Les jeunes de 25 ans sont-ils adaptés au marché de l’emploi? «Des qualifications plutôt que des diplômes»

Les #25ans, tous diplômés mais sans travail ? C’était le premier cliché de notre grande enquête sur la génération 25 ans. Nous en avons débattu ce lundi – toutes nos informations sont à retrouver par ici.

Ce mardi, nous avons reçu Gregor Chapelle, directeur d’Actiris (Office Régional Bruxellois de l’Emploi), et Bernard Delvaux, patron de la Sonaca (société belge active dans l’aéronautique). Les jeunes de 25 ans sont-ils adaptés au marché de l’emploi? Ils en ont débattu en direct commenté et direct vidéo. Vous pouvez retrouver l’intégralité en vidéo ci-dessous ainsi qu’un résumé écrit.


Les jeunes de 25 ans sont-ils adaptés au marché… par Le_Soir

Sur la formation. les diplômes des jeunes répondent-ils aux attentes du marché ? Pour Gregor Chapelle, conforté par Bernard Delvaux, “le diplôme n’est pas primordial; les compétences, elles le sont. Même si un diplôme permet de prouver ces qualifications. Après, de nombreux obstacles au sein des entreprises restent à franchir”.

Les jeunes sont-ils mal diplômés ou sur-diplômés ?On cherche des ingénieurs”, rétorque Bernard Delvaux. “Mais beaucoup de gens sont diplômés dans des domaines où on n’en a pas besoin. Une réorientation vers les formations en pénurie seraient préférables”.

Gregor Chapelle :“Un jeune doit se battre pour ce qu’il rêve de faire. La première chose à faire, c’est d’y croire. C’est le lien entre les études supérieures et les entreprises qui n’est pas suffisamment développé.”

Sur les qualités et défauts des 25 ans. Bernard Delvaux: “La génération des 25 ans a compris qu’elle ne fera pas toute sa carrière dans la même entreprise. Son rapport à l’entreprise est donc moins affectif que celui développé par leurs aînés, son engagement plus relatif (…) Il ne faut pas juger cette génération, différente des autres. Beaucoup mieux informée et envisage beaucoup moins une carrière linéaire. La génération des 25 ans a compris qu’elle ne fera pas toute sa carrière dans la même entreprise. Sa relation à l’entreprise est donc relative“.
Gregor Chapelle: “Les jeunes sont devenus plus exigeants et que les employeurs doivent aujourd’hui les convaincre que le travail qu’ils leur proposent à un véritable sens, une vraie valeur ajoutée. Un excès inverse est cependant à éviter : le jeunisme. Pour qu’une équipe soit efficace, il faut que toutes les générations soient représentées (…) Ils sont exigeants mais les employeurs doivent aussi convaincre les jeunes que le travail qu’on leur propose à du sens, apporte une valeur ajoutée“.

Sur les études professionnelles. Bernard Delvaux: “Il est important de rendre ses lettres de noblesse à l’enseignement technique et professionnelle. Exemple: le cas de Charleroi où des collégiens visitent des usines pour découvrir ces métiers souvent dévalorisés. Les formations professionnelles et techniques sont de plus en plus valorisées“.
Gregor Chapelle: “La garantie jeunes à Bruxelles doit permettre de mieux informer les jeunes sur ces métiers souvent dévalorisés”.

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