Les 20 meilleures émissions qui ont disparu du petit écran au cours des 25 dernières années

top10*Mélangez subjectivité, humour et un brin de mauvaise foi et vous obtenez ce classement des meilleures émissions de télé qui ont disparu du petit écran au cours des 25 dernières années…

10LE MAILLON FAIBLE. Petite révolution à la télé. Une grosse dame très méchante (Laurence Boccolini) gronde et s’emporte sur les candidats qui répondent comme des clinches à ses questions de culture générale. « Qui vient de subir une greffe du cerveau et n’a toujours pas cicatrisé ? », tonne-t-elle. « Qui est venu ici juste parce qu’il a vu de la lumière ? Votez et éliminez le maillon faible ». A ces mots, tout le monde prenait sa petite pancarte et votait évidemment contre le meilleur des candidats qui leur faisait bien trop peur. Trahisons, coups bas, et à l’occasion, un peu de fair-play, ce divertissement est un bel exemple de la nature humaine, et parfois un délicieux concentré de bêtise. Voyez…

La dernière est exquise : « Dans le film Le placard, comment s’appelle le personnage joué par Daniel Auteuil ? » Réponse : Le balai. « DU BALAI », aurait hurlé Laurence !

 

9GÉNIES EN HERBE. Parenthèse culturelle dans ce classement plutôt divertissant. Tout commence par un « Bonsoir Marie-Hélène » collectif (sexy la juge arbitre non ?), puis un duel de génies entre deux écoles secondaires. Qu’est-ce que c’était bien ! Les éclairs en cascade, le casse-tête sur le dance-floor, et les 2.000 FB offerts par la CGER à l’époque. Seul bémol, la toute puissance du collège de Godinne-Burnot, dont personne ne connaissait pourtant le bled.

Enorme succès pour le programme de la RTBF : 19 saisons à l’antenne entre 1989 et 2007. Depuis avril 2010, le successeur s’appelle « Génies en web ». Mais on reste nostalgique de l’ancienne version…

 

8LA FUREUR. Prenez Arthur à l’époque « tête ronde à lunettes » (entre 1996 et 2000), imaginez un plateau circulaire scindé en deux selon les sexes, quelques peoples capables de donner de la voix (et de leur corps), puis surtout un grand écran pour faire karaoké géant. Le résultat ? La Fureur. Parfois un grand bordel, mais un bordel où il y avait encore de la place pour la spontanéité, et où les artistes n’étaient pas là uniquement pour faire la promo de leur nouveau disque ! C’était frais, vraiment divertissant, et personne ne semblait avoir peur du ridicule… J’arrête le discours du vieux con, mais les émissions de variétés, c’était quand même mieux avant non ?

 

7INTERVILLES. « Sha na nana nana, sha na na nana ». Sur cette bande-son, débarquent les costumes truculents, les deux animateurs cultes, la plaque tournante et… la vachette, évidemment. Ce jeu créé par Guy Lux, qu’il animera en duo avec Léon Zitrone en 1962, a traversé 50 ans d’histoire sans prendre une ride. Les tandems se sont succédé (pour la génération #25, on retiendra sans doute la paire Foucault-Fabrice), les chaines françaises se sont battues pour les recettes publicitaires. Intervilles méritait un clin d’œil dans notre classement, mais l’émission mérite surtout une place dans le classement des plus grands jeux de l’histoire de la télé. Et comme la mode n’est qu’un éternel recommencement, nul doute qu’Intervilles reviendra très vite.

 

6QUI EST QUI ? La belle époque pour Marie-Ange Nardi. Tous les soirs pendant plus de 6 ans, elle était aux commandes de ce célèbre jeu de découverte d’identité. Qui a dit que l’habit ne fait pas le moine ? Rien qu’en reluquant 6 illustres inconnus, les candidats devaient deviner qui était le facteur, le magicien ou le chanteur corse. Puis chacun devait se tester dans une mini-épreuve où, en quelques secondes, celle qu’on pensait être mère de 9 enfants devait couper un gâteau en 9 parts égales, le supposé marin pêcheur devait montrer comment faire un nœud marin à la charmante Pépita. D’ailleurs, quel était le métier de cette Pépita ? Gazelle longiligne qui distribue des boîtes de jeu aux perdants de Pyramide ou femme à tout faire dans Qui est qui ?

