Premier jour sans internet: “Perturbé mais pas ennuyé”

Bonne nouvelle, nous avons eu des nouvelles d’Olivier Croughs, qui, à 25 ans, va tenter de passer quatre jours comme en 1989. Donc sans internet, ni GSM. Premier constat: pas facile…

Il n’en menait pas large, notre ami Olivier Croughs, à l’idée de passer quatre jours sans GSM, sans Internet, sans aucune des technologies absentes de nos vies en 1989. Lundi soir, à quelques heures de se “déconnecter”, il nous avouait s’inquiéter de l’organisation des prochains jours. Exemple: “Il faudra qu’on s’appelle d’un fixe… Ah mais je n’ai plus de fixe ! Bon, je t’appellerai depuis mon GSM, mais uniquement quand je suis à mon domicile. Mais comment faire pour ne pas oublier si je ne peux pas mettre de rappel sur mon smartphone ?!”. Bref…

Après une première journée “off”, Olivier nous a avoué “avoir lutté pour ne pas allumer la tablette au petit matin”. “Mais finalement, je suis sorti pour aller chercher le journal Le Soir… papier!”, se félicite-t-il – précisons que “sortir” équivaut à se rendre jusqu’à la boîte aux lettres…

Etape suivante: régler les comptes pour les cadeaux de Noël. Et là, pas le choix: il a fallu se rendre à la banque. Un peu de musique pour égayer tout ça ? Va pour la radio. CRAC ! Entorse au règlement: la radio via la Belgacom TV, c’est interdit. “J’ai alors voulu en profiter pour mettre un CD, ça faisait tellement longtemps”, explique-t-il. “Sauf que… je me suis rendu compte que je n’avais plus aucun lecteur CD chez moi !”

La journée se poursuit avec l’achat des derniers cadeaux de Noël – équipé d’un gros carnet de note et d’un stylo, forcément… Verdict sans appel: “Ne pas avoir de GSM à Noël, c’est risquer de faire des cadeaux moins bons ou que les gens ont déjà”. Une réflexion qu’il a eu le temps de nourrir lors du trajet en métro, où il n’a pas pu s’occuper avec son smartphone. “Donc j’ai dû inventer des sujets de conversation avec ma copine”, reconnaît-il.

Une conclusion après ces premières heures d’expérience: “J’avoue que ça me perturbe un peu mais je ne me suis pas ennuyé de la journée. J’ai lu plus calmement le journal (NDLR: si vous voulez le lire aussi, c’est par ici) et ma journée a été bien remplie sans me sentir privé de quelque chose d’indispensable…”