Marie-France, 25 ans, cherche vainement un emploi

Marie-France est le dernier avatar qu’il nous reste à vous présenter. L’équipe de six jeunes de 25 ans sera alors complète pour traverser les différents clichés abordés pendant les 10 prochains jours d’enquête.

Impression

C’est à l’agence Manpower de Mons que nous avons rencontré Marie-France, en compagnie d’une “coach pour chômeurs”. Pendant deux heures, elle nous a raconté le combat quotidien qui était le sien : la recherche d’emploi. Que vous parliez avenir, politique ou internet, un sujet revient systématiquement sur la table dans le discours de cette jeune fille d’Antoing : le chômage. S’investir en politique ? Pourquoi pas… pour témoigner de la galère d’une demandeuse d’emploi de longue durée. L’utilisation d’internet ? “Heureusement qu’il y a l’ordinateur pour se changer les idées quand on n’a rien à faire de ses journées”. Et au sujet de ses éventuelles inquiétudes sur l’avenir ? “La seule chose qui me trotte dans la tête le soir avant de me coucher, c’est de trouver un travail”.

Marie-France, formée en secrétariat, est demandeuse d’emploi depuis 2009. Depuis : rien, si ce n’est quelques petits boulots. “Il y a des hauts et des bas”, dit-elle. Les bas ? Quand l’Onem lui coupe ses allocations pendant 3 mois parce qu’elle n’a pas suffisamment justifié sa recherche de travail. Quand elle reçoit son C4 chez Aldi, après avoir eu l’impression d’être sortie de la galère (une hernie discale empêche en effet Marie-France de porter de lourdes caisses). Autre coup dûr: le récent décès de sa maman, emportée par un cancer. Marie-France a dû déménager, prendre sa sœur à sa charge, régler un monceau de paperasse, sans se sentir toujours comprise ou aidée par le Forem et l’Onem, deux organismes qu’elle juge très procéduriers.

Mais Marie-France a aussi quelques raisons d’y croire. La formation d’orientation qu’elle suit actuellement lui a rendu un élan de motivation. “Rencontrer d’autres gens dans la même situation que soi et échanger ensemble, cela fait du bien”. Son récent stage chez Blokker l’a également reboostée. “Moi, je ne demande qu’une chose : travailler. J’étais prête à aller dans l’Horeca, dans la vente, dans le secrétariat. Mais on m’a conseillé de mieux définir l’objet de ma recherche. Aujourd’hui, j’aspire donc à travailler dans la vente”.

Franche, pragmatique, Marie-France se dit prête à travailler pour un peu plus de 1.000 euros par mois. “Ayant ma sœur à ma charge, je touche 1.000 d’allocation de chômage par mois. Mais je suis prête à travailler à temps plein pour gagner la même chose. J’en ai plus qu’assez de me sentir inutile et d’avoir l’impression de n’avoir rien à faire de mes journées”.

Le décor est planté. Retrouvez dès demain le témoignage intégral de cette chômeuse. Puis, comme tous les autres avatars, nous la retrouverons chaque jour jusqu’au 14 janvier pour donner son point de vue sur les différents thèmes abordés (voyages, débrouille, internet, …)

Nos avatars

ficheidentiteleilaLeila, 25 ans en 2014, infirmière et Belge d’adoption

 

 
ImpressionSophie, 25 ans en 2014, Bruxelloise et engagée

 

 

 

ImpressionGwendoline, 25 ans et maman

 

 

 

ficheidentitequentinQuentin, 25 ans en 2014, ouvrier et préoccupé

 

 
ficheidentitegeraldineGéraldine, 25 ans en 2014, Carolo et ambitieuse