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  • lorraine le 10 September 2014 à 10 h 15 min
    Mots-clefs: échec, orientation, ,   

    Faut-il imposer des examens d’entrée à l’unif? 

    Photo: Belga. Photo: Belga.

    Plus de 60% des étudiants échouent en première année.

    Les chiffres sont spectaculaires : en Belgique, la majorité des étudiants échouent en première année d’unif et n’ont pas d’autre choix que de recommencer une année, se réorienter ou arrêter. En 1e année d’université, les étudiants de première génération (ceux qui n’ont jamais fait l’université avant) sont 36,6 % à réussir (33 % chez les étudiants, 39,6 % chez les étudiantes). Les statistiques d’échec en première année sont cruellement marquées par l’origine scolaire de l’étudiant. Le taux de réussite s’élève ainsi à 45 % chez les élèves issus du secondaire général et qui n’y ont jamais redoublé, à 26 % chez ceux issus du général et qui y ont redoublé, à 24,8 % chez les élèves issus du technique de transition et qui n’y ont jamais redoublé, à 9,9 % chez ceux issus du technique de transition et qui y ont redoublé, à 5,3 % chez ceux issus du technique de qualification, à 5 % chez ceux issus de professionnelle. Cette hécatombe touche de manière égale unifs et grandes écoles.

    Ce taux élevé d’échec a un coût. Pour l’étudiant qui “perd” une année pour laquelle il a payé un minerval, éventuellement un loyer pour un kot, des syllabi… Mais aussi pour le contribuable. En 2012, un étudiant universitaire coûtait, en moyenne et par an, 7.992 euros à la Communauté française, selon les indicateurs de l’enseignement.

    Le passage à l’unif peut être rude: parfois peu de cours où la présence n’est pas obligatoire, rythme soutenu durant les blocus, obligation d’être très autonome et de “s’auto-discipliner” pour étudier alors même que les universités belges proposent des activités périscolaires particulièrement riches. La faute aussi à une mauvaise orientation des élèves ou à un manque de préparation.

    Quelles pistes développer pour éviter un tel taux d’échec ? Instaurer un système de sélection, compensé par des aides à la préparation des élèves ? Rendre la présence aux cours obligatoire ? Encourager la prise d’une années de coupure entre les humanités et l’unif (expérience à l’étranger, associative, …) pour laisser les élèves mûrir leur choix d’orientation ? Donnez votre point de vue dans le sondage et les commentaires en dessous de l’article.

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    • Henrot Joseph le 10 septembre 2014 à 10 h 50 min

      Adapter les programmes du secondaire en fonction de ce qu’on sait des échecs à l’unif. L’examen d’entrée va une fois de plus favoriser les milieux aisés qui pourront se permettre toutes les aides extérieures possibles et imaginables.

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    • Maxime le 10 septembre 2014 à 11 h 00 min

      Oui il faut l’imposer pour toutes les orientations. Ça oblige l’étudiant à avoir une certaine motivation. Le choix d’étude ne sera plus alors un choix par dépit ou “je ne sais pas quoi faire donc je vais essayer de faire médecine”, ou encore “je fais une année d’univ pour guindailler puis j’arrête”. Cela force le futur étudiant à réfléchir plus sur son avenir, à se demander s’il veut vraiment faire ça, ou juste parce que c’est “tendance”. Cela permet de voir aussi si on a le niveau pour faire la première. Si on rate, cela coûte moins cher à tout le monde de refaire une année préparatoire plutôt que de recommencer sa première. Rien n’empêche alors le futur étudiant d’aller déjà écouter certains cours s’il est motivé pour voir à quelle sauce il sera mangé l’année suivante. En ingénieur civil, l’examen d’entrée existe depuis des années et le taux d’échec est réduit de moitié ( http://www.lalibre.be/debats/ripostes/faut-il-generaliser-un-test-d-entree-dans-le-superieur-5238498d3570b0befbe249a5 ). Étudiant en ingénieur civil, je ne connais pas un seul de mes camarades qui soit contre l’examen d’entrée.

