Unifs et hautes écoles se valent-elles?

Les clichés ont la vie dure : l’unif serait la voie de prestige et les hautes écoles, un chemin de traverse.

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Poursuivre ses études supérieures à l’université, en haute école, dans une école supérieure des arts ou dans une école de promotion sociale ? C’est le dilemme de tous ceux qui terminent leurs études secondaires et qui n’ont pas l’intention d’en « rester là ».
Le choix est d’autant moins simple que les vieux clichés tendent à s’effacer.  Ainsi, celui d’unifs qui ne formeraient que des « acteurs réflexifs » (« Déconnectés des réalités », précisaient ses détracteurs en levant les yeux au ciel) et de hautes écoles ne produisant que des « acteurs de terrain » (« Techniciens sans culture générale », grinçaient les universitaires avec condescendance). La grande réforme « Marcourt » de l’enseignement supérieur francophone, qui entre en vigueur en cette rentrée académique après d’interminables palabres, va en tout cas clairement dans le sens d’une collaboration accrue entre les deux, au sein de pôles, sur base plus géographique que « philosophique ».

Ces dernières années les étudiants belges se répartissaient quasi également entre hautes écoles (90.000 en 2011-2012) et unifs (85.000). Il n’en reste pas moins que des différences entre universités et hautes écoles existent bel et bien.

Avec des parcours souvent plus courts, les hautes écoles sont-elles un cran en dessous? Ne s’agit-il que d’une question de prestige daté? Le monde universitaire se montre-t-il condescendant? Donnez votre avis.

W. B.