#25ans, une génération sans idoles?

Quelles sont vos idoles ? Nous avons posé la question aux représentants des jeunes des partis politiques.


Jeunes Présidents de partis : quelle est votre… par Le_Soir

Mais avoir 25 ans en 2014 et se poser la question de ses idoles, c’est d’abord se sentir un peu ridicule.

On voudrait répondre que de grands penseurs ont inspiré notre vision du monde. On voudrait répondre qu’on était fan d’un homme ou d’une femme qui a marqué l’Histoire.

Or, lorsqu’on tente de revisualiser les posters qui recouvraient les murs de notre chambre d’enfant ou d’adolescent, il y avait avant tout des starlettes éphémères. Des Spices Girls à Brintey Spears en passant par divers boys band et Homer Simpson, on ne peut pas dire qu’ils incarnaient des grands modèles de société. Certains préféraient peut-être le rock ou le rap à la pop mais, il faut le reconnaître, pas de Che Guevara ou de Mandela à l’horizon.

Note génération n’aurait-elle aucun modèle, aucune idole digne de ce nom? Nous étions pourtant aussi enthousiastes que les Américains, lors de l’élection du premier président noir, Barack Obama. La libération d’Aung San Suu Kyi nous a redonné un peu d’espoir pour la démocratie et la mort de Nelson Mandela nous a tous affectés.

«Rassurez-vous. Ne pas avoir d’idole à 25 ans, il n’y a rien de plus normal. Une idole, c’est quelque chose qu’on a quand on est adolescent, période lors de laquelle on cherche à construire son identité. Ce qui compte, c’est ceux qui nous inspirent aujourd’hui. Ils sont nos icônes, pas nos idoles», nous rappellent souvent nos aînés lorsqu’on les confronte à notre manque de repères.

En y réfléchissant un peu, c’est parmi les anonymes qu’on peut puiser nos inspirations. Il y a ceux qui se battent pour une planète plus verte qui n’asphyxiera pas les futures générations. Les membres des partis pirates prônant une liberté qu’on tente trop souvent de mieux cadenasser. Les Anonymous qui avancent masqués et agacent dans leur obsession à défendre la liberté d’expression. Et puis, il y a aussi les Indignés, ces jeunes qui se bougent et refusent d’être condamnés par une crise qui nous assomme tous sans qu’on n’ait rien demandé.

Nos modèles, ce sont aussi Steve Jobs et Mark Zuckerberg les fondateurs d’Apple et Facebook. Deux hommes dont les idées ont révolutionné le quotidien de la planète.

Des dizaines de visages qui ne nous font pas honte nous reviennent en tête lorsqu’on pense à ceux qui ont fait et feront la société de demain. Ces modèles qui ne sont pas des idoles mais bien des précurseurs au talent fou qui apportent une dose de positif dans un monde où on n’a plus le temps de rêver.