Le couple à #25ans: un engagement “à petit pas”

D’après le sexologue et docteur de l’UCL Armand Lequeux, la notion de couple n’a plus le même sens pour notre génération. Les jeunes de 25 ans avancent à petit pas. On se rencontre, on se revoit, on couche ensemble, (parfois pas forcément dans cet ordre là), on attend de voir si ça colle… Et puis bien plus tard, on affiche ouvertement sa relation en présentant l’élu(e) à ses amis et sa famille. C’est en tout cas ce qu’a confirmé le couple que nous avons interrogé pour notre reportage.

Le témoignage de nos avatars:

ficheidentitegeraldineGéraldine, 25 ans en 2014, Carolo et ambitieuse : “J’ai quand même peur de l’engagement c’est sans doute pour ça que je me suis installée en colocation et pas avec mon copain lorsque je suis arrivée sur Bruxelles. J’aurais pu habiter avec lui mais je n’ai pas voulu de ça. On est fort une génération où on veut rester libre et indépendant.” Aujourd’hui dans une nouvelle relation, Géraldine espère rester le plus longtemps possible avec cette personne.“Ça se passe vraiment bien pour l’instant et  je me vois bien avec lui  jusqu’au restant de mes jours. On ne sait jamais où on sera dans cinq ans, peut-être à l’étranger. Jusqu’où aller dans le compromis ? Choisir sa carrière ou l’engagement avec cette personne ? Je crois qu’on est une génération d’égoïstes. On n’a pas envie de mettre notre carrière entre parenthèse. Je ne sais pas si j’arriverais à renoncer à une opportunité de travail à l’étranger pour une personne.”

ImpressionSophie, 25 ans en 2014, Bruxelloise et engagée : “De façon générale, je dirais que la petite famille, deux enfants et un chien, une maison et un jardin, c’est très beau mais ce n’est pas du tout valable pour la majorité des gens. Nous ne devons pas tous répondre à cet idéal de petite famille parfaite, ce n’est pas la formule magique pour être heureux. Il n’y a rien de mal avec une maman seule ou un couple mixte, recomposé. Je crois qu’on est beaucoup plus libre et que c’est une bonne chose.”

 

 

 

Et à la question “Sommes nous une génération pour qui le sexe n’est plus tabou ?”, Gwendoline et Leila répondent toutes les deux, oui sans aucun doute.

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Gwendoline, 25 ans et maman : “Je crois que l’on est une génération qui n’a plus aucun problème pour parler de sexualité. Autant avant il y avait des gestes ou des mots que l’on ne pouvait pas avoir, autant maintenant on est libérés de ces tabous. Tout dépend évidemment du milieu familial dans lequel on a grandi, mais je crois que c’est aussi toute la société qui a évolué pour arriver à cette génération décomplexée. Personnellement il n’y a rien dont je n’ose pas parler, ou que je considère comme tabou. Par contre, je trouve parfois que la nouvelle génération est trop décomplexée. Quand j’entends ma petite sœur de quinze ans qui me parle de sexualité depuis qu’elle en a treize, je suis me dit que les plus jeunes sont beaucoup trop décomplexés !”

 

ficheidentiteleilaLeila, 25 ans, infirmière et Belge d’adoption :  “Il y a sans doute une plus grande ouverture d’esprit. Mais certains sujets restent dérangeants. Dans mon école secondaire par exemple, on ne parlait pas d’homosexualité. Enfin, ce n’est pas qu’on ne pouvait pas en parler, c’est qu’on sentait que ça dérangeait certaines personnes.” Qu’en est-il de cette fameuse liberté de parole sexuelle attribuée à notre génération? Pour Leila, on avance mais tout dépend de l’interlocuteur. “Les portes sont ouvertes, mais on ne parle pas de tout avec tout le monde. Pour ma part, je peux en parler avec mes parents, ma meilleure amie, mon copain… Les personnes autour de moi sont très ouvertes. Les tabous sont quasi inexistants parmi mes proches. On ne parle pas spécialement de sexualité en famille, mais si on devait le faire, je pense qu’il n’y aurait aucun tabou.”