments où l’on se dit qu’avoir 25 ans aujourd’hui, c’est un doux mélange de grosses galères et de petites merveilles au quotidien. Chaque semaine, découvrez la chronique #25 sur le blog et dans la rubrique “Vie quotidienne” du journal.

    20140917_091639

    Quand tu dis aux gens que tu habites en colocation avec huit personnes, tu as le droit à deux réactions. D’abord, un sentiment de pitié : « Oh la pauvre, elle n’a pas pu faire autrement pour survivre financièrement ». Ce qui n’est ni tout à fait vrai, ni tout à fait faux… (la suite…)

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  • Le Soir le 24 September 2014 à 9 h 39 min  

    «Le Soir» récompensé pour sa cure de jouvence 

    Les jeunes journalistes du Soir. Portrait d'equipe.PHOTO:Bruno DALIMONTE.L’opération #25 du « Soir » depuis le début de l’année a valu à votre journal un des « World Young Reader Prize » de l’Association mondiale des journaux. (la suite…)

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  • Le Soir le 23 September 2014 à 12 h 53 min  

    Nestlé lance une initiative pour favoriser l’emploi des jeunes 

    D.R. D.R.

    200 entreprises se sont ralliées au géant suisse et s’engagent à la création de “100.000 opportunités d’emplois et de stages”. Nestlé a déjà créé 2.519 postes fixes.

    A l’initiative du groupe Nestlé, quelque 200 entreprises européennes se sont engagées à offrir aux jeunes de moins de 30 ans 100.000 opportunités d’emplois et de stages dans les années à venir dans un contexte de chômage élevé des jeunes sur le Vieux continent. En Belgique, Nestlé met actuellement en place, avec des entreprises partenaires, une alliance pour la jeunesse, a-t-on appris mardi. (la suite…)

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    • wat le 23 septembre 2014 à 13 h 18 min

      Stagiaires? Donc, non rémunérés! Alliance pour la jeunesse ou foutage de gueule d’une multinationale qui chercher à exploiter sauvagement sous des apparats d’empathie? Sans compter qu’entre-temps, les jeunes qui cherchent un boulot pour VIVRE verront leur place légitime prise par les stagiaires. En plus, même pas besoin de payer de la pub, puisque la presse se fait le plaisir de relayer….

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    • Pat le 23 septembre 2014 à 17 h 11 min

      Le Soir publie une dépêche de Belga qui ressemble vraiment à une pub pour Nestlé! Il n’y a ici que des faits qui mettent en valeur des “bonnes” intentions de la multinationale alimentaire. Cette société qui brasse des millions va maintenant oublier ses actionnaires et se pencher sur le triste sort des chomeurs du BeNeLux…Mais biensûr!!! Tout ceci est plein de bons sentiments et il ne faut surtout pas y voir une logique marketing…Et puis quoi encore? Du Nesquick au Foie gras?

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    • Manuela le 23 septembre 2014 à 18 h 15 min

      Tentative écoeurante de (re)dorer son image. Nestlé pourrait commencer par stopper l’évasion fiscale (nombreuses filiales offshore), la pollution, la déforestation, la pub pour le lait en poudre, les violations de la législation du travail, les OGM,… Sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nestl%C3%A9#Mises_en_causes_et_controverses et http://transnationale.org/companies/nestle.php

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    • Fafnir le 23 septembre 2014 à 19 h 14 min

      La société n’a besoin de gens au travail que s’ils font avancer le schmilblick soit améliorent les relations sociale.

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  • AnnCharlotte le 22 September 2014 à 16 h 09 min
    Mots-clefs: defeyt, , magnette, plan emploi   

    Magnette, les jeunes… et les autres 

    Samedi, lors de son discours des Fêtes de Wallonie à Namur, le ministre-président wallon Paul Magnette a insisté sur les défis de la Wallonie pour répondre aux besoins de sa jeunesse. Alors que son gouvernement a fait de l’emploi des jeunes la première de ses priorités, Paul Magnette a longuement dressé le portrait diversifié d’une jeunesse parfois en grande souffrance, “qui souhaite travailler à la prospérité collective“, mais aussi très attentive à la qualité de l’emploi proposé et à la qualité de vie en dehors du travail.


    Fêtes de Wallonie: Julie Denayer a suivi le discours de Paul Magnette

    Visiblement, le discours du Carolo n’a pas convaincu tout le monde. Philippe Defeyt, économiste, engagé Ecolo et président du CPAS de Namur, a publié une lettre ouverte à l’intention de Paul Magnette. Si leur objectif est identique, les moyens pour y parvenir divergent… Et vous, vous en pensez quoi?

     

    Pour vous forger une opinion, voici la lettre ouverte dans son intégralité.

