#25festivals Maxime à Couleur Café : top et flop (màj)

Couleur Café en bien ou en mal, comme si vous y étiez.

Vendredi 27 juin

C’est sous un ciel de plus en plus menaçant que les premiers festivaliers citadins de l’été ont afflué vers Tour et Taxis vendredi en fin d’après-midi. Comme le festival s’adapte chaque année aux travaux du site, il faut prendre de nouveaux points de repères. Ca va. La grande scène Titan est toujours droit devant et à l’entrée on trouve toujours le hangar qui sent les épices de tous les continents.

Bouddha veille sur ton repas

Puis voilà la pluie. Le flop de ce premier jour de festival. Rien à faire, les gens fuient la scène principale. Heureusement, Dizzee Rascal en a vue d’autre et il parvient à ramener à lui les festivaliers bruxellois égarés. Ca danse sous la pluie ou ça plane sous le chapiteau ou Morcheeba se produit en même temps. On a les pieds mouillés mais les oreilles toutes réchauffées par sa voix suave et sa bonne humeur communicative. Il faut dire qu’on avait un peu oublié l’interprète du tube “Rome wasn’t built in a day” (Plus connu pour son refrain “You and me, were meant to be”. C’était déjà il y 14 ans !

A la nuit tombée, la pluie s’est arrêtée et la soirée devient top. Les Girls in Hawaii ont bercé la fin d’adolescence des #25. Nouveautés et titres connus du répertoire s’enchaînent. On se prend dans les bras, on danse doucement, on frappe fort dans les mains quand ça s’emballe. Souvent cachés par un éclairage très sombre, les Girls ont pourtant ravivé notre foi en l’été.

 

Graffeur sachant graffer à Couleur Café Graffeur sachant graffer à Couleur Café

 Samedi 28 juin

Les festivaliers sont quand même revenus en masse samedi après-midi sur le site de Tour et Taxis à Bruxelles. Clairement ceux-là avaient été mis au courant. Scène bizarre, on vient à Couleur Café en bottes, k-way, parapluie. Pas très sexy mais seule manière de ne pas chopper une bronchite en plein été. Les bizarreries font partie de l’ADN de ce festival. Comme ces marionnettistes tout droit descendus de la planète geek qui titillent les passants avec leurs robot-aliens. Ils agacent autant qu’ils fascinent.

Ils ont débarqué à Couleur Café !

 

Pas d’hésitation. Le gros flop de cette édition restera la pluie. Mais passons plutôt aux tops. On a croisé un rapper chanceux. Juste avant 20h, des dizaines d’adolescentes s’étaient pressées au premier rang sous le chapiteau Univers pour être au plus prêt de Chance the Rapper. Clara et Joséphine, 15 ans, hésitent à répondre à mes questions car je ne connais pas l’animal. “Ca ne fait pas très crédible“. OK. “On est méga fan alors on a attendu deux heures ici devant. En général, on fait juste croire qu’on a un ami pour passer devant tout le monde…“. On reverra plusieurs fois les deux copines sur l’écran géant sauter (jumper) comme des folles obéissant aux instructions du jeune américain. On nous avait promis un frère de Macklemore, on a plutôt l’impression d’avoir un Ne-Yo ou Jason Derülo qui chante l’amour en faisant répéter des mots bizarres au public.

Bien plus sage, Ben Howard a rassemblé un très large public sur la scène principal. “Merci d’avoir bravé la pluie. Je ne pensais pas que vous le feriez“. Entre deux ballades mélancoliques, ils nous a même souhaité bonne chance pour la Coupe du Monde. Mignon, il fait chanter tout Couleur Café avec son tube “The Fear” alors que la pluie redouble d’intensité.

Après le feu d’artifice qui a tenté vaguement de percer à travers un ciel plus noir que jamais, Chinese Man a pris le relais pour faire swinger les festivaliers jusqu’au bout de la soirée.