L’Erasmus est-il devenu un passage obligé ?

Photo dominique duchesnes

Avec plus de six millions de jeunes au chômage, l’Europe mise plus que jamais sur le programme d’échanges. Pour preuve, le budget alloué à Erasmus+ pour la période 2014-2015 s’élève à 14.7 milliards d’euros. Une augmentation de 40% par rapport au niveau de dépense actuelle qui fait dire que le programme de mobilité étudiante se porte très bien.

Rebaptisé Erasmus+, le programme comprend sept branches dont l’Erasmus, la plus connue, qui permet aux étudiants d’aller suivre une partie de leurs études à l’étranger. Les autres programmes vont du stage en entreprise à la pratique d’un sport. Derrière la fusion des sept programmes sous l’appellation Erasmus+,  la promesse de simplifier les démarches administratives qui sont un frein au départ des étudiants. Si l’intention est louable, on attend toujours de voir ce que donneraient ces démarches simplifiées sur le terrain. Moins d’attente avant de recevoir sa bourse ? Moins de documents à parapher, faire signer, scanner et renvoyer ?


Au moment où l’on se questionne sur la responsabilité de l’unif dans l’apprentissage des langues étrangères, l’Erasmus est-il devenu incontournable ? En lançant le débat sur l’échec du bilinguisme, le programme de mobilité est apparu très rapidement dans les commentaires de nos billets comme l’unique solution pour certains diplômés :  ”J’ai fait l’université et je suis parti en Erasmus. Ce n’est que via ce programme que je peux dire que j’ai réellement appris l’anglais. Je ne serais pas à ma position professionnelle actuelle sans cette langue”.

Participez au débat et racontez-nous votre expérience liée à l’Erasmus. Avez-vous rencontré des difficultés, avez-vous été déçus ou au contraire ravis ? Estimez-vous que votre passage à l’étranger a été bénéfique voire indispensable à votre insertion professionnelle, à l’apprentissage d’une langue ?