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    • Catherine le 10 septembre 2014 à 12 h 43 min

      Un examen d’entrée à caractère non éliminatoire et accompagné d’un programme de remédiation permettrait au futur étudiant de voir où il se trouve et de pouvoir remédier à la situation avant la première session d’examens. Laisser entrer tout le monde pour que 2/3 se cassent la figure, ça n’aide personne. Il y a des étudiants aisés qui ratent et des précarisés qui réussissent. Il faut arrêter avec ces stéréotypes. Une fois encore, le problème c’est que l’enseignement secondaire ne remplit plus sa mission sur les acquis de base. Et est-il logique que quelqu’un qui sorte d’options artistiques en secondaire puisse commencer des études scientifiques en ayant eu royalement 3 heures de science/semaine? C’est courir au devant de la catastrophe. Exiger des acquis minimaux avant l’entrée à l’unif ou en haute école, retravailler le système d’orientation du secondaire vers l’unif et mettre en place des structures de remédiation en attendant une vraie réforme de l’enseignement, voilà trois solutions qui permettraient peut-être d’augmenter les taux de réussite.

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    • Stanislas Bauer le 10 septembre 2014 à 13 h 20 min

      En fait, ce serait vraiment démocratique; laissons entrer ceux qui bossent ! Il faut bien sûr publier un programme. Quand à la lutte contre l’échec à l’univ’ si on commençait par supprimer ces stupidités de points négatifs et de degrés de certitudes dans les QCM, qui font parfois rater des gens qui auraient 12 selon la méthode faux=0 .

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      • Fabrice le 10 septembre 2014 à 16 h 23 min

        Feriez-vous confiance à un médecin qui connaîtrait seulement 60 % de la matière ? Les points négatifs dans les QCM servent à quelque chose, pas seulement à buser pour le plaisir.

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        • Karl le 10 septembre 2014 à 19 h 57 min

          Argument éculé et heureusement sans aucun fondement. Un médecin généraliste connait bien moins de 60% du corpus médical, et ce n’est d’ailleurs pas ce qu’on lui demande. Il doit pouvoir diagnostiquer avec précision les maladies les plus courante / bénignes, et avoir le réflexe de recourir à la collégialité lorsque les symptomes sont contradictoires, critiques et/ou que cela dépasse ses connaissances. En outre, le caractère sélectif des premières années est largement centré sur la capacité de mémorisation, alors que c’est loin d’être la qualité la plus critique chez un professionnel de la santé comme pour la plupart des professionnels d’ailleurs. Dans le domaine que je connais (l’informatique), on trouve de bien meilleurs profils chez ceux qui ont commencé par un bac profesionnalisant (graduat) puis ont pris une passerelle vers un master, par rapport à ceux qui se sont farci le bac de transition (candidatures)…

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    • oliviercares le 10 septembre 2014 à 13 h 28 min

      La question de l’échec universitaire revient à débattre de la finalité de l’Université et du modèle de subvention. L’université doit-elle produire une formation qualifiante? Le modèle de subvention économique doit-il être uniquement déterminé par la réussite? Et au delà se pose la question du modèle de société dès lors que le législateur a décidé que le nombre de diplômés universitaires doit croître sans cesse.

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    • Arnaud le 10 septembre 2014 à 13 h 46 min

      Contre l’examen d’entrée.
      Si l’échec est imputable à une méthode d’étude inapropriée (p.ex. sous-estimer le volume des matières à mémoriser…), un examen d’entrée – qui porte sur des connaissances – ne sera d’aucun secours.
      Je n’ai pas connaissance d’aucune université dans le monde qui impose systématiquement un examen d’entrée, hormis certaines facultées spéciales. Pour rappel, l’examen d’entrée des ingénieurs civils a été introduit au 19è siècle pour permetttre à des jeunes sans diplôme d’humanités, mais doués pour le raisonnement mathématique, d’entreprendre cette filière.
      Sur quoi porterait l’examen d’entrée pour entreprendre les études de droit ou de médecine ?
      Pour le reste, je rejoins Joseph Henrot ci-dessus : ce n’est pas aux élèves de faire les frais d’un enseignement secondaire défaillant (si tant est qu’il soit défaillant; un autre débat…). Et les jeunes issus de milieux favorisés auront accès aux meilleurs cours préparatoires.

