Etienne de Callataÿ (Banque Degroof): “Mon arrivée à l’unif a été comme une seconde naissance”

Etienne de Callataÿ est chef économiste de la banque Degroof et chargé de cours à l’université de Namur. Il a étudié les sciences économiques à Namur.

Photo Thomas Blairon Photo Thomas Blairon

« Une seconde naissance », répond d’emblée Etienne de Callataÿ, l’économiste en chef de la Banque Degroof, quand on l’interroge sur ses années d’université. « Le changement fut assez brutal. J’habitais au nord de Bruxelles, et, ayant décidé d’étudier à Namur, j’ai eu la chance de koter. Je me suis inscrit en sciences politiques ; le programme de la première candidature était identique à celui des filières sociologie et économie, mais avec un cours en plus. En deuxième candi, avec un ami, on a cumulé « sciences po / sociologie » et « sciences éco ». Pour les licences, je suis resté à Namur, ce que je n’ai jamais regretté, même si j’ai dû renoncer à la sociologie, et j’ai poursuivi en sciences éco ».

« Sur le plan humain, ça s’est très bien passé, même si les premiers jours j’étais un peu perdu, seuls deux autres élèves de mon école secondaire se retrouvant aussi à Namur. Dans le groupe de Science Po, nous étions une quinzaine d’étudiants, souvent ensemble. Sur le plan culinaire, en revanche, je n’ai développé aucun talent particulier. J’achetais du pain, du yaourt et des crêpes toute faites », avoue-t-il, en riant.

En deuxième candi, Etienne de Callataÿ emménage dans un kot à projet, le Free-kot, dédié à l’organisation d’activités culturelles. « Nous avons, par exemple, invité Obispo et Maurane, peu connue à l’époque et simple spectatrice, a improvisé un duo sur scène. Celui que j’ai préféré, c’est William Sheller. Nous avions réussi à l’avoir pour la fête de la rentrée. Durant le concert, il y a eu une panne d’électricité. Il a continué à chanter. Je me suis approché pour m’excuser, et William Sheller m’a répondu : “Je ne m’en étais pas aperçu, je fermais les yeux” », se souvient Etienne de Callataÿ. Qui restera impliqué durant toutes ses études dans la vie étudiante. Ainsi, en quatrième année, il sera président de l’association des étudiants. Et bien qu’à l’époque, le programme Erasmus n’existe pas encore, l’université lui permet de découvrir le monde. Un voyage d’étude en Inde pour découvrir des projets de développement ; et, en maîtrise (la deuxième année de master, aujourd’hui), trois mois à l’Université de Vancouver, au Canada.

Dominique Berns