Les #25ans, une génération décomplexée, vraiment ?

120327_SpringBreakers_0754.jpgÀ 25 ans, on est né dans une société qui se dit «libérée sexuellement». Mais le sommes-nous vraiment? Sommes-nous une génération entièrement décomplexée? Il n’y a rien de plus difficile à objectiver qu’une chose aussi intime. Les études se suivent et se contredisent et il faut réussir à déchiffrer les principales tendances qui se dégagent derrière les déclarations des répondants aux enquêtes. Entre ce que je fais et ce que je dis, la différence peut être grande. Surtout en matière de sexe. Nos informations dans la sélection abonnés.

Quelques constats:

Les filles décomplexées? Les jeunes femmes de 25 ans sont maintenant sur un pied d’égalité sexuelle avec les garçons. En soixante ans, l’âge médian du premier rapport est passé de 20 à 16 ans et l’écart entre les hommes et les femmes de 1 an à 3 mois. Autre changement: la masturbation féminine se banalise – surtout parce que les jeunes femmes de 25 ans osent plus facilement en parler aujourd’hui. Toutes les informations de notre enquête.

Les #25ans, une génération délurée ? En tout cas, côté rapports sexuels, les jeunes fricotent avec bien plus de partenaires que les générations précédentes. En moyenne, entre 15 et 29 ans, ils auraient passé la nuit, voir moins, avec six personnes différentes. Autre chiffre: une étudiante de l’UCL s’est penchée sur un phénomène soi-disant propre aux jeunes d’aujourd’hui : les sex friends. 60% d’entre-eux auraient déjà fricoté à plusieurs reprises avec un ami. Tous les chiffres de notre enquête.

Le porno banalisé ? Pour la génération actuelle, visionner un porno relève presque du rite de passage obligé. Qu’on l’aime ou qu’on le fuie, il est partout et gratuit. Conséquences? Les pratiques comme le sexe oral ou la pénétration anale se sont banalisées. Notre reportage: avec un couple chez un sexologue.

Sans tabou ou pudique ?

C’est donc vrai ? Les #25ans, une génération décomplexée ? Pour Pascal de Sutter, sexologue pour le site masantesexuelle.com, “il reste encore énormément de barrières, de limites. Quand je compare les jeunes qui avaient 25 ans en 1974 et ceux qui ont 25 ans en 2014, ils sont plus romantiques et plus pudiques que les générations précédentes”. Lire son interview en intégralité.

Sur ce blog aussi, après avoir lancé un appel à témoins pour parler de la sexualité des jeunes de 25 ans, nous avons eu aussi pas mal de témoignages remettant en cause notre requête. Pour certains d’entre vous, il est normal d’être plus pudique quand on est jeune.

Et vous, vous reconnaissez-vous dans ce portrait du jeune de 25 ans ? On attend vos témoignages ci-dessous !