Chat: “60% des projets soutenus concernent des jeunes en difficulté économique ou sociale”

veroErasmus, vacances au bout du monde… Les distances sur Terre semblent s’être raccourcies. Mais est-ce que les voyages se sont vraiment démocratisés ou est-ce qu’ils restent l’apanage de quelques privilégiés? Est-il possible de séjourner à l’étranger six mois ou un an si on est moins nanti? Des projets alternatifs existent. On en a parlé avec Véronique Balthasart, chargée de communication au Bureau international jeunesse. Voici le résumé de ses réponses.

Voyager sans l’aide des parents, est-ce vraiment possible pour les jeunes?
“Oui, c’est possible. Des programmes comme le Service volontaire européen par exemple offrent la possibilité aux jeunes de partir comme volontaire dans un autre pays pour se mettre au service d’un projet d’une association. En échange de leur travail bénévole, tous leurs frais sont couverts: billet d’avion, frais de séjour et d’activité…”

Faut-il forcément partir à l’autre bout du monde? Notre enquête a démontré que les jeunes partaient principalement en Belgique, en France et en Hollande.

“Via le programme Bel’J, il est possible de réaliser des projets avec des jeunes des autres communautés belges, à partir de 2 semaines déjà. Le programme tremplins Jeunes soutient des projets d’immersion linguistique et professionnelle de 3 semaines à 3 mois…. Je vous invite à visiter le site du BIJ (www.lebij.be) pour en savoir plus et à nous rendre visite à notre Espace Infos Mobilité pour vous aider à vous y retrouver dans l’ensemble des possibilités.”

Comment fait le BIJ pour toucher les jeunes qui souffrent du chômage ou de difficultés économiques ? Comment le BIJ les rend-il prioritaires ?

“Nous sommes très attentifs à ce public et développons des actions de communication spécifiques en allant à leur rencontre et en travaillant avec des associations spécialisées. Pour votre information, 60 % des projets soutenus concernent des jeunes éprouvant des difficultés au niveau culturel, économique, social….”