#25festivals : les tops et les flops du Pukkelpop

Après avoir enfin trouvé où était Charlie (dans la foule devant l’une des scènes) et après avoir passé trois jours… intenses au Pukkelpop, l’épuisée festivalière #25 se trouve face aux bilans à tirer. Ce festival, l’un des plus gros de Belgique, donne vraiment l’impression d’entrer dans un monde à part, une espèce de grand parc d’attraction complètement régressif, où il est non seulement possible d’écouter de la musique, mais aussi de se faire coiffer, de faire un tour en grande roue, ou encore de jouer au cowboy en montant sur un taureau mécanique à l’air mauvais, le tout avec en fond sonore l’electro entêtante venant de la Boiler Room, située non loin de là. L’ambiance est bon enfant et les chapiteaux ont fait le plein (à cause de la pluie? ), malgré les coups de vent parfois violents. L’incident du début de semaine n’était déjà plus dans les mémoires. Penser le contraire, ce serait oublier qu’en festival, c’est la vie qu’on fête.

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LES TOPS

Les festivaliers

Oui, vous. “Je vous trouve étrange, mais je vous aime beaucoup“, ce titre du groupe sud-africain Die Antwoord qui a joué jeudi sur la Mainstage résume bien mon impression devant la faune rencontrée au “Pukkel”. Spiderman, nymphe hippie aux fleurs dans les cheveux, éléphants roses, hommes inquiétants sous scaphandre jaune canari, Où est Charlie?, un Walter White plus vrai que nature tout droit sorti de la série Breaking Bad, Fifi Brind’acier, un Mario libidineux, autant de références culturelles remixées en une belle popotte, qui faisait plaisir aux yeux.

 

Ed Sheeran

Seul en scène, une ou deux guitares à portée de main, une pluie battante et presque 70.000 festivaliers dans la plaine. Voilà qui n’a pas effrayé Ed Sheeran, qui a fait chanter (ses louanges) d’une seule voix, et le tout avec de l’énergie à revendre. Chapeau l’artiste.

 

L’alimentation du festivalier

Je me rappelle d’un temps pas si lointain où le choix de nourriture au Pukkelpop se limitait, en caricaturant, à un hamburger un peu industriel ou un sandwich un peu rabougri. Aujourd’hui, ce temps est bel et bien révolu. Smoothies,  woks, wraps, soupes, il est désormais possible de bien manger en festival et même pour les végétariens (secte dont je fais partie), chaque plat ayant son équivalent veggie, et ça n’a pas de prix.

Le recyclage

Le Pukkelpop a poussé la logique “festival durable” jusqu’à créer un espace uniquement consacré au recyclage. Dans la “Trash Island”, le festivalier motivé peut recharger sa batterie de gsm en pédalant sur un vélo pour créer de l’énergie ou encore mixer son propre jus de fruit grâce au même système, un vélo relié à un mixer. Le festivalier est invité à réfléchir sur sa consommation d’eau et d’énergie. Dans le camping, une campagne “Aimez votre tente, ramenez-là à la maison“, a été lancée. En effet, un festivalier sur cinq abandonne sa tente après un festival afin de ne pas avoir à la reprendre, un déchet difficilement recyclable.

 

LE(S) FLOP(S)

 

Le coup de vieux

Plus de gens (en général) et de petits jeunes (surtout) devant Snoop Dogg (pardon, Snoop Lion) que devant Queens Of The Stone Age, groupe que je vénérais adolescente, voilà qui fout un sacré coup de vieux. Et puis le mal aux pieds, le mal au dos, la fatigue, l’épuisement, le retour au camping le soir qui parait un obstacle infranchissable. Et la phrase “C’est plus de mon âge“, au bord des lèvres dès passé 21h.

 

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>>>Toutes les chroniques des concerts du Pukkelpop

>>>La check-list de Krystel au Pukkelpop

 

Photos : Mathieu Golinvaux
CAMILLE WERNAERS