Juliette, la génération des #25ans en film

Pour notre opération #25ans, nous avons été voir ”Juliette” de Pierre Godeau, un film consacré à une génération “qui a choisi de rire pour ne pas pleurer”, et qui sortira le 22 janvier dans les salles.

Pour Juliette aussi, le bleu est une couleur chaude. Bleu comme son blouson, qu’elle promène de clubs en clubs. “Je sors trop“, dit-elle. La bande-son de sa vie? Electro sans aucun doute, comme pour en montrer toute la futilité. De nuit en nuit, de cafés branchés à boîtes select, de rencontre en rencontre, Juliette fuit toutes les responsabilités qui pèsent sur nos épaules à cet âge. A 25 ans, sa vie professionnelle est au point mort, sa vie sentimentale ressemble à un drôle de chaos. Elle semble coincée entre une adolescence qui prête à l’amusement et les réalités de la vie qui la rattrapent, malgré toute l’énergie qu’elle met à les oublier.


Doit-on obligatoirement “rentrer dans le rang” ? Doit-on suivre ce modèle qu’on nous impose? Comment assumer son envie de différence? Ce sont les questions posées en toile de fond du premier film de Pierre Godeau. “Je n’arriverais jamais à être comme Louise, à avoir un boulot et un mari“, explique-t-elle encore. Et en fait, est-ce qu’il le faut vraiment ?

Avec sa moue boudeuse, son mini-short, ses cheveux ébourrifés et son envie de frivolité, Juliette se fait la porte-parole évanescente de toute une partie des jeunes adultes d’aujourd’hui (et sûrement les plus nantis). On a envie tantôt de lui mettre une claque pour la réveiller, tantôt de la prendre dans nos bras pour la consoler. Et on garde un sourire grand comme ça tout le long devant le justesse des situations. Alors tant pis si le film pèche par certaines imperfections. Il est avant tout sincère et bourré d’émotions.

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