#25festivals : les tops et les flops du Brussels Summer Festival

Forcément urbain, le Brussels Summer Festival anime 10 jours durant le centre de la capitale. L’occasion de redécouvrir  ces endroits où l’on passe quotidiennement sans  vraiment s’y arrêter, parce qu’il y a toujours quelque chose à faire, quelque part et vite. Voilà pourtant que l’on prend le temps, celui de flâner, d’occuper l’espace public, de s’arrêter un moment. Que retenir de cette édition 2014 ?

 

LES TOPS

 

Patti Smith en maitresse de cérémonie

Avec son bonnet en laine sur la tête et son jeans trop large, Patti Smith était la classe incarnée vendredi dernier en ouverture du festival. On a eu droit à tous ses grands titres et on a vu plusieurs générations se mélanger dans la foule.Ceux qui ont vécu comme elle les années 70 avaient l’air d’avoir bouffé une sacrée madeleine de Proust et de l’avoir retrouvé, leur temps perdu. Ils balançaient les paroles des morceaux, les yeux fermés. Les plus jeunes se balançaient en rythme, un cocktail dans la main, une cigarette dans l’autre, en hurlant “J’adore cette chanson!“. La reine punk a fait l’unanimité.

 

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L’accès handicapé amélioré

A chaque marche, trottoir ou escalier, une rampe a été installée. Un parking spécial handicapé a été mis en place. Une boucle d’induction a été installée sur la Place Albertine pour que les malentendants suivent le concert. Bref, on sent un réel effort pour impliquer TOUS les festivaliers. Et ça donne le sourire.

La météo

Oui, c’est étrange de la placer dans les tops de ce festival vu les jours maussades que nous avons passés. Mais j’avoue ne pas avoir été arrosée une seule fois. Pas une goutte, rien de rien. Promis juré. Alors on dit merci.

 

Les FLOPS

 

La Magic Mirrors, toujours aussi oppressante

J’aime plutôt cette idée, celle de créer une ambiance intimiste où artistes et public peuvent se rencontrer à quelques centimètres l’un de l’autre. Qu’est-ce qu’elle est belle en plus cette scène intérieure. Pourtant très vite, on en sent les limites. Trop petite, la Magic Mirrors est très vite plus que remplie, voire bourrée de chez bourrée, et de nombreuses personnes restent sur le carreau dehors (où un écran a été installé, merci pour eux).

 

Les gens de la Mainstage

Oui, vous. Les festivaliers qui parlaient durant les concerts, ceux qui passaient en trombe, ceux qui poussaient, pas pour avancer, là plus près de la scène, mais pour repartir vers la sortie… après deux morceaux. L’appel de la bière, j’espère.  C’est qu’au BSF, pas mal de festivaliers ne sont pas là (que) pour la musique.

Attention aux files aussi, notamment le vendredi, où on a frôlé la claustrophobie lors de gigantesque mouvements de foule après chaque concert, Patti Smith et M attirant du monde du côté de la Place des Palais : pas moins de onze mille personnes pour cette première soirée.

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Les toilettes payantes

On veut bien payer 50 cents pour des toilettes mais dans ce cas-là, il faudrait qu’elles soient propres et qu’il y ait toujours du papier. Force est de constater que ce n’est pas le cas au BSF. En plus, ça rallonge les files, ça fait râler les festivaliers qui n’hésitent pas à se déchaîner sur les pauvres bénévoles à l’entrée.

 

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Photos : Mathieu Golinvaux

CAMILLE WERNAERS