A #25ans, "on n’est pas coincé, juste pudique"

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Après avoir lancé un appel à témoins pour parler de la sexualité des jeunes de 25 ans, les réactions sur le blog et les réseaux sociaux ne se sont pas faites attendre.
Plusieurs d’entre vous, ont signifié qu’ils voulaient bien témoigner. Une belle revanche à la remarque de notre collègue: “Alors c’est qui les plus libérés?”.

Mais nous avons eu aussi pas mal de témoignages remettant en cause notre requête. Pour certains d’entre vous, il est normal d’être plus pudique quand on est jeune.

Sur notre blog, Jo Fa remarque:  “Evidemment qu’on est plus libéré à 45-50 qu’à 25, c’est une évidence! On se découvre avec les années de sexualité et les épreuves et enseignements de la vie… Pour comparer, il faudrait attendre que la génération des 25ans dont vous parlez atteigne 45-50ans. On n’ose pas parler à cause des parents, de la famille à cause du fait que l’on connait moins son partenaire, qu’il y a encore tellement de choses qu’on ne sait pas et que la vie nous apprendra…”

Delphine, sur Facebook, pense qu’un peu de retenue ne fait pas de mal. “Justement, je trouve qu’on est à une époque où le sexe est tellement partout sous toutes ses formes que ça en devient perturbant… C’est la rivalité à qui a fait le plus de trucs, avec le plus de gens, etc. Je trouve ça pas plus mal que les jeunes aient un peu de pudeur… Quand on est plus vieux, on est vachement moins coincé. “

Les autres s’interrogent sur notre démarche, comme Anne Helsen sur la page Facebook du Soir“Foutez leur la paix à nos jeunes ! la vie est déjà assez dure comme ça pour eux ! pas touche à leurs amours et à la manière dont ils font l’amour !!!”

Ou encore Albian de Saint Moulin: “Parler sexe! On ne parle même plus de parler d’amour…”. 

Notre enquête sur la “génération sans tabou” n’a qu’un seul but: comprendre comment les jeunes de 25 ans (dont nous faisons partie) envisagent la sexualité et les relations affectives. Il n’est pas question de voyeurisme, d’exhibitionnisme ou encore de porter un jugement. La conversation entre les deux couples de deux générations différentes se fera en présence d’un sexologue universitaire reconnu. Nous précisons que nous ne nous basons pas uniquement sur ce reportage pour répondre à cette enquête.

Voici entre autre, quelques questions qui seront abordées dans le reste du dossier:

Avec la généralisation du porno, sommes-nous plus libres que nos parents dans nos pratiques sexuelles ? Sommes-nous affranchis des jugements  ?

Nous sommes nés avec la contraception, pourquoi certains la remettent en question ?  

L’engagement en amour existe-t-il encore ? 

Internet a-t-il tué le romantisme ? 

Vous avez encore des choses à dire sur ce sujet, n’hésitez pas. Vos réflexions et témoignages sont les bienvenus.