Le bilinguisme pour lutter contre le chômage des jeunes à Bruxelles

Ce jeudi, jour de la Fête de l’Iris, Le Soir a convié les principales têtes de listes régionales dans la rédaction – pour revoir leur marathon, c’est par ici.


Chômage des jeunes : les solutions… par Le_Soir

Qu’en retenir ? Le chômage des jeunes à Bruxelles est au centre des préoccupations. Durant notre journée de débat, les candidats se sont montrés particulièrement inspirés sur ces sujets.

Tous ont soulevé le problème de la formation et de l’enseignement technique et professionnel. «Trop de jeunes sortent sans diplôme et connaissance des langues, ce qui les pénalise. Chaque jeune qui n’a pas un travail dans les 6 mois doit être accompagné. Il y a encore assez de travail à Bruxelles. C’est en renforçant la scolarité des jeunes Bruxellois, en leur donnant des écoles de qualité qu’on résoudra leur problème d’accès à l’emploi», estime Brigitte Grouwels (CD&V).

Même constat pour le libéral Vincent De Wolf qui aimerait voir naître des partenariats public-privé pour les écoles. «Je voudrais aussi consacrer 30 millions d’euros pour la formation des chômeurs. Il faut des cours de langue adaptés à la formation qu’ils souhaitent. Il n’y a pas de problème d’emploi à Bruxelles, estime-t-il, mais les Bruxellois ne sont pas assez formés pour les occuper!»

Au FDF, Didier Gosuin plaide aussi pour une plus grande participation du monde entrepreneurial dans la formation. «Il faut que les formations soient axées sur les fonctions et métiers en pénurie. Il faut aussi coller aux exigences du marché. Actuellement, certaines formations professionnelles sont de l’ordre de l’occupationnel comme c’est le cas pour les sections de bureau.»

Par contre, sans surprise, le PTB est contre une plus grande intégration des entreprises dans l’école. «On ne pense pas que l’école doit servir à former des robots qui vont aller travailler dans les entreprises. Elle doit former à la démocratie, être un centre de savoir.»

La connaissance des langues

Un autre handicap sur le marché de l’emploi, est la non-connaissance de la deuxième langue nationale alors que plus d’une annonce sur deux demande le bilinguisme.

«Dès l’école, nous devons encourager le bilinguisme, a précisé Christos Doulkeridis (Ecolo). On ne peut pas demander à une Région comme Bruxelles d’être bilingue et ne pas avoir d’écoles bilingues. Ensuite, il faut bien évidemment améliorer l’enseignement technique et professionnel avec un tronc commun et des cours de néerlandais tout en soutenant des secteurs porteurs d’emplois pour les Bruxellois, comme l’environnement – l’eau, la gestion des déchets, l’alimentation–, le secteur du tourisme ou la culture.»

Même son de cloche pour le parti ProBruxelles qui désire même voir la création d’un ministre de l’Enseignement à Bruxelles qui permettrait la coordination entre la Communauté française et la Flandre.

Le résumé des 12 débats

VANESSA LHUILLIER

Ps: Dans le même temps, l’Onem a publié des chiffres (enfin) rassurants: la situation des moins de 25 ans s’améliore. Les détails dans notre article: Le chômage des jeunes enfin à la baisse en 2014