L’unif est-elle responsable de l’échec du bilinguisme chez les francophones? (sondage)

Ils sortent de cinq années (parfois plus…) d’unif, le précieux Graal en mains. Un diplôme qui ouvre toutes les portes qu’on leur a dit. Ils font partie de l’élite de demain. Possèdent des compétences pointues dans leur domaine, un esprit critique, certains ont même collectionné les grades chaque année.

Et pourtant… 70% des jeunes diplômés estiment qu’ils n’ont pas un niveau de néerlandais suffisant pour travailler. Ce sont à tout le moins les résultats d’une enquête menée par l’UCL, la seule université à pouvoir nous donner une telle indication.

Le tableau est-il si noir? Non. Selon la même enquête de l’UCL, 80% des diplômés considèrent en revanche qu’ils possèdent des compétences suffisantes ou tout à fait suffisantes en anglais. En matière de connaissance des langues, reste donc que les lacunes se situent plutôt du côté du néerlandais.

A Bruxelles, selon les chiffres d’Actiris cette fois, seuls 21% des diplômés universitaires estiment ainsi qu’ils ont une bonne connaissance des deux langues nationales. Est-ce normal? La faute à qui? A l’université, vraiment? Car au fond, est-ce son rôle de faire de ses étudiants de parfaits bilingues?

Tout au long de la journée, nous explorerons la question à l’aide de témoignages, d’interviews, de chiffres.