#25festivals: Mon Esperanzah ! “Deux week-ends, un même but”

Après deux jours à Tomorrowland le week-end dernier, me voici de nouveau dans l’atmosphère des festivals à Esperanzah. Et cette fois, le site où se déchaîneront les passions des amateurs de musique du monde pendant quatre jours ne m’est pas étranger. J’arpente les « collines » de l’abbaye de Floreffe pour la deuxième année consécutive. L’ambiance contraste royalement avec celle de Tomorrowland…

Il manque le boum, boum, boum électro qui résonne au loin… Le monde fonctionne au ralenti. La foule a diminué, les sarouels et dreadlocks ont remplacé les drapeaux nationaux. La star attendue ce soir, ce n’est pas David Guetta plutôt Manu Chao. Pas de décors grandioses et féeriques. Tout est « Do it yourself », autrement dit du bric à broc recyclé. Alice est sortie du terrier du lapin. Elle a quitté son monde merveilleux pour s’engager dans une ONG et crie « Nous sommes les 99% » avec sa pancarte en carton Colruyt. Deux ambiances.

Pourtant, ici comme à Tomorrowland, on rêve. Mais pas de vivre dans un monde parfait, de le refaire. C’est clair ce n’est pas le même public qui se rend sur les deux festivals. Malgré ces différences, je ne peux m’empêcher de faire un lien entre les fleurs en couronnes dans les cheveux des filles à Boom et les tresses et marguerites dans ceux de celles qui sortent du stand « mystérieuses coiffures » à Floreffe.

Le hippie du XXIe siècle s’est coupé en deux. Je ne sais pas lequel des deux est le digne héritier de celui des années 1960. Est-ce que c’est important ? Ces tendances montrent notre volonté de s’échapper, d’imaginer un autre monde que celui dans lequel on vit. Et si on peut le faire le temps d’un week-end où tout est permis, alors on signe direct.