Le 11h02: 25 ans, une génération perdue ?

C’est quoi avoir 25 ans en 2013 ? Pendant un mois, les jeunes journalistes du Soir se plongent dans les rêves, les doutes et les angoisses de leur génération. Pourquoi cette démarche ? On en a parlé avec vous à 11h02.


Le 11h02: 25 ans, une génération perdue ? par Le_Soir

La génération des 25 ans est tiraillée par le dynamisme qui est le sien et les incertitudes d’un contexte politique, économique et social d’une grande complexité. Les jeunes de notre rédaction donnent la parole à cette génération qui, entre espoirs et angoisses, cherche à se frayer son propre avenir.

Ann-Charlotte, aujourd’hui c’est ton anniversaire, que signifie pour toi avoir 25 ans?

Ann-Charlotte : «Je pense que même si c’est un âge qui représente beaucoup de défis, tout reste encore possible. C’est aussi une période forte qui engendre beaucoup d’angoisses étant donné que la stabilité des trentenaires est encore loin. C’est un âge où l’on se cherche encore».

Nos internautes ont témoigné sur la signification de cette période de la jeunesse. Pour certains, «avoir 25 ans c’est tout vouloir et ne rien avoir».

Violaine et Gil: «En effet, c’est un âge où l’on veut encore faire beaucoup de choses mais on n’a pas toujours les moyens pour y parvenir. C’est l’âge où l’on trouve le premier boulot ou presque. Il y a la question du manque d’argent donc on est, par exemple, obligé d’habiter en colocation. Nous avons fait un appel à témoins et on constate beaucoup d’angoisse dans les témoignages. C’est quelque chose qui ressort assez fort».

Xavier: «Notre génération traverse une période très difficile mais je pense qu’il faut toujours voir le verre à moitié plein».

La génération des 25 ans est-elle perdue ou au contraire, il s’agit de celle qui va changer le monde?

Xavier: «Toutes les générations de 25 ans ont eu la volonté de changer le monde. Contrairement aux stéréotypes qui concernent notre génération, il existe encore parmi nous une forte volonté de s’engager et de faire évoluer la société. Il y a d’ailleurs de nombreuses idées préconçues qu’on va essayer d’infirmer voire de confirmer avec des chiffres à l’appui. Le but de notre projet c’est aussi de prendre la température de nos lecteurs pour mieux comprendre notre génération».

Avoir 25 ans c’est envier son passé d’adolescent mais avoir plein de perspectives pour l’avenir?

Ann-Charlotte: «Nous sommes vraiment tiraillés entre ces deux tendances. Nous sommes des adultes mais pas encore tout à fait. Nous avons encore beaucoup à construire».

Violaine: «On fait peser des énormes responsabilités et pressions sur nous mais il faut toujours prendre du recul et profiter de cette période de notre vie. Nous voulons par exemple raconter les histoires des jeunes qui entreprennent, qui voyagent, qui se lancent dans l’aventure».

Gil et Xavier: «On a lancé un sondage sur l’objet culte des dernières 25 années et nous avons déjà deux objets qui se démarquent (qu’on va vous révéler plus tard). Nous trouvons que ça montre par ailleurs une certaine nostalgie des souvenirs des cours de récré. Ce qui nous manque est toujours lié à notre enfance. Nous avons parfois envie de pousser un bouton et revenir à notre passé».

Avoir 25 ans c’est «prendre une gifle de la génération des parents qui n’assument pas leurs responsabilités»?

Violaine et Xavier: «C’est vrai que pour bien cerner les enjeux de notre génération il faut comparer avec la façon dont on a éduqué la génération précédente. Souvent on a l’impression que la génération de nos parents oublie qu’elle a eu notre âge, qu’elle a également été tiraillée par des inquiétudes semblables. C’est pour cela que nous avons l’ambition de donner la parole aux profils les plus larges car chacun a son histoire. Nous ne voulons pas tomber dans les clichés»


Teaser #25 par Le_Soir

Les jeunes journalistes du Soir. Portrait d'equipe. PHOTO:Bruno DALIMONTE.