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  • catherine le 10 March 2014 à 15 h 34 min
    Mots-clefs: diplôme   

    Ces jeunes aux diplômes trop élevés 

    Au plus le niveau d’étude d’un jeune est élevé, au plus ses chances pour trouver un emploi sont grandes. Pourtant, rien ne garantit qu’il trouvera un emploi dans son secteur de qualification et à la hauteur de ses compétences.  La Belgique est particulièrement touchée par ce phénomène de travailleurs surqualifiés.

    Le chômage frappe inégalement suivant le niveau de qualification. Selon une étude menée en 2012 par Statistics Belgium, les personnes avec un faible niveau d’étude ont davantage de difficultés pour trouver un emploi. A Bruxelles, un individu avec un « faible » diplôme avait, en 2012, près d’une chance sur trois d’être au chômage (29,3%), contre une chance sur dix (9%) pour une personne au niveau d’éducation élevé.

    Mais si les personnes mieux qualifiées trouvent plus facilement un emploi, ce n’est pas pour autant qu’ils sont embauchés pour leur niveau de qualification. Dans un contexte de pénurie d’emploi, les travailleurs obtiennent parfois des postes qui nécessitent un niveau de qualification inférieur. Ils deviennent alors des travailleurs « surqualifiés », puisque leurs compétences sont supérieures à celles requises par le poste en question. Cette situation touche particulièrement les jeunes diplômés. Qu’elle soit provisoire ou définitive, elle permet bien souvent au jeune travailleur d’échapper au chômage à court terme.

    Mélissa Calderara a 27 ans. Elle dispose de trois diplômes : le premier en architecture, le second en architecture d’intérieur et enfin une formation de certificateur PEB (performance énergétique en bâtiments). « Je sais que je ne pourrai jamais trouver un boulot qui me paye et m’engage pour mes trois qualifications, raconte-t-elle. Je serai toujours engagée pour une seule d’entre elles ». Avant de trouver un travail comme architecte d’intérieur, Melissa avait reçu une proposition pour un poste administratif à la Ville de Bruxelles. « Il s’agissait d’un boulot qui correspondant à un salaire de bachelier. Si on ne m’avait pas au même moment proposé le poste d’architecte d’intérieur, j’aurais quand même accepté ce travail, bien qu’il ne corresponde pas à mes qualifications. »

    De nombreux jeunes, comme Melissa, sont prêts à travailler en dessous de leurs qualifications voire même dans un domaine sans aucun rapport avec leurs études. Pourtant, le risque dans cette situation est, si elle est de longue durée, que l’individu finisse par perdre une partie de ses qualifications propres à son domaine. La conséquence directe est évidemment de réduire ses chances de trouver un emploi qui lui corresponde dans le futur. Indirectement, c’est un phénomène de déqualification en cascade qui s’enclenche : les jeunes moins qualifiées occupent les postes des jeunes peu qualifiés, qui se retranchent vers des postes inférieurs à leur niveau de qualification… Et en conséquence, les travailleurs sans qualification voient leurs chances de trouver un emploi se réduire à peau de chagrin.

    La Belgique, mauvais élève européen

    La surqualification s’est étendue à l’ensemble de l’Union européenne, parmi laquelle la Belgique est l’un des mauvais élèves. Une étude d’Eurostat a classé les pays de l’Union selon leur nombre de travailleurs surqualifiés sur l’année 2008. La Belgique occupait la quatrième position de ce classement, avec 22% de la population surqualifée, derrière l’Espagne (31%), l’Irlande (29%) et Chypre (27%).

    Mais depuis 2008, la situation s’est aggravée dans plusieurs pays.  Aujourd’hui, on estime qu’en Grèce, en Espagne et au Portugal, un tiers des travailleurs sont surqualifiés pour les postes qu’ils occupent.

    ihecs_logo_web_612x612Maude Vandeneede et Alice Dulczewski (Ihecs)

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  • lorraine le 14 January 2014 à 17 h 06 min
    Mots-clefs: diplôme, , François Hollande,   

    Pour François Hollande, quand on a 25 ans… 

    François Hollande tenait mardi après-midi une conférence de presse très attendue, alors que les affaires Dieudonné et Gayet ont rythmé l’actualité depuis 10 jours. Au terme d’un discours assez long sur le bilan de ces six derniers mois et les prochaines étapes du gouvernement, le président français se dépatouille des questions portant sur ses histoires de couples, ses mauvais sondages et ses vœux pieux. Une journaliste de TF1 l’interroge : “Quand on a 25 ans, on n’a qu’un désir, c’est quitter ce pays, plus ou moins définitivement. Ce désir d’ailleurs est-il une déception à l’égard de la politique que vous menez ?”

    Façon “moi Président”, François Hollande répond par anaphore.

    ©Reuters ©Reuters

    (la suite…)

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