A Bruxelles, en Belgique ou en Europe : les femmes sont plus touchées par la pauvreté

Les femmes sont, en moyenne, plus pauvres que les hommes. Leur salaire est moins élevé, et elles bénéficient plus souvent de revenus d’intégration sociale. Enfin, les jeunes femmes risquent davantage d’être touchées par la pauvreté. 

D’après les derniers chiffres du SPP Intégration sociale, le nombre de Bruxellois qui perçoit un revenu d’intégration sociale (RIS) bat des records : ces cinq dernières années, il a augmenté de 23,5%. Ce rapport du SPP met également en avant le fait que de plus en plus de jeunes sont confrontés à la pauvreté. Mais pour les femmes, la situation est encore plus alarmante. Selon les données du SPF économie PME, 16% d’entre elles risquent de se retrouver dans une situation de pauvreté monétaire, contre 14,6% pour les hommes.

Autre illustration de cette inégalité homme-femme : selon les derniers chiffres publiés par la Commission européenne, la différence salariale entre les hommes et les femmes au sein de l’Union européenne s’élève à 16,2%. En Belgique, cet écart est encore plus important, puisqu’il atteint 23%. Les femmes ont donc davantage de chances de tomber dans la pauvreté.

D’après l’Institut pour l’Égalité des Femmes et des Hommes (IEFH), en 2013, “57,8% des bénéficiaires du Revenu d’Intégration Social (RIS) sont des femmes, et la catégorie d’âge la plus importante est celle des 20-24 ans”. A Bruxelles, les femmes font partie des catégories de population plus vulnérables au chômage, et donc plus exposés à la pauvreté. L’Observatoire de la Santé et du Social de Bruxelles-Capitale explique ce phénomène par “la position des femmes sur le marché du travail”, “leur position différenciée dans la famille” ou encore des “événements particuliers”, comme une séparation ou un enfant. Pour les femmes d’origine étrangère, les chances de trouver un emploi sont encore plus minces, puisqu’elles font face à une double discrimination : celle d’être femme et celle de leur origine.

Jeunes mères : des difficultés en plus

Les mères célibataires ont plus de difficultés à accéder au marché du travail, ou à trouver un logement. En effet, toujours selon l’Observatoire de la Santé et du Social, “les femmes paient des loyers plus élevés, pour des logements au confort moindre. Elles sont discriminées en matière de logement en raison de la faiblesse de leurs revenus”.

ihecs_logo_web_612x612Jeremy Carré, Pauline Coppieters, Sarah Winkel (Ihecs)