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    • s landtmeters le 10 septembre 2014 à 14 h 22 min

      c’est comme cela que ça se passe dans les études d’ingénieur civil. Ca vous oblige soit à consacrer une année à la préparation de cet examen d’entrée, soit à prendre sur vous et à travailler tout au long de votre dernière année scolaire , le mercredi après midi et le week-end pour préparer cet examen. Ce choix parfois difficile à 17 ans a l’avantage, tout en vous préparant à vos études, à vous y responsabiliser et à vous donner une méthode de travail en transition entre le secondaire et l’universitaire.
      D’autre part, les chiffres sont là, le taux de réussite en 1 ère année des études d’ingénieur est beaucoup plus élevé qu’ailleurs.
      Quant au côté représentatif des questions de cet examen sur les études choisies, même en ingénieur, les 3/4 de ce que vous étudiez pour l’examen, vous n’en entendrez plus jamais parler par la suite… L’objectif, c’est de voir si vous êtes capable de comprendre et d’assimiler.

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    • Elaine le 10 septembre 2014 à 15 h 19 min

      Un examen d’entrée Oui, mais alors non éliminatoire et portant sur des compétences.
      Il n’y aucun intérêt à “casser” des étudiants avant même qu’ils aient pu approcher le programme universitaire. Ca arrive de rater un examen, cela ne veut pas dire que l’on n’a pas la capacité de réussir. De plus, comme le souligne Arnaud dans son commentaire, à quoi servirait un examen qui porterait sur une matière telle que le droit ou la médecine. On ne va pas interroger un étudiant sur une matière qu’il va seulement apprendre. C’est pourquoi il serait judicieux que l’examen porte plutôt sur des tâches et des savoirs généraux et qu’il soit non éliminatoire pour que l’étudiant puisse se situer par rapport aux attentes de l’université. Cela lui laisserait alors la possibilité de choisir s’il continue ou pas et cela lui montrerait les points à améliorer pour entamer au mieux les études.
      Mais, comme il a déjà été dit dans les commentaires précédents, c’est surtout le secondaire qu’il faudrait interroger ! Car c’est bien lui qui, normalement, doit préparer au supérieur et l’écart de “niveau” que l’on remarque entre les différentes écoles est anormal. Pourquoi pas un examen commun à tous à la fin des secondaires ?

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    • Fabrice le 10 septembre 2014 à 16 h 20 min

      Oui pour un examen d’entrée, mais d’un niveau vraiment basique concernant les matières de la spécialité à étudier, ou au moins un examen de français de base. Du moins, tant que l’enseignement secondaire de transition (technique de transition et général) ne préparera pas suffisamment bien les élèves à des études supérieures.
      Qu’on fixe également différents seuils de “réussite” ou “échec” : si le candidat a moins de 40 %, on lui interdit l’accès à des études dans la spécialité souhaitée, s’il a entre 40 et 50 + on le lui déconseille, s’il a plus de 50 % on le laisse entrer sans problèmes.
      C’est une idée résumée très simplement, voire de manière simpliste, mais j’enseigne dans le secondaire et le supérieur et je suis aux premières loges pour évaluer l’étendue des dégâts !

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    • Streel le 10 septembre 2014 à 16 h 49 min

      Mais évidemment pas un examen de “connaissances” mais bien de “maturité” c’est à dire destiné à juger que non seulement, la voie choisie par le “candidat” correspond bien à ses “potentialités” mais qu’en outre, il aura la capcité “intellectuelle” d’assimiler la matière requise !