 

5ICI BLA-BLA. Faut-il encore présenter Bla-Bla ? La marionnette branchée hi-tech échoue à deux pas du podium de notre classement purement subjectif. Diffusée entre septembre 1994 et juin 2010, la longévité de l’émission des lardons est assez remarquable. Mais les lardons deviennent croûtons et le blamatoscope avant-gardiste de l’époque est devenu désuet.  Bref, « les enfants sont fatigués et il est temps de fermer la blamatique ». Allez, un dernier coup de générique pour la route…

 

4STRIP-TEASE. Cultissime. Et surtout indescriptible. Strip-tease, ça ne s’explique pas : ça se consomme. Cette production belge (oui, monsieur !) est un fleuron de la culture télévisuelle nationale. Tout le monde a dû nous l’envier. Les Français l’ont d’ailleurs adoptée. Assez blablaté, (re)voyez plutôt :

Le but de l’émission ? « Un magazine qui vous déshabille ». Inutile de polémiquer ici sur la démarche journalistique ou sur le véritable intérêt des protagonistes souvent bouffons, inhumains voire complètement abrutis. Strip-tease savait se faire désirer et susciter l’envie chez le téléspectateur. Et comme le téléspectateur est roi, inclinez-vous !

 

3LES MINIKEUMS. Les Minikeums, c’est un peu le Bla-Bla français. A moins que ce ne soit l’inverse, car l’aventure Minikeums a débuté un an avant celle de la marionnette belge (1993). Le principe est par contre quasi similaire : pour passer les plats, ou plutôt pour envoyer les dessins animés, on retrouve systématiquement la bande des keums dans des mini-sketchs et parodies du genre Questions sous un lampion. Les audiences sont excellentes tous les matins, les marionnettes prennent de plus en plus de place à l’écran. Ils iront même jusqu’à écrire un hymne, à tourner faire un clip, et à cartonner dans les bacs avec Mélissa, une subtile parodie des Boys Band de l’époque (soyez attentifs aux paroles).

Troisième. Aucun doute : on est la minikeum génération !

 

2UN GARS UNE FILLE. Quel couple, ou quel célibataire, ne s’est jamais reconnu dans le duo comique formé par Chouchou et Loulou ? Chouchou : Alexandra Lamy, en femme spontanée mais maniaque et dépensière, avec un petit côté chiante à ses heures. Loulou : Jean Dujardin, en grand enfant macho un peu à côté de ses pompes, mais toujours de si bonne volonté lorsqu’il achète, par exemple, un rasoir d’homme à sa belle-mère.

L’émission est en fait l’adaptation française d’une sitcom québécoise. Elle a été diffusée entre 1999 et 2003 sur France 2, puis rediffusées moult et moult fois. La formule est simple : courte et percutante. Un succès dont le secret est sans doute lié à la crédibilité du duo. A eux seuls, Chouchou et Loulou ont en effet parcouru toute la trilogie Laroque-Palmade. D’abord Ils s’aiment, en tout cas dans la série. Puis Ils se re-aiment, dans la vie de tous les jours une fois la série terminée. Et c’est aujourd’hui officiel : Ils se sont aimés

 

1C’EST PAS SORCIER. Parmi les couples de scientifiques célèbres, il y a Pierre et Marie Curie, Igor et Grichka Bogdanoff et Fred et Jamy… Dans leur camion qui a sillonné toutes les routes de France, ces « scientifiques » avaient un don : celui de vulgariser la science mieux que personne. A l’antenne depuis 1994, l’émission compte plus de 550 numéros, souvent de grande qualité. La plupart du temps, ces vidéos étaient d’ailleurs bien plus pédagogiques que le cours du prof de sciences ; un prof qui se faisait une joie, les jours de flemme, de transformer son cours en une séance de cinéma…

Certains diront peut-être que l’émission n’a pas réellement disparu du petit écran. C’est vrai. Le problème ? On a viré Fred, qui coûtait apparemment trop cher. Or C’est pas sorcier sans la paire Fred & Jamy aux commandes, ce n’est plus C’est pas sorcier. Rendez-nous Fred !

Voilà un peu de sérieux et de qualité pour conclure ce classement hétéroclite. C’est pas sorcier est LE choix de la rédaction. « En route Marcel » !