    Philippe Defeyt. Photo: Sylvain Piraux

    Monsieur le Ministre-Président,

    Cher Paul ,

    J’ai hésité mais va pour le tutoiement. Tout compte fait je me sens encore un peu jeune et entre jeunes on peut se tutoyer.

    (la suite…)

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    • Pr; ir.Claude-Emile DIERICKX le 22 septembre 2014 à 16 h 38 min

      Hardi les gars,réveillez-vous ,il va falloir en mettre un coup …..
      Les caisses sont vides et les belles affaires aux oubliettes pour un bout de temps !
      Belle réponse ,Monsieur Defeyt : au lieu d’encenser ‘les jeunes’ par opportunisme, il conviendrait de privilégier les relations intergénérationnelles afin de passer le flambeau et les ‘trucs ‘ de métiers des aînés aux novices ,des novices aux aînés ,sans exclusion !
      Il faut pouvoir accompagner la jeune génération pour qui ‘difficile’ est et sera le chemin !

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  • Le Soir le 15 September 2014 à 7 h 50 min  

    Xavier Magnée : “En sortant de l’unif, nous avions véritablement des têtes bien faites” 

    (la suite…)

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  • Le Soir le 14 September 2014 à 19 h 08 min  

    Jean-Jacques Cloquet ancien défenseur du Sporting Charleroi: “L’unif impose un choix trop cruel aux sportifs de haut niveau” 

    Photo: Belga. Photo: Belga.

    Jean-Jacques Cloquet 54 ans, ingénieur de la Faculté Polytechnique de Mons, est un ancien footballeur professionnel, défenseur du Sporting Charleroi (1978-85). Il est aujourd’hui administrateur délégué de Brussels South Charleroi Airport.

    Vous gardez un souvenir particulier de l’unif?

    J’ai cumulé mon arrivée dans le foot pro et mes débuts universitaires avec mon équipier Philipe Migeot. A l’époque, comme je n’avais pas encore de permis de conduire, je kotais dans une caravane du camping, près du Vauxhall à Mons. Une vraie aventure. J’allais aux cours, puis entraînements à Charleroi et je vivais ensuite ma vie estudiantine. Comme mon hygiène de sportif de haut niveau m’interdisait les excès, chaque fois que j’enchaînais plus de trois bières, je ne savais plus où j’étais. Ce qui faisait beaucoup rire les copains qui m’ont d’ailleurs aidé à rester à flot dans le suivi des cours et des notes à une époque où la clé USB n’existait pas. Pour m’en sortir dans ces journées denses, j’ai bénéficié d’une vraie solidarité.

    L’unif vous a-t-elle aidé dans votre métier?

    L’unif ne m’a pas aidé dans le foot, non. Il n’y a aucun lien entre ces deux mondes-là, si ce n’est peut-être l’appui sans faille que j’ai pu recevoir de mon président Jean-Pol Spaute qui avait fait la Fucam. Je garde aussi un souvenir ému de Charly Jacobs, une grande figure du vestiaire du Sporting, et qui me demandait systématiquement des nouvelles de mes études alors qu’il avait lui-même des problèmes pour lire et écrire. Pour ce qui est de ma reconversion, ma formation m’a aidé à entrer à Solvay pour lancer ma carrière. Le foot aussi, car il a cultivé chez moi un esprit d’équipe qui ne m’a jamais quitté.

    Que pensez-vous de l’université d’aujourd’hui?

    Elle impose un choix trop cruel aux sportifs de haut niveau car elle n’est toujours pas organisée pour un cumul alors que pratiquement partout ailleurs, c’est le cas. En Belgique quand on rate un labo pour aller s’entraîner, c’est le prof qui ne vous rate pas par la suite. C’est complètement idiot.

    Fr.L.

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    • Church le 14 septembre 2014 à 21 h 18 min

      “En Belgique quand on rate un labo pour aller s’entraîner, c’est le prof qui ne vous rate pas par la suite. C’est complètement idiot.” alors que lorsque vous ratiez un entraînement ou un match pour passer un examen, l’entraîneur et le président étaient compréhensifs ? Bien voyons…

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    • womanitarians le 15 septembre 2014 à 5 h 09 min

      On ne peut pas tout avoir, le diplôme et la carrière sportive. Sinon cela se crée un nivellement par le bas de la qualité des études. Chaque choix est un sacrifice. A défaut, le diplôme ne vaut plus rien.

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    • marie le 15 septembre 2014 à 7 h 48 min

      “[L'université belge] n’est toujours pas organisée pour un cumul”: FAUX!
      Certaines universités (par exemple celle de Liège) proposent un statut particulier pour les étudiants sportifs de haut niveau (dont bénéficie notamment Nafissatou Thiam). Cela donne différents avantages comme l’étalement possible des années d’études, l’aménagement des évaluations, etc.