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    • David le 10 septembre 2014 à 19 h 51 min

      L’examen d’entrée semble être encore une solution bien simpliste. Il n’y a qu’à regarder en France où tout est compétitivité, où il n’y a plus aucune solidarité entre les gens et où le système d’étude universitaire prône une forme d’individualisme permanent.
      Par ailleurs, certes échouer fait perdre de l’argent, toujours hyper valorisé dans notre société mais les bénéfices d’un échec sont parfois plus importants qu’une réussite. Je pense notamment pour affronter la vie en général et travailler en société.
      Il est simpliste de réduire l’échec à un manque de travail. Parfois il s’agit effectivement d’un manque de maturité, de méthode, de soutien… Si on pratique une forme d’écrémage quel est le résultat attendu? créer une nouvelle élite où ne seront diplômés que ceux qui réussissent du premier coup? Où le droit à l’erreur n’est pas permis.
      Encore une fois le système à la française où les élèves doivent choisir leur filière dès l’année du bac est une aberration. Heureusement que tous nos choix ne sont pas dictés par ce que nous avons décidé à 18 ans…
      Belle preuve de démocratie.
      Notre pays se fait remarquer positivement par la possibilité qu’elle offre à sa population de se développer équitablement.
      En contrepartie, tout le monde ne peut être universitaire dans la mesure où la pénurie sur certains métiers plus manuels est de plus en plus présente.
      Peut-être que c’est la sacralisation de l’université qu’il faudrait revoir.
      Pour certains “faire l’univ” est tout simplement une fin en soi, un élément valorisant, au niveau familial et social.
      Pour avoir fait l’université, j’ai pu rencontrer de nombreuses personnes qui y étaient et qui étaient davantage intéressées par le prestige que cela confère que pour l’objectif que celle-ci vise.
      La première année est bien souvent une classe “poubelle” qui regroupe beaucoup de personnes qui ne savent tout simplement pas quoi faire d’autre. Donc peut-être qu’un système d’accompagnement préalable serait davantage adapté. D’autant qu’on le fait bien pour les jeunes enfants en visant à déterminer leurs difficultés en âge pré-scolaire via les centres PMS…

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    • Maria le 10 septembre 2014 à 20 h 38 min

      Non, un examen d’entrée ne prouve rien. On peut très bien réussir l’examen et échouer. Ce qu’il faut c’est mieux les préparer dans le secondaire et certainement avant l’entrée à l’université afin de leur faire comprendre qu’il faut être organisé, avoir une méthode de travail. Je constate aussi que toutes les facilités que l’on accorde aux étudiants aujourd’hui (dispense à 10, ne pas repasser la totalité du cours en seconde session, …) n’est pas un service qu’on leur rend!!!! C’est niveler vers le bas et ça ne les incite pas à travailler plus que ça. Je pense aussi que le taux d’échec est élévé car proportionnellement, il y a plus d’étudiants qui se lancent dans les études universitaires qu’auparavant.

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    • l'indécis le 10 septembre 2014 à 20 h 41 min

      Bonjour , bonsoir ,
      Je ne crois pas qu’un examen d’entrée à l’université soit idéale, oui le nombre d’échec est important . Pourquoi ?
      Etant dans ce cas , nous ne savons pas dans quoi on s’embarque en sortant du secondaire, le temps de se construire une méthode de travail adéquat pour chaque professeur ( Car oui , il faut s’adapter à la façon de penser de chaque professeur ce qui n’est pas une chose aisée ) .
      De plus , un concept pédagogique dit clairement que tout le monde peut tout apprendre , la seule variable est le laps de temps que prendra l’individu à apprendre .
      Ensuite , si on met cet examen en plus du décret paysage qui nous tire vers le bas en visant juste la réussite et non la connaissance. Je me demande à quoi ressembleront mes futurs collègues de ma promotion.
      Ce qu’il faudrait faire selon moi , investir dans des moyens de préparation à la vie universitaire , un accompagnement plus avancé pour les élèves qui sont en difficultés. Ce n’est pas un test nous demandant si on aime traire des vaches ou encore si on aime les piqûres qui permettra à chacun de trouver dans quel milieu il pourra s’épanouir .
      Le choix professionnel est difficile certains d’entre vous ont mi du temps avant d’avoir cette réponse, alors ,laisser l’individu la trouver.

