A #25ans, êtes-vous engagés ? “Oui, pour agir contre un système inéquitable”

“A 25 ans, on ne s’engage plus”: c’est l’un de nos clichés à démont(r)er. Une affirmation déjà battue en brèche par les présidents des mouvements jeunes des partis francophones, invités pour un débat à la rédaction. Ils expliquent les raisons de leur engagement.


Pourquoi s’engager ? par Le_Soir

Mais au delà de l’engagement politique, quelles sont les domaines dans lesquels les jeunes s’engagent aujourd’hui ? Et combien sont-ils ? Voici les premières réactions recueillies.

Pour alimenter le débat, nous vous posons directement la question. Ce coup de sonde ne se veut pas représentatif mais vous permet, via le formulaire ci-dessous, de nous dire si vous êtes engagés et, si oui, dans quel genre de mouvement, et nous en expliquer les raisons dans les commentaires. Vous pouvez y participer si vous avez environ 25 ans – mais si vous pouvez commenter l’article quelque soit votre âge…

Voici déjà quelques réactions recueillies

Florent Baudewyns, Bruxelles, engagé: “Faire changer les choses, c’est plus facile de l’intérieur. Tant en matière environnementale, sociale, éthique, que communautaire. La meilleure manière d’exprimer son avis, c’est de le défendre soi-même…”

Tristan, Charleroi, pas engagé: “Je ne suis pas engagé dans un mouvement en tant que tel, cependant j’ai des convictions et des idées que j’apprécie défendre et qui me semble justes. Pour cela j’essaye de m’informer de la meilleure façon possible en retenant les infos me paraissant constructives pour ma propre compréhension de la société dans laquelle nous vivons. Je fais donc la part des choses entre ce qui est intéressant, utile pour développer mon esprit critique en tant que jeune et ce qui ne l’est pas (actu people, ce qui fait le “buzz” autour dire que cela n’amènera pas les personnes à penser plus intelligemment).”

Niels, Mouscron, engagé: “Je suis depuis toujours actif dans le domaine de la nature et de l’environnement, par passion, et dès qu’une cause à défendre se présente à moi je m’y consacre, que ce soit par la sensibilisation via des mouvements de jeunesse comme “Jeunes et Nature”, en offrant mes services d’étudiant stagiaire à des bureaux d’étude environnementaux ou des services publics ciblés sur l’environnement, ou en jouant un rôle dans des associations comme les Cercles Naturalistes de Belgique ou encore Natagora et Natuurpunt.”

Florentin, Jumet, pas engagé: “L’idée ne me désintéresse pas. Cependant, si une association avec un projet culturel original me fait de l’oeil, j’y réfléchirai à deux fois. Pour autant que cela soit compatible avec un probable emploi.”

Julien Scharpé, Jodoigne, engagé: “Après avoir eu un cours de sociologie de l’éducation, entendu énormément d’étudiants se plaindre sans volonté d’agir et rencontré des représentants étudiants de la Fédération des Étudiants Francophones, il me paraissait naturel de saisir l’opportunité de pouvoir agir contre un système profondément inéquitable. Mon engagement s’est renforcé après avoir constaté que les élus politiques avaient un manque d’empathie énorme et ne juraient que par des chiffres vides de sens.”

Les premiers résultats après une cinquantaine de réponses valables

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