Sophie, 25 ans en 2014, Bruxelloise et engagée

C’est ce samedi que sera lancée la série spéciale “25 ans” dans la version papier du Soir. Son but : faire un portrait-robot fidèle de cette génération. Et nous avons choisi six jeunes Belges, tous nés en 1989, pour nous suivre tout au long de l’enquête. Reste cinq jours pour vous les présenter. Aujourd’hui : Sophie.

Impression
Elle nous a fixé rendez-vous au Bota’, un endroit qu’elle aime bien, et qui n’est pas trop loin, surtout, de son boulot, d’où elle arrive à vélo. Sophie, c’est un peu l’incarnation d’une Belgique jeune et pleine d’ambitions pour elle-même. Née en Flandre, avec une grand-mère wallonne, elle parle les deux langues du pays depuis toute petite. Elle poursuit sur sa lancée et fait des études de langues romanes à la VUB de Bruxelles. Une ville où elle a élu domicile depuis et à laquelle elle est particulièrement attachée. Elle aime dire qu’elle vit « au cœur de la Belgique », dans son français parfait tinté d’un léger accent. Dans son monde idéal, « tout le monde est multilingue et parle au moins cinq langues, car parler une langue étrangère, c’est déjà se frotter à une autre vision de monde ». Et pas besoin d’aller sur l’autre hémisphère pour cela (même si elle-même a déjà passé un an en Equateur…) : « il suffit de franchir la frontière linguistique ! ». Son pays, elle y tient et est persuadée qu’ils sont nombreux à être comme elle dans sa génération, en ce compris du côté flamand. Pour elle, la clé serait simplement de davantage se parler, de se rencontrer.

Sophie est une idéaliste, sans doute. Mais ce n’est pas une rêveuse naïve pour autant : vice-présidente du mouvement jeune du parti Groen à Bruxelles, elle s’est engagée en politique, portée par son enthousiasme et son envie de faire bouger les choses. Elle en a d’ailleurs fait son boulot, puisqu’elle travaille actuellement pour le cabinet de Bruno De Lille, secrétaire d’Etat à la Région bruxelloise, issu du parti vert flamand. Pour elle, face aux grands défis et aux angoisses de notre génération – chômage, environnement, avenir du pays, … – les mouvements citoyens sont un excellent moyen de faire entendre notre voix et de se révolter… mais ils ne vont pas sans la politique ! Optimiste et décidée, elle estime qu’à 25 ans, c’est à nous de prendre les choses en main et d’avoir confiance en notre capacité d’un peu « améliorer le monde »…

Nos avatars

ficheidentiteleilaLeila, 25 ans en 2014, infirmière et Belge d’adoption

 

 

 

Rendez-vous demain avec un nouvel avatar, puis dès le 4 janvier pour découvrir leur regard sur les différentes thématiques que nous aborderons.