Denis Collard : « Je me suis inscrit en romanes à l’UCL. Mais j’ai vite été déçu »

En tant que “Monsieur météo” des chaînes radios de la RTBF, Denis Collard est une des voix les plus familières du pays. Il commence son parcours universitaire en 1981 à Louvain-la-Neuve. Témoignage

Theatre de rue a Chassepierre;Photo Alain Dewez

Quel est votre parcours scolaire supérieur ?

Comme beaucoup, j’ai un peu cherché ma voie. En sortant du secondaire, j’avais, comme on dit, la plume facile. Je voulais suivre les pas de mes parents instituteurs, mais on m’a conseillé de viser plus haut. Je m’inscris alors en philologie romane à l’UCL. Mais j’ai vite été déçu. C’était très technique, pas assez créatif à mon goût. Pendant que je décrochais peu à peu, je réalisais que la philologie n’était peut-être pas faite pour moi. J’ai alors commencé à m’intéresser aux syllabus de beaucoup de mes camarades qui étudiaient à l’IAD et ça me parlait beaucoup plus. Quand j’ai raté ma première année, je me suis donc inscrit dans cette école, et j’ai eu la chance de réussir l’examen d’entrée.

Quels sont vos souvenirs de cette époque ?

Ils sont excellents. J’avais toujours été bridé, contrôlé, dans ma jeunesse. Je suis arrivé à Louvain-la-Neuve en me disant. “Ça y est, je suis un adulte, je peux faire ce que je veux.” En plus je venais de la province de Luxembourg, et j’arrivais en ville. On se retrouve livré à soi-même, mais surtout beaucoup plus indépendant. Je pense que cette année “perdue” m’a permis de rattraper un certain retard social et affectif. Professionnellement, ce sont surtout les années IAD qui m’ont beaucoup apporté. La plupart des professeurs étaient des professionnels, et ça motive beaucoup.

Votre meilleure expérience ?

Les meilleurs souvenirs scolaires que je garde de l’époque sont les travaux pratiques. En particulier une émission que nous devions préparer dans les conditions du direct pour le cours de radio donné par Jacques Mercier. J’avais suivi le prof par ailleurs pour une journée de travail à la RTB et je lui avais piqué la feuille de conduite de l’émission. Nous l’avons utilisé comme modèle pour notre propre émission. Jaques Mercier m’avait accordé la note maximale et c’était la première fois qu’il l’accordait à un étudiant. J’étais sur un petit nuage et ça m’a conforté dans ma volonté de continuer une carrière à la radio.

Propos recueillis par Thomas Casavecchia