Chômage des jeunes : « N’exagérons pas, il y a une baisse en Wallonie »

Marie-Kristine Vanbockestal, administratrice générale du Forem, critique le pessimisme ambiant.


Cette semaine, une pluie de statistiques négatives a frappé la Belgique concernant le chômage des jeunes.

Il y a d’abord eu cette étude de l’UCL, qui pointait la Belgique comme l’un des pays d’Europe les plus touchés. Le service public fédéral de l’Economie a suivi, indiquant que la hausse était préoccupante : selon l’administration, le chômage des jeunes en Belgique atteignait 24,5 % au troisième trimestre, en hausse de deux points de pourcentage par rapport au trimestre précédent. C’est le plus haut niveau depuis 2010. Invitée en chat la semaine dernière, Muriel Dejemeppe (IRES) pointait aussi la gravité de la situation.

Et pour couronner le tout, si l’on ose écrire, le Roi a fait de cette problématique et des défis qui l’entourent, le thème central de son discours de Noël.

La Belgique en chute libre ? Sans nier le problème, l’administratrice générale du Forem, Marie-Kristine Vanbockestal a tenu à relativiser le catastrophisme ambiant. “Non, la Belgique n’est pas, et heureusement, la championne d’Europe du chômage des jeunes“, dit-elle dans l’entretien qu’elle nous a accordé. “Qu’on se comprenne bien : tout n’est pas rose. Le non emploi des jeunes reste une problématique très importante de ce pays.”

Pour elle, la Belgique n’a pas à rougir de son bilan. L’administratrice générale du Forem dénonce, au contraire, un biais statistique majeur et donne ses propres chiffres: “14,2 % de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans”.

L’intégralité de son entretien au Soir est à lire par ici (réservé aux abonnés)