Les jeunes engagés en politique

« Les jeunes ne s’engagent plus », « génération bof », « ils ne se préoccupent que d’eux-mêmes » : autant d’accusations faites aux #25 mais sont-elles réellement justifiées? En tout cas pas pour les jeunes qui ont décidé de rejoindre les jeunes de partis et de s’engager politiquement. Voici leur nombre et leur répartition. Ces chiffres nous ont été communiqués par les représentants des jeunes des partis. Cependant, les méthodes de calcul diffèrent selon les mouvements, ce qui explique les différences si importantes entre les partis. Prudence donc.

Pourquoi s’engager en politique ? Les représentants des jeunes des partis ont répondu à la question.


Pourquoi s’engager ? par Le_Soir

Et eux, ont-ils l’impression d’être face à une jeunesse désengagée ? Ils ont répondu à la question dans notre débat.

Lora Nivesse (MR): “J’ai envie de croire que non. La crise a apporté de nombreuses difficultés mais elles constituent également une opportunité. Une génération désengagée? C’est le moment pour nous de dire que ce n’est pas vrai: cette génération se mobilise et se bat.”

David Cordonnier (PS): “C’est vrai que je me demande parfois quel est l’horizon des possibles… Il y a des choses positives mais il y a quand même des moments où je me demande ce que je ferai dans 15 ans. Ces questions-là en galvanisent certains et en stressent d’autres… Je retiens quand même que nous sommes la génération de la crise.”

Guillaume Le Mayeur (Ecolo): “Je pense aussi que la crise est une opportunité de rebondir. On le sent très fort chez les gens. Il y a une dynamique qui se lance pour une société plus égalitaire.”

Jérôme De Mot (FDF): “Il est évident qu’il faut trouver des solutions pour mettre les jeunes de 25 ans au travail. Il y a un travail à faire au niveau de la formation d’un côté et aider les entreprises à engager de l’autre. Il y a encore des choses à faire pour aider les jeunes.”

Aurélie Decoene (Comac-PTB): “C’est effectivement une génération qu’on est en train de sacrifier. Mais je pense aussi que c’est l’occasion de faire table rase. Mais il faut tirer le bilan des mauvaises pratiques du passé et ne pas reproduire les mêmes erreurs… “

Matthieu Morelle (CDH): “Je partage le constat sur l’héritage. C’est à dire: catastrophique. Mais soyons optimistes, nous sommes là, à notre âge, on a tous des idées, des envies de changer les choses. L’énergie est là, la volonté d’avancer est toujours là…”