Unifs et hautes écoles : “La grande différence se situe au niveau de la durée des études”

Catherine Van Gyseghem est la directrice du Siep (Service d’Information sur les Etudes et les Professions) de Liège.

Photo Elodie Ledure

Unif ou haute école ? Haute école ou unif ? Comment choisir ?

Finalement, la différence ne se situe pas tellement au niveau des établissements, elle se situe au niveau du type « court » et du type « long ». Au niveau des hautes écoles, on va retrouver du type « court » (c’est-à-dire un cycle de 3 ans) et du type « long » (3 ans plus 1 ou 2 ans) là où, à université, on n’a que du type « long » (en 2 cycles). L’université est également la seule à organiser des troisièmes cycles, des doctorats, qui sont dédiés à la recherche. Sachant cela, que l’on soit à l’unif ou en haute école, il n’y a pas tellement de différences à partir du moment où on fait les mêmes études. Les programmes sont semblables et on va retrouver le même type de cours : tout cela a été réglementé.

Et entre le type « court » et le type « long » ?

Dans le type « court », l’étudiant est plus vite en stage – dès la deuxième année, parfois même dès la première – plus vite en contact avec le monde professionnel. L’objectif est d’apprendre un métier ; on appelle d’ailleurs cela un « baccalauréat professionnalisant ». Dans le type long, que ce soit en haute école ou à l’université, on aura un premier cycle de 3 ans qui sera en général plus théorique et ce n’est que dans le cadre des masters que l’on trouvera des stages – et de plus en plus. Ainsi, si vous prenez par exemple la kiné, qui est une formation que l’on retrouve des deux côtés, on aura entre 1.000 et 1.200 heures de stages à partir de la troisième année, que l’on soit à l’unif ou en haute école.

D’autres différences ?

Disons qu’au niveau des bacs professionnalisant, on va retrouver des classes plus petites et un encadrement un peu plus important, là où dans type « long », on demandera à l’étudiant une plus grande autonomie, parce qu’il sera dans de plus grands auditoires, avec plus de cours ex cathedra… On peut également citer la présence aux cours obligatoire (en haute école), ou pas (à l’unif), mais en fait, tout dépend des filières. Et même à l’université, les travaux pratiques et les stages sont obligatoires. Dans le type « court », la présence est toujours obligatoire. Enfin, et on l’oublie parfois, il y a l’inscription, qui est quand même moins chère dans le type court, et donc plus accessible à toute une partie de la population.

W.B.