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    • Christian Michaux le 10 septembre 2014 à 21 h 15 min

      Plusieurs soulignent le taux de réussite plus élevé en première année d’ingénieur civil, qu’ils attribuent à l’examen d’entrée. Mais ils oublient de parler du taux de réussite dans les années supérieures qui est mauvais (parfois nettement plus mauvais que dans d’autres filières où la première année a permis aux étudiants de voir clair dans leur aptitude par rapport à leur choix).
      La durée des études des ingénieurs civils n’est d’ailleurs pas meilleur que dans d’autres sections, pire on constate encore un nombre trop important d’échecs en troisième année et même d’abandons-réorientations… je pense que la différence est telle entre les études supérieures et le secondaire qu’on ne peut pas éviter que la première année dans le supérieur serve de banc d’essai. C’est dans le supérieur que les étudiants ont leur premier contact avec des exigences intensives et extensives, notamment la maîtrise cumulée de matières qui s’enchaînent. Si on veut augmenter le taux de réussite, c’est d’abord dans les filières du secondaire qu’il faut augmenter le niveau moyen afin que le fossé entre les exigences du secondaire et celles du supérieur soit moins important.

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    • lorand le 11 septembre 2014 à 6 h 38 min

      je suis médecin en contact permanent avec toute la population. Je viens encore d’avoir un exemple d’un patient qui va(il a pu s’inscrire, incroyable!) entamer “l’unif” (comme il dit) en “kiné”
      en ayant raté l’examen de police, en ayant abandonné la construction. Il ne comprend rien aux cours préparatoires(jamais de physique, ni chimie) et il a une bourse car ses parents sont chômeurs. La Belgique est généreuse avec les touristes

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      • Karl le 11 septembre 2014 à 12 h 10 min

        C’est un fait, mais les unifs ont une position très ambivalente dans cette affaire. Certes, un étudiant de première est un peu moins financé qu’un étudiant de master, mais il est financé quand même… donc s’il joue les fantômes, cela diminue la taille des groupes de TD/TP et permet, de facto, un encadrement décent des étudiants qui persévèrent. Ils ne l’avouent pas, mais pour eux, un étudiant touriste, c’est aussi un chèque en blan qui contribue à équilibrer les comptes… Le phénomène est encore plus critique dans les Hautes Ecoles ou il n’y a pas l’activité de recherche pour compléter l’horaire des enseignants. Quand une première année perds une classe, c’est quelques enseignants à recaser ou licencier…

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    • K le 11 septembre 2014 à 9 h 40 min

      J’ai lu les commentaires et je le commentaire de Lorand (11.sept.14 8:38) montre à quel point le système est mal foutu.

      Je pense qu’il faudrait essayer de regarder sur les autres pays. Je viens de Suisse et pas tout le monde peut entrer à l’uni. Il faut d’abord faire le lycée et passer le BAC. Pour entrer au lycée il faut avoir eu de bons résultats à l’école secondaire. Cela fait déjà un bon tri, et seul les plus motivés sont prêts à faire ce chemin car il est plus facil de terminer l’école obligatoire puis aller travailler plutôt que de faire des études et ne rien gagner.

      Ensuite les uni ne sont pas toutes les mêmes. Certaines sont plus difficiles que d’autres en effet.
      Je prend l’exemple de l’ecole polytechnique de lausanne vu que c’est celui que je connais le mieux : 50% d’échec en premières années (1 seul examen par cours, pas de seconde session), 2 échecs = élimination total (pas d’autres uni possibles, mais hautes écoles possibles). De plus grâce au trie du secondaire/lycée etc, il y a entre 100 et 150 personnes par section. En suisse un étudiant coûte 50000Chf par années (40000€) mais seul 1000€ est payé par l’étudiant, le reste étant de l’argent public.

