Incertitude, stress, précarité: l’emploi a éclipsé tous les thèmes

L’enquête menée par Le Soir visait à explorer toutes les facettes de notre génération. Force est pourtant de constater qu’une préoccupation majeure s’est imposée, jusqu’à en éclipser d’autres: le travail. Dès le lancement de notre blog, le 16 décembre dernier, l’expression était lâchée: «génération sacrifiée». Et les réactions de se bousculer sur cette angoisse majeure: la quête, de plus en plus difficile, d’un emploi, et, ensuite, d’un boulot stable, fixe, décent, face à la pléiade de petits jobs et autres contrats précaires. Notre analyse.

Delphine Evrard:  “J’ai le même sentiment de génération sacrifiée qui ne peut que rêver de survivre, surtout pas d’avoir une maison et un enfant. On n’a rien devant nous…”

Phil Cappeliez : “L’avenir ne présage rien de bon mais vous avez la possibilité de le changer. Soit vous baissez les bras. Soit vous vous battez et descendez dans les rues pour votre avenir et pour celui de vos enfants.”

Peter Caro Bamboo : “Avoir 25 ans en 2014, c’est galérer pour payer ses études, galérer pour trouver un boulot, être exploité et payer des loyers hors de prix. (…) C’est ne pas savoir prendre son indépendance…”

AMC : “Avoir 25 ans c’est tout vouloir et ne rien avoir!”

Cyril: “Avoir 25 ans en 2014 (27 en ce qui me concerne), c’est enfin le goût de la liberté. Travailler, gagner sa vie, ne pas devoir rendre de comptes à papa et maman, pouvoir s’acheter ce que l’on veut, quand on veut, faire les soldes en unlimited, c’est prévoir de partir à New York avec les amis prochainement, c’est être invité au mariage de ses amis et déjà prévoir le sien. Mais c’est aussi mettre de côté chaque mois dans le rêve de construire sa propre maison, c’est payer un loyer à un proprio peu scrupuleux, c’est faire des démarches que papa et maman faisaient pour nous avant, c’est se faire à manger tous les soirs quand papa préparait des plats délicieux…Bref avoir 25 ans en 2014 ce n’est pas toujours easy game (parlons jeunes) mais c’est surtout très excitant. On n’a plus 20 ans mais on a quand même la vie devant nous…”

Assia: “Boulot, boulot, boulot… Est-ce qu’une vie se résume à un boulot? Vraiment, si ce n’est qu’une question d’argent, faites une formation qui ne vous plaît pas dans un métier d’avenir. (…) Mais vous n’aurez peut-être pas réalisé vos rêves…”

Juliette: “Considérer le travail comme la valeur suprême, c’est ça le problème. (…) Ok, quand nos parents avaient notre âge, avec leur diplôme universitaire en poche, ils étaient assurés de travailler immédiatement. Nous plus… Et alors, après tout? On a mille autres possibilités et libertés qu’eux n’avaient pas, il ne faut pas l’oublier!”

Les articles à relire sur le sujet

Les jeunes sont tous diplômés, mais sans emploi. Vrai? Pas tout à fait! On en a parlé dans le 11h02 avec Catherine Joie et Xavier Counasse.


Le 11h02: le chômage des jeunes, «pas une… par Le_Soir

Diplômé mais sans emploi, comment y remédier ? Comment “se vendre” quand on a un diplôme ? Et si on n’en a pas ? Gil Van den Berghe, expert chez Easy Way Consulting, a répondu à vos questions. En voici le résumé en 3 fois 3 points.

Les jeunes de 25 ans sont-ils adaptés au marché de l’emploi? Nous avons reçu Gregor Chapelle, directeur d’Actiris (Office Régional Bruxellois de l’Emploi), et Bernard Delvaux, patron de la Sonaca (société belge active dans l’aéronautique). Les jeunes de 25 ans sont-ils adaptés au marché de l’emploi? Ils en ont débattu en direct commenté et direct vidéo.


Les jeunes de 25 ans sont-ils adaptés au marché… par Le_Soir

“Les jeunes veulent travailler mais pas dans ces conditions”. Que signifie avoir 25 ans aujourd’hui et entrer sur le marché du travail? Nous avons interrogé Mateo Alaluf, professeur de sociologie à l’ULB, spécialiste de la sociologie du travail.

Les #25ans sans travail, la faute aux unifs ? Bernard Rentier, le recteur de l’ULG, a répondu dans notre chat.

“Desperate diplômée”. Le billet d’humeur de Nikka Veracchi, 24 ans et diplômée en journalisme, à la recherche d’un emploi.