Une seconde semaine d’enquête, sur la pauvreté à Bruxelles

L’enquête des étudiants de l’Ihecs (Institut des Hautes Etudes des Communications Sociales, Bruxelles), en vue du grand débat des jeunes électeurs du 25 mai, se poursuit cette semaine ! Après avoir abordé la problématique de l’accès au marché de l’emploi, ils se penchent dès aujourd’hui sur la question de la pauvreté pour les jeunes bruxellois. Des chiffres clefs, des témoignages et des reportages photos s’enchaîneront cette semaine sur le blog #25. Vos commentaires et vos questions sont les bienvenus, pour enrichir cette enquête !

 Un tiers des bénéficiaires du Revenu d’Intégration Social (RIS) a moins de trente ans

Selon le dernier rapport bruxellois sur l’état de la pauvreté (2012), les jeunes de 18 à 24 ans sont particulièrement confrontés à des risques de pauvreté, et ce d’autant plus si leur niveau de formation est peu élevé.

Aujourd’hui, de plus en plus de jeunes recourent aux aides sociales, comme le RIS (Revenu d’Intégration Sociale).  D’après le SPP Intégration sociale, le nombre de Belges qui perçoivent un revenu d’intégration sociale a augmenté de 19% sur les cinq dernières années. Bruxelles bat des records avec une augmentation de 23,5%, la Wallonie talonne la région bruxelloise avec 23% et la Flandre se porte mieux avec 7,5%.

Parmi la population concernés par le revenu d’intégration sociale, la part des jeunes est d’environ un tiers. Il s’agit généralement de jeunes au faible niveau de diplôme et demandeurs d’emploi. Par conséquent, il s’agit généralement de bénéficiaires d’allocations de chômage.

Selon le rapport 2013 de l’Observatoire de la Santé et du Social bruxellois, la pauvreté chez les jeunes a aussi des conséquences néfastes sur leur santé. Les jeunes bruxellois sont  plus enclins à rencontrer des problèmes de santé, en comparaison aux  jeunes qui vivent en dehors de la capitale.

Les jeunes adultes n’auraient pas une connaissance suffisante des services de santé disponibles (l’accès aux soins de santé et la connaissance de ces services varient – notamment  - en fonction du niveau socio-économique de la population).

Par rapport à d’autres tranches d’âge, les jeunes sont plus particulièrement touchés par le problème de la pauvreté : ils ont plus de difficulté à trouver un logement ou un emploi, et ont un revenu plus faible. Toujours d’après l’Observatoire de la Santé et du Social bruxellois, en 2011, les 18-24 ans avaient un taux d’emploi de 23,2%, alors que les 18-64 ans atteignaient  56,3%.

 ihecs_logo_web_612x612Charles Regnier, Stéphane Pierrard et Nastassja Rankovic (Ihecs)