«Non» à une unif élitiste

unifMicro, parlophone, ballons et pancartes. Lundi après-midi, au centre de Louvain-la-Neuve, une centaine de jeunes se sont rassemblés pour manifester contre les nouvelles réformes du décret Marcourt. Au cœur de cet attroupement place des Doyens, une revendication: «non» à une possible hausse du minerval dans les prochaines années. Lundi midi, le ministre Marcourt a cependant confirmé qu’il n’en était pas question pour 2015.

«Vous voulez une université plus élitiste?», hurle un des meneurs de la manif. Un «non» bruyant s’échappe de la masse en colère. Cette manifestation préventive visait dans la foulée à envoyer un message clair et direct au gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles: coût des études est souvent jugé trop élevé. Une situation qui touche particulièrement Hélène, étudiante en romanes à l’UCL. Âgée d’une vingtaine d’années, elle ne bénéficie d’aucune bourse et doit financer elle-même ses études:«Je dois travailler dans un supermarché pour payer mon minerval et tout le reste. Cela implique que je doive sécher des cours, ça devient difficile de suivre mais je n’ai pas le choix.» Devoir travailler pour financer des cours qu’on n’arrive même pas à fréquenter, une situation à laquelle des milliers d’étudiants font face

V.A. (st.)