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    • Arthur le 15 septembre 2014 à 7 h 56 min

      Il existe des cursus spécialisés pour les jeunes souhaitant devenir “pro”. A un moment il faut savoir choisir…

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    • STENA le 17 septembre 2014 à 16 h 21 min

      A l’UCL, des programmes spécifiques permettent aux sportifs de haut niveau d’avoir un cursus adapté (étalement) et ce depuis des années. Et depuis septembre, il existe un projet “PEPS”, pour tous les élèves ayant besoin d’une scolarité spécifique, dont les sportifs, les musiciens. De plus, sur le site, il y’a un centre d’entraînement extraordinaire…. Je pense que le choix de l’université est important dès que l’on sort des “sentiers battus”…

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  • Le Soir le 13 September 2014 à 13 h 54 min  

    Etienne de Callataÿ (Banque Degroof): “Mon arrivée à l’unif a été comme une seconde naissance” 

    Etienne de Callataÿ est chef économiste de la banque Degroof et chargé de cours à l’université de Namur. Il a étudié les sciences économiques à Namur.

    Photo Thomas Blairon Photo Thomas Blairon

    « Une seconde naissance », répond d’emblée Etienne de Callataÿ, l’économiste en chef de la Banque Degroof, quand on l’interroge sur ses années d’université. « Le changement fut assez brutal. J’habitais au nord de Bruxelles, et, ayant décidé d’étudier à Namur, j’ai eu la chance de koter. Je me suis inscrit en sciences politiques ; le programme de la première candidature était identique à celui des filières sociologie et économie, mais avec un cours en plus. En deuxième candi, avec un ami, on a cumulé « sciences po / sociologie » et « sciences éco ». Pour les licences, je suis resté à Namur, ce que je n’ai jamais regretté, même si j’ai dû renoncer à la sociologie, et j’ai poursuivi en sciences éco ».

    « Sur le plan humain, ça s’est très bien passé, même si les premiers jours j’étais un peu perdu, seuls deux autres élèves de mon école secondaire se retrouvant aussi à Namur. Dans le groupe de Science Po, nous étions une quinzaine d’étudiants, souvent ensemble. Sur le plan culinaire, en revanche, je n’ai développé aucun talent particulier. J’achetais du pain, du yaourt et des crêpes toute faites », avoue-t-il, en riant.

    En deuxième candi, Etienne de Callataÿ emménage dans un kot à projet, le Free-kot, dédié à l’organisation d’activités culturelles. « Nous avons, par exemple, invité Obispo et Maurane, peu connue à l’époque et simple spectatrice, a improvisé un duo sur scène. Celui que j’ai préféré, c’est William Sheller. Nous avions réussi à l’avoir pour la fête de la rentrée. Durant le concert, il y a eu une panne d’électricité. Il a continué à chanter. Je me suis approché pour m’excuser, et William Sheller m’a répondu : “Je ne m’en étais pas aperçu, je fermais les yeux” », se souvient Etienne de Callataÿ. Qui restera impliqué durant toutes ses études dans la vie étudiante. Ainsi, en quatrième année, il sera président de l’association des étudiants. Et bien qu’à l’époque, le programme Erasmus n’existe pas encore, l’université lui permet de découvrir le monde. Un voyage d’étude en Inde pour découvrir des projets de développement ; et, en maîtrise (la deuxième année de master, aujourd’hui), trois mois à l’Université de Vancouver, au Canada.

    Dominique Berns

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    • jacky chantraine le 14 septembre 2014 à 11 h 23 min

      Entièrement d’accord avec Mr.DeGroof : l’université a été pour moi un véritable choc, une ouverture au raisonnement et au savoir.Il faut dire qu’à ce moment-là,à l’Université de Liège,les professeurs étaient des sommités académiques et politiques : Dehousse,Parisis(ministre es finances),Hasquin(histoire),Clemens et ses aller et retour au Katanga,Paul Lambert(économie),François Perrin et bien d’autres…Que de merveilleux souvenirs,quelle magnifique formation…

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  • Le Soir le 13 September 2014 à 6 h 30 min
    Mots-clefs: , recteurs,   

    Débat des recteurs d’université: les vidéos 

    Six recteurs francophones d’un côté, alignés en demi-cercle. Quatre journalistes du Soir de l’autre. Tout autour le décorum de la grande salle de réunion du Fonds national de la recherche scientifique, un solennel reliquat de ce qui fut un jour la Belgique unifiée.

    Photo : Pierre-Yves Thienpont

    Les journalistes s’amusent : retour aux sources, c’est l’heure de l’examen pour les recteurs ! Pas sûr qu’en face, les patrons des universités ne se disent pas la même chose. Les règles du jeu sont claires pourtant, ce jour-là le jury a changé de camp. Ce sont les recteurs qui reçoivent les questions. Qui sont gentiment priés d’y répondre. Sans faux-fuyant, sans langue de bois. (la suite…)

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