La crise affecte surtout les jeunes, selon l’OCDE

Les jeunes sont davantage exposés qu’avant la crise au risque de pauvreté : la part des 18‑25 ans vivant dans des ménages dont le revenu est inférieur au revenu médian national a augmenté dans la plupart des pays – de 5 points de pourcentage en Espagne, en Estonie et en Turquie ; de 4 points en Irlande et au Royaume-Uni ; et de 3 points en Grèce et en Italie. C’est ce que révèle un rapport de l’OCDE publié mardi.

L’évolution est significative: jugez-en par vous-même (slide 4).


«Les perspectives d’emploi se sont surtout dégradées pour les jeunes et les travailleurs peu qualifiés, les femmes et les seniors ayant été cette fois moins touchés», a souligné Monika Queisser, chef des affaires sociales de l’OCDE. Or «le risque existe que les jeunes qui connaissent de longues périodes de chômage, d’inactivité ou de pauvreté ne soient confrontés toute leur vie à des perspectives de gains et d’emploi moindres», relève le rapport.

La baisse des dépenses publiques d’éducation ou de santé (en proportion du PIB) constatées dans la moitié des pays de l’OCDE risque en outre d’engendrer «des conséquences sociales regrettables» à long terme et d’aggraver les inégalités.

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Wanted : des politiques sociales efficaces

Aujourd’hui, alors que la reprise s’amorce, «le maintien et le renforcement de l’aide aux groupes les plus vulnérables doit demeurer au cœur de toute stratégie de redressement économique et social», explique le rapport.

«Les politiques sociales doivent être conçues pour être efficaces en période favorable comme en période difficile», souligne l’OCDE qui invite les gouvernements à «voir plus loin que la crise récente» pour «élaborer des politiques sociales susceptibles de résister» à «la prochaine crise».

Y a plus qu’à ?