      En ce qui concernent les bourses, elles sont attribuées que si les parents ne peuvent pas subvenir totalement. De plus à la fin de chaque années l’étudiant doit montrer son relevé de notes pour mériter la bourse : si l’étudiant n’a rien travaillé et que ses notes sont toutes catastrophiques, la bourse doit parfois être remboursé afin d’éviter que des gens se tournent les pouces.

      Finalement je terminerai sur cela : certains m’ont dit qu’ils trouvaient totalement injuste un système de lycée etc car cela réduirait la possiblité d’entré à l’uni qu’à certaines personnes. C’est vrai mais ça empecherait surtout à plein de fénéants de venir à l’uni “par défaut”.

      Je ne dit pas qu’il faut faire comme cela, mais en Suisse la plupart des problèmes que vous rencontrez en Belgique avec les Uni ne se posent pas ou alors beaucoup moins. Je dit juste qu’il faudrait s’inspirer des autres.

      ps: juste un mot sur une possiblité de ” cours obligatoire”. Je suis étudiant en Master en Suisse et j’ai déjà eu des cours à présence obligatoire. Mais elle servait à qqch : travaux de groupe notés et quiz notés. Cela permet un contrôl continue. Mais après il ne faudrait pas que tout les cours deviennent à présence obligatoir car ça priverait l’étudiant de certaines liberté, sans oublier les conflits d’horaires avec d’autres cours

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    • julie le 12 septembre 2014 à 11 h 17 min

      Il faut arrêter la fête perpétuelle de septembre à novembre et, pour cela, organiser un contrôle continu. Ce qui signifierait, démarrage de l’année universitaire au 1er septembre et examens terminés au 24 décembre. Pas de blocus. On mettrait fin à ces immenses bacs à sable que sont les campus francophones avec boissons à n’en plus finir, parfois qui mènent jusqu’à des accidents tragiques. Les unifs francophones ont besoin d’imposer un cadre contraignant et ne pas avoir peur d’être impopulaires. L’institution d’un cadre (contrôle permanent) favoriserait certainement la réussite et tout le monde saurait à quoi s’en tenir. Pour l’instant, c’est le laisser faire débridé qui ne favorise que les plus forts.

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  • lorraine le 14 January 2014 à 17 h 06 min
    Mots-clefs: , , François Hollande,   

    Pour François Hollande, quand on a 25 ans… 

    François Hollande tenait mardi après-midi une conférence de presse très attendue, alors que les affaires Dieudonné et Gayet ont rythmé l’actualité depuis 10 jours. Au terme d’un discours assez long sur le bilan de ces six derniers mois et les prochaines étapes du gouvernement, le président français se dépatouille des questions portant sur ses histoires de couples, ses mauvais sondages et ses vœux pieux. Une journaliste de TF1 l’interroge : “Quand on a 25 ans, on n’a qu’un désir, c’est quitter ce pays, plus ou moins définitivement. Ce désir d’ailleurs est-il une déception à l’égard de la politique que vous menez ?”

    Façon “moi Président”, François Hollande répond par anaphore.

    ©Reuters ©Reuters

    (la suite…)

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  • lorraine le 7 January 2014 à 19 h 07 min
    Mots-clefs: , , ,   

    “Les jeunes veulent travailler mais pas dans ces conditions” 

    p-20040807-0044H8

    Une génération qui rêve de CDI, là où ses parents pensaient propriété et avance sous la menace permanente du chômage. Que signifie avoir 25 ans aujourd’hui et entrer sur le marché du travail? Nous avons interrogé Mateo Alaluf, professeur de sociologie à l’ULB, spécialiste de la sociologie du travail. (la suite…)

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    • sawadi le 9 janvier 2014 à 7 h 52 min

      Merci pour cette très intéressante interview qui donne une juste vue de la situation.

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