 

Rappel de la première partie du classement 

TOP TV

20ON A TOUT ESSAYE. La bande à Ruquier débarquait tous les soirs, un peu avant le 20h de France 2, pour un divertissement basé sur l’humour et l’actualité. Laurent Ruquier y faisait du Ruquier pur jus : de l’infotainment. Sa force : l’hétérogénéité de la bande, mêlant une folle du Loft (Steevy) avec un ex-rédacteur en chef du Nouvel Obs (Pierre Bénichou). Gros succès pour l’émission qui est restée 7 saisons à l’antenne… un exploit que France 2 n’a jamais su réitérer en access prime time depuis. Mais la vraie grande gagnante de ce rendez-vous quotidien est sans doute Florence Foresti, ou Anne-Sophie de la Coquillette, dont la carrière a explosé juste après…

Les fans de Ruquier peuvent se réjouir car il reviendra en quotidienne dès le 7 janvier dans une nouvelle émission… et avec la même bande !

 

19CA VA SE SAVOIR. En termes de qualité, de contenu, de comédie ou d’animation (mention spéciale à Simon Monceau), l’émission frôlait le néant. Mais cet excès de grotesque la rendait presque attirante. Pour rappel, entre 2002 et 2008, des comédiens qui s’étaient sans doute fait refouler pour la pub Kinder Bueno venaient se donner en spectacle devant une salle comble, en « réinterprétant » des « histoires vraies ». On se trouve la plupart du temps en-dessous de la ceinture, avec une histoire de coucherie qui éclate dans les dernières minutes. Deux vigiles sont même nécessaires sur le plateau, pour calmer des acteurs tellement convaincus par leur texte qu’il leur arrive de bondir sur “le meilleur ami homo qui a couché avec le mari”, ou “le frère jumeau qui a violé la belle sœur”. Et quand on pensait que l’émission avait déjà touché le fond, arrivait la séance de “questions et réactions du public”… Un régal !

 

18LE BIGDIL. Flanqué de bretelles et de costumes aux couleurs de l’arc-en-ciel, Vincent Lagaf et ses Gafettes ont fait les belles soirées de TF1 pendant plus de 6 ans, jusqu’à l’été 2004. Le principe est on ne peut plus simple : des jeux complètement barrés, un présentateur qui met le bordel un peu partout, et les moyens de TF1. Particularité : un extraterrestre nommé Bill joue la voix-off virtuelle de l’émission. Et chaque jour, le martien propose en finale de choisir entre sa mère, sa sœur ou son frère de Bill pour repartir avec une voiture, ou une boîte de sardines… Du pur hasard, qui tranche avec l’étalage de culture de “Questions pour un champion” sur la chaîne d’en face.

 

17STAR ACADEMY. Tout avait bien commencé ! Jenifer, Nolwenn, Elodie, Grégory… Puis tout est parti en sucette. Comme souvent : “Au début, c’était bien. Après…”. Et que dire de la dernière version signée NRJ 12, où Nikos a été remplacé par une actrice de Sous le soleil, Alexia Laroche-Joubert par une comédienne des Cordiers juge et flic, les parrains Elton John et Mariah Carey se sont transformés en M. Pokora, et les candidats, qui ne chantaient pourtant pas moins bien que ceux de la première saison, avaient par contre le charisme d’une huître. On se souviendra donc des premières années, entre 2001 et 2005, l’époque où Jean-Pascal chantait comme une cruche mais était sauvé chaque semaine par le public parce qu’il fricotait avec la petite vendeuse de beignets corse.

 

16CLUB DOROTHÉE. Faut-il encore présenter le Club Dorothée ? Dorothée, Corbier, Jacky et la bande des Musclés ont bercé les matinées de toute une génération pendant 10 ans (1987-1997). Inutile d’épiloguer sur les dessins animés qu’ils ont rendus célèbres, nous y reviendrons dans un prochain post.

 

15POUR LA GLOIRE. Oubliez Nouvelle Star, Popstars ou encore la Star Academy. Avant tout cela, il y avait Pour la gloire, un télé-crochet belge qui n’a rien à envier aux usines à chanteurs de karaoké qui lui ont succédé. Entre 1996 et 2002, Carlos Vaquera recevait sur son plateau des amateurs de musique qui venaient pousser la chansonnette devant un jury professionnel, composé notamment de feu Marc Moulin, feu Jean-Pierre Hautier et Sandra Kim. Bilan de l’émission : outre le délicieux souvenir, la découverte de quelques pépites. Rien de comparable aux Jenifer, Julien Doré ou Christophe Willem en terme de notoriété, mais des chanteurs étiquetés « noir jaune rouge ». Rappelons-nous de Mélanie Cohl (Dis-oui), Philippe d’Avilla (Les Rois du monde de Roméo et Juliette), ou Nuno Resende (The Voice).

Mais la grande fierté de l’émission reste sans doute Jonatan Cerrada. Gamin à l’époque de reprendre “Viens maman on va danser” (revoir ici), il a enchaîné en remportant la première édition de la Nouvelle Star française. Une victoire qui le propulsera aux sommets des charts francophones avec une reprise de “Je voulais te dire que je t’attends”.

 

14MEGAMIX. C’était l’émission des ados entre 1997 et 2000 sur Club RTL. Aux commandes : Lidia et Virginie, deux jeunes femmes qui parlaient musique, people et chiffons du lundi au samedi, dans des capsules de 12 minutes entrecoupées par des séries phares de la génération #25 comme Hélène et les garçons, Les Simpson ou Friends. Si Lidia a disparu du paysage audiovisuel belge (elle est collaboratrice au parti socialiste), la petite Virginie est devenue une Virginie Efira qui s’exporte aujourd’hui au-delà de nos frontières.

 

13 JEUX SANS FRONTIÈRES. Les puristes diront peut-être que cette émission culte des années 70 n’a pas sa place dans le classement de 25 dernières années. Sauf que la génération #25 ans a aussi vibré au rythme de ces fameux Jeux sans frontières, où différents pays d’Europe se défiaient pour… pour quoi encore ? Simplement pour s’amuser dans la bonne humeur et faire connaître son village un peu paumé à toute l’Europe, au moins pendant un soir. Cet Intervilles à grande échelle (et sans vachette) voyait par exemple s’affronter des candidats déguisés en sumos qui devaient hisser leur corps au-dessus d’un plan incliné le plus rapidement possible, en évitant les boulets lancés par leurs concurrents en haut du mur. Oui, c’est con. Mais c’est drôle.

Si l’histoire des Jeux ne peut être résumée en quelques lignes, rappelons simplement que la Belgique a arrêté d’y participer en 1989. C’est donc en soutenant les français sur Antenne 2 entre 1997 et 1999 que les 25 ans d’aujourd’hui ont découvert cette émission. Se sont succédé aux commentaires Olivier Minne, Jean-Luc Reichmann, Nelson Monfort et Fabienne Egal.

 

12C’EST MON CHOIX. Appel à témoins. Si vous vivez avec un nom de famille complètement ridicule, si l’on vous confond parfois avec la personne qui vous a mis au monde ou si vous ne pouvez plus voir votre reflet dans le miroir : appelez le standard de C’est mon choix et Evelyne pourra peut-être vous aider. Evelyne, c’est Evelyne Thomas ; celle qui chaque après-midi du début des années 2000 recevait quelques anonymes sur le plateau de France 3 pour venir raconter leur histoire, la plupart du temps originale. Certains expliquaient pourquoi ils raffolaient des femmes musclées, d’autres partageaient leur expérience de mère à 16 ans,… mais la marque de fabrique de l’émission était sans doute les fameux relookings, qui permettait à l’équipe d’Evelyne de transformer les bêtes en belles (et les belles en bêtes).

 

11BON WEEK-END. Cette émission d’humour et de divertissement a fait les beaux vendredis soirs de la RTBF entre 1992 et 1999. Animée par Bernard Faure (Monsieur Zygo) puis par Olivier Lejeune, la particularité de l’émission était que les humoristes se produisaient au beau milieu d’un café, avec une grande proximité des spectateurs. Parmi les grands moments, on retiendra les arrivées impromptues de Momo, alias Pierre Aucaigne, toujours à la recherche de sa valise, ainsi que le tandem formé par Madame Gertrude (Stéphane Steeman) et son petit-fils  Chris (Bernard Perpète, décédé brutalement en 2006).