#25festivals Les tops et les flops de Ronquières 2014

Ronquières, son plan incliné qui fait descendre les péniches depuis 1968 et depuis trois ans, un festival familial et populaire. Il s’y passe des trucs tops mais il y a aussi des artistes qui font des flops…

Les Tops

Comme chez soi. C’est peut-être les origines wallonnes de l’auteur de cet article, immigré à Bruxelles volontairement et amoureusement, mais n’empêche, l’accueil des Hennuyers est revigorant. Des “bonhommes oranges” comme ils se surnomment, chargés de nous guider dans le parking ou à l’entrée, en passant par le service au bar, tout le monde semble suivre un même leitmotiv : afficher une sympathie naturelle. Ronquières n’est pas (encore) une grosse machine. Avec ses deux scènes et 30.000 visiteurs ce weekend (quand même trois fois plus que pour la première édition il y a deux ans), l’air y est respirable, il est facile de se faufiler jusqu’à l’avant de la scène. Bref, Ronquières c’est tranquille. Et ça fait du bien.

Côté performance. Woodkid a fait planer tous ceux qui ont tenu jusqu’à minuit, et ils étaient encore très nombreux. C’était son dernier concert en Belgique. On n’a pas été déçu non plus par les Flamands d’Admiral Freebee et leur chanteur complètement barré.

Les Flops

Ok, Ronquières, c’est tranquille mais ça doit le rester. On peut critiquer l’affiche un peu populaire avec des artistes déjà vu à différentes reprises (souvent dans des concerts gratuits en plus…) mais la tendance est irrésistible, les festivals sont tellement populaires qu’ils grossissent de manière exponentielle. A Ronquières, ça veut dire une grosse demi-heure d’embouteillages à regarder les vaches juste pour arriver sur le parking. On n’a rien contre Marguerite et ses copines mais bon.

Côté musique. Le flop revient, malheureusement, à BirdPen. Mené par Dave Pen, le chanteur du groupe Archive, il n’est parvenu à intéresser qu’une petite partie des 15.000 personnes attendues samedi soir. Trop sombre, trop psychédélique pour les locaux qui avaient encore en tête les airs simples de Bastian Baker. Ce dernier avait rassemblé toutes les adolescentes de la région sur la scène Tribord quelques minutes auparavant. Ceux qui sont restés jusqu’à la fin de la prestation de BirdPen ont plané tout le long. Nous aussi. Pen aussi, très souriant malgré son t-shirt et ses chansons assez noires. Dommage que le public n’ait pas répondu présent.

Un extrait de